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Victoire de Trump: Annie Michel sous le choc

Ancienne colistière de Franck Scemama à la législative partielle de 2013 dans notre circonscription, élue AFE depuis 2014, Annie Michel, retraitée depuis peu, vit à New York depuis vingt-sept ans. Originaire de la Nièvre, elle a raconté au groupe Centre France sa nuit électorale et sa stupéfaction suite à l’élection de Donald Trump à la Maison-Blanche.

Comme une majorité de New-Yorkais, Annie Michel avait choisi Hillary Clinton. Au lendemain de cette nuit où elle et ses amis avaient « arrêté d’espérer » vers 23heures (HE), elle qualifie l’élection de Trump de « retour en arrière ». Néanmoins, elle ajoute au sujet de celui qui a entamé ce jeudi la transition: « Je ne sais pas s’il ira jusqu’au bout [de ses annonces, NDLR]« .

« Beaucoup de Républicains », ajoute-t-elle, ont voté « contre ce fou ». Même ses voisins pensent que, grâce à l’élection de Trump, ils vont être plus riches, s’étonne Annie Michel.

Ancienne enseignante, l’élue AFE pour les États-Unis trouve que « les Américains manquent d’éducation civique, historique et de culture politique ».

Malgré son immense déception, Annie Michel se dit « plutôt courageuse » et n’envisage pas de quitter son pays d’adoption.

Son entretien à L’Yonne républicaine est à lire ici.

Le Québec, une destination particulière 

Sénateur (PS) des Français hors de France, Jean-Yves Leconte, cinquante ans, était à Québec jeudi 3 novembre, accompagné de Yan Chantrel, pour qui c’était déjà la deuxième visite à la Capitale nationale depuis l’annonce de sa candidature aux législatives de 2017. Le sénateur -qui attend pour fin novembre le résultat des primaires afin de savoir si les militants lui accordent l’investiture pour un deuxième mandat- a donné à Soir Américain sa vision du Québec.

Si Jean-Yves Leconte n’est sénateur que depuis septembre 2011, il siégeait depuis 1994 (trois ans après son arrivée en Pologne) au Conseil supérieur des Français de l’étranger (CSFE, créé en 1949, modifié en 1982), puis à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE, dans son ancienne formule): il commence donc à être rôdé à certaines spécificités locales.

Le sénateur Jean-Yves Leconte à Québec, novembre 2016. Photo DR.

Le sénateur Jean-Yves Leconte à Québec, novembre 2016. Photo DR.

Pour ce père de trois garçons franco-polonais dont un n’a encore que huit ans, la communauté française du Québec est « très spécifique », avec son lot, bon an mal an, de 25.000 entrées annuelles, incluant les résidents temporaires, et sans compter les départs. « Je n’ai jamais vu ça ailleurs dans le monde », commente le sénateur Leconte quand il évoque la volonté d’intégration des Français qui vont au Québec. Aussi, des sujets comme l’éducation dans le réseau AEFE ne font-ils pas partie des priorités des expatriés, du moins à Montréal et à Québec.

À l’occasion d’une permanence parlementaire tenue dans la capitale économique, une demi-douzaine de personnes ont été reçues, notamment pour des histoires de retraites, de calcul de taux, ou de liquidation de retraite. Aucun rapport avec 2013, quand le problème majeur de Montréal était le délai d’attente pour obtenir le premier rendez-vous pour un passeport. Dans une question écrite -outil qu’il dit utiliser avec parcimonie-, Jean-Yves Leconte parlait de six mois d’attente, un problème résolu depuis qui, selon lui, n’existait à ce point-là qu’à Montréal et à Londres.

À la Capitale nationale, le sénateur devait aussi tenir une permanence… mais les rares inscrits se sont désistés, préférant sans doute le cadre convivial d’un café proche de l’Hôtel de Ville à la solennité d’un entretien minuté à la représentation consulaire du 500 Grande-Allée. D’ailleurs, ils étaient aussi une demi-douzaine à converser autour d’un verre avec le sénateur et le candidat à la députation, qui devaient partir dans la foulée aux États-Unis.

Le transfert de compétences à Montréal en matière d’état civil, en vigueur depuis cet été, n’a pas encore eu semble-t-il de répercussions majeures. Pourtant, le site du consulat général de France à Montréal indique un délai de trois mois pour enregistrer une naissance et de trois semaines après réception de la dernière pièce pour enregistrer un décès survenu à Moncton, dont l’état civil a aussi été transféré à Montréal. Le site du consulat à Montréal indique aux Français de Québec qu’il faut se déplacer pour ces démarches, ce qui pourtant n’est pas requis pour les Français des Maritimes…


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Yan Chantrel se lance dans la course

Dans un communiqué diffusé ce mardi 20 septembre, l’élu consulaire et AFE Yan Chantrel annonce qu’il « sera le candidat du Parti socialiste lors des élections législatives », prenant ainsi beaucoup d’avance sur le calendrier prévu par les instances nationales du parti de la rue Solférino.

Yan Chantrel (à droite) à l'occasion de la première réunion de l'AFE nouvelle mouture, en mars 2015 à Paris. Photo: F.A

Yan Chantrel (à droite) à l’occasion de la première réunion de l’AFE nouvelle mouture, en mars 2015 à Paris.
Photo: F.A

Dans le chapitre 2 (article 5.2.2, page 33) des Statuts et règlement du PS, il est précisé que « les désignations de candidats pour les élections législatives sont adoptées en convention nationale sauf en cas de nécessité, par délégation par le bureau national ». À notre connaissance, les candidatures pour 2017 sont reçues jusqu’à mi-octobre 2016, puis examinées une dizaine de jours plus tard par les fédérations. En cas de candidatures multiples sur une même circonscription, il est procédé à une primaire -si besoin à deux tours à une semaine d’intervalle- puis la convention nationale doit se réunir le 17 décembre 2016 pour adopter les candidatures sur les diverses circonscriptions. Ce calendrier a été adopté début février par le conseil national du PS.

Dans son communiqué, Yan Chantrel annonce également la mise en place « dès le mois d’octobre » d’une plateforme participative destinée à créer « un dialogue citoyen » visant à élaborer le « projet des progressistes d’Amérique […] en amont de l’élection ». Notons par ailleurs que son site Internet était ce mardi en cours de refonte.

Né au printemps 1979 en Seine-Saint-Denis, élu conseiller consulaire de Montréal et conseiller AFE du Canada au printemps 2014, Yan Chantrel aura donc trente-huit ans -dont six années passées à Montréal- lors des législatives de 2017. Le candidat déclaré ira demain mercredi 21 septembre à la rencontre des Français de la circonscription consulaire de Québec. Le rendez-vous est fixé à 17h30, au bar d’Orsay, rue de Buade, à deux pas de l’ancien Consulat général de France à Québec.

Avec la présidentielle, les législatives, puis les sénatoriales (pour lesquelles les conseillers AFE ont le droit de vote), l’année 2017 sera riche en scrutins. C’est pourquoi à Soir Américain nous avons récemment créé une rubrique unique intitulée Elections 2017.

Attention: le calendrier électoral pour 2017 (à consulter ici) fixe les dates de vote aux 3 et 17 juin pour les circonscriptions électorales des Français de l’étranger, alors que le scrutin est prévu les 11 et 18 juin pour les circonscriptions de France hexagonale.

NDLR: comme nous l’avons fait en 2013 (législative partielle) puis en 2014 (consulaires et sénatoriales) nous traiterons les candidatures aux différents scrutins dont nous aurons connaissance; vous trouverez notre courriel de contact dans la rubrique À propos.

Nicolas Chibaeff quitte le consulat général, mais pas le Québec

Après trente ans au service de la diplomatie française, dont quatre dans la capitale nationale, le consul général de France à Québec Nicolas Chibaeff annonce ce mardi 30 août qu’il reste au Québec: il part pour Montréal, à l’Université du Québec à Montréal, en qualité de diplomate en résidence et chercheur associé à la Chaire Raoul-Dandurand. M. Chibaeff sera remplacé jeudi 1er septembre par Mme Laurence Haguenauer.

Le consul Nicolas Chibaeff (à gauche) aux côtés de MM. Alain Juppé (maire de Bordeaux) et Régis Labeaume (maire de Québec), le 27 août 2015, dans les salons de l'hôtel de ville de Québec, à l'occasion du salon des vins de Bordeaux. Photo F. A.

Le consul Nicolas Chibaeff (à gauche) aux côtés de MM. Alain Juppé (maire de Bordeaux) et Régis Labeaume (maire de Québec), le 27 août 2015, dans les salons de l’hôtel de ville de Québec, à l’occasion du salon des vins de Bordeaux. Photo F. A.

Nommé en septembre 2012 à la capitale nationale, Nicolas Chibaeff avait pris son poste dès le mois suivant, ce qui lui avait toutefois permis d’assister à Paris à la première visite de la nouvelle Première ministre du Québec Pauline Marois, élue en septembre.

Dans le cadre des relations franco-québécoises, M. Chibaeff allait avoir à préparer la visite du Premier ministre français Jean-Marc Ayrault, en mars 2013, à l’occasion des rencontres alternées France-Québec. Dans la foulée, le consul général allait superviser une législative partielle: la dernière occasion donnée aux Français de la liste électorale consulaire (LEC) d’aller voter dans l’Espace France adjacent à la résidence consulaire, qui allait être détruit quelques mois plus tard (Centre de documentation consacré à la culture française, l’Espace France abritait également le bureau local de Office Français de l’Immigration et de l’Intégration).

En 2014, la toute première élection des conseillers consulaires, qui tombait en même temps que le scrutin européen  -auquel les Français résidant hors d’Europe n’avaient pas pu participer en 2004 ni en 2009- avait lieu au Collège Stanislas. Ces deux scrutins se tenaient en avril, alors que le Premier ministre du Québec était devenu Philippe Couillard, dont Le Télégramme indiquait qu’il était inscrit sur les listes électorales françaises. En France aussi, le Premier ministre avait changé, et c’est pour la venue de Manuel Valls (annoncée pour juin 2016, puis reportée à l’automne) que M. Chibaeff et son équipe ont préparé la prochaine rencontre alternée France-Québec. Annoncée pour juin 2016, cette visite traditionnelle de la France au Québec a été reportée à l’automne du fait de la situation en France.

Durant le passage de Nicolas Chibaeff à Québec fut lancée une infolettre à destination des Français inscrits à la LEC; outre un éditorial co-signé par les consuls généraux de la capitale nationale et de la capitale économique, on y trouvait diverses informations culturelles et politiques, ainsi que le « portrait du mois » d’un(e) Français vivant au Québec. Depuis l’été 2015, cette infolettre ne paraît plus: la dernière édition de La France au Québec a été distribuée le 10 juillet 2015, à la veille de la Fête nationale française. Une Fête soulignée diversement, au gré des ans, du fait de la conjoncture économique: en 2013 un pique-nique en plein air ayant entraîné des coups de soleil, en 2014 une soirée réservée à très peu de monde mais médiatisée car dans un lieu prestigieux, et en 2015 une soirée largement sponsorisée pour les personnalités locales (médias et hommes politiques) mais payante pour le français moyen (où il ne restait plus rien) au rez-de-chaussée de l’immeuble qui, en avril 2016, allait abriter le consulat.

Car le consulat général de France à Québec, situé dans une maison du XVIIe siècle depuis le début des années 80, a été mis en vente au printemps 2014, et les locaux plus fonctionnels ont ouvert au public le 18 avril 2016.

Dans le contexte du terrorisme international, le consul Chibaeff a eu l’occasion de vivre les attentats de l’automne 2014 au Québec (Saint-Jean sur Richelieu) puis au Canada (Ottawa). Moins de trois mois plus tard, alors que commençait l’année 2015, Paris était endeuillée par des attentats. Le jour de la tuerie de Charlie hebdo, le ministre fédéral de la sécurité publique alla au consulat porter des roses blanches, devant lesquelles dans la soirée et sous un froid glacial Français et Québécois vinrent se recueillir. Le 11 janvier, alors que de nombreux chefs d’État étaient à Paris, plusieurs milliers de personnes défilaient à Québec (lire L’InfoBourg de février 2015, pp. 10-11, ici en PDF), et diverses manifestations avaient lieu en Amérique du Nord. À la suite des attentats de novembre 2015, une cérémonie plus courte allait se dérouler devant le consulat général de France.

Titulaire d’une maîtrise de droit public, d’un diplôme de Sciences Po Paris et ancien élève de l’École nationale d’administration (ENA, promotion Denis Diderot, 1986 ), M. Chibaeff est entré au ministère de la Défense en 1986. Quatre ans plus tard, il était détaché auprès du ministère des Affaires étrangères. Il a occupé des postes à l’administration centrale (Europe, 1990-1991), puis a été premier secrétaire à Moscou (1991-1994), deuxième conseiller au même poste (1994-1995), puis à Alger (1995-1997) et à l’administration centrale (Afrique du Nord et Moyen-Orient). Nicolas Chibaeff a été délégué dans les fonctions de sous-directeur d’Afrique du Nord (1997-2000), délégué dans les fonctions de sous-directeur des Affaires politiques (Nations Unies et organisations internationales, 2000-2002), deuxième conseiller puis conseiller de coopération et d’action culturelle à Moscou (2002-2006), commissaire pour les Années croisées France-Russie (CulturesFrance , 2007-2012 ), secrétaire général chargé de la préparation et de l’organisation de l’édition 2012 de la conférence des ambassadeurs.

Lors de l’officialisation de la nomination de Mme Haguenauer, Nicolas Chibaeff avait annoncé qu’il passerait l’été à Québec. Une douzaine de jours plus tôt, à l’occasion du cinquantenaire de la coopération franco-québécoise, il avait livré une sorte de bilan de son séjour dans la Capitale nationale.

Dans une courte déclaration au Journal de Québec quelques jours avant le 14 juillet, Nicolas Chibaeff critiquait le « décalage » entre le « discours publicitaire » pour attirer les Français au Québec et la réalité vécue par beaucoup d’immigrants.

Quant au 14 juillet lui-même, le dernier de M. Chibaeff à Québec en qualité de Consul général, il avait été endeuillé par des dizaines de morts à Nice, sur la Promenade des Anglais. Du coup, M. Chibaeff avait subitement quitté le 500 Grande-Allée afin de se rendre sur les Plaines d’Abraham prononcer quelques mots avant le concert de Julien Clerc.

À lire: Ma Ville à moi, dans Le 16/08 de novembre 2015

Consul honoraire de France à Halifax, Neville Gilfoy est mort

Neville Gilfoy, homme d’affaires et philanthrope, est mort subitement mardi 19 juillet, indique le groupe Progress media, qu’il dirigeait depuis près d’un quart de siècle. Il était consul honoraire de France à Halifax.

Peter Moreira, qui avait travaillé pour lui « pendant plus d’une décennie »raconte dans le Herald Business qu’il avait su adapter son groupe de presse aux évolutions technologiques des vingt dernières années.

Neville Gilfoy était également le consul honoraire de France à Halifax. Dans un message diffusé mercredi 20 juillet, le consul général de France dans les Provinces atlantiques le décrit comme « un homme très sympathique, très travailleur et très  généreux qui rendait de nombreux services aux Français de Nouvelle-Écosse ». Le compte Twitter du consulat de France précise qu’il convient temporairement de s’adresser à Moncton pour les démarches.

Souffrant d’un cancer, M. Gilfoy n’avait pas mis à jour son compte Twitter depuis deux mois. Sur LinkedIn, le réseau social professionnel, son profil (mis à jour) le dit propriétaire du groupe Progress media depuis 1992 jusqu’à « aujourd’hui (24 ans) ».

Marié à Ann Janega, fille d’immigrants slovaques devenue avocate puis nommée juge de la citoyenneté en Nouvelle-Écosse en 2013, le consul honoraire de France à Halifax avait deux enfants, Jamie et Peter, précise le Herald News.

Ses activités philanthropiques (notamment au Niger et au Burkina Faso), sont détaillées sur le site de CBC.

Les détails relatifs à l’exposition du corps le 22 juillet et aux obsèques le 23 viennent d’être rendus publics par la société dont il était le manager.

François Alabrune nommé à la Cour permanente d’arbitrage

Consul général de France à Québec lors des festivités du 400e, le diplomate français né à Halifax (Nouvelle-Écosse) François Alabrune est nommé par décret du 27 juin (publié au JO du 1er juillet) à la Cour permanente d’arbitrage (CPA) à La Haye.

Né à Halifax en 1962 (son père y était alors diplomate), François Alabrune est licencié en droit et diplômé de Sciences Po. Après deux années à l’ENA, il a été affecté à la Direction des Affaires juridiques du Quai d’Orsay de 1988 à 1992 avant d’être nommé à la Représentation permanente de la France auprès des Communautés européennes (1992-1996). C’est là qu’arrive sa première affectation en Amérique du Nord: de 1996 à 2000, il est conseiller de la Mission permanente auprès des Nations unies (New York).

En 2001, il retourne en Europe, au Quai d’Orsay, où il retourne aux Affaires juridiques, cette fois comme directeur adjoint. Puis arrive l’été 2004, et voilà M. Alabrune nommé Consul général de France à Québec. À la Maison Kent, l’essentiel de sa mission fut de faciliter les bonnes relations entre la France et le Québec, en vue des cérémonies du 400e anniversaire de la Ville de Québec, en 2008, année où divers événements se tenaient dans la Capitale nationale, dont le XIIe Sommet de la Francophonie. Le 10 juin 2009, François Alabrune était fait officier de l’Ordre national du Québec (lire ici le discours du Premier ministre et  celui du Consul général).

Le mois suivant, M. Alabrune est nommé ambassadeur de France auprès de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), à Vienne. Cinq ans plus tard, en mai 2014, il retourne au Quai d’Orsay, toujours aux Affaires juridiques, mais cette fois comme Directeur. En septembre 2014, il est titularisé ministre plénipotentiaire de 2e classe.

Créée à la suite de la Conférence de La Haye en 1899, la CPA compte désormais 121 États membres, avec les récentes admissions des Bahamas et du Kosovo (communiqués à lire ici et ).

Deux nouveaux diplomates à Atlanta et Miami

Après les nominations la semaine dernière de Laurence Haguenauer à Québec et de Laurence Monmayrant à Moncton et Halifax, les nominations publiées au Journal officiel du 20 mai annoncent l’arrivée prochaine de Clément Leclerc à Miami et de Louis De Corail à Atlanta. L’un comme l’autre ont déjà vécu en Amérique du Nord, tous deux à New York.

Appelé à remplacer Philippe Létrilliart comme consul général de France à Miami, Clément Leclerc était, depuis l’été 2012, premier conseiller à l’ambassade de France au Mexique. Titulaire d’une maîtrise en droit international, cet ancien élève de l’IEP de Paris et de l’ENA a entamé sa carrière au Quai d’Orsay, comme rédacteur à la sous direction des affaires politiques des Nations unies et des Organisations internationales, en 2003, alors que Dominique de Villepin était ministre des Affaires étrangères.

Nommé en 2006 Premier secrétaire à la representation permanente de la France auprès des Nations unies, il reste trois ans à New York, avant de rejoindre l’Elysée comme conseiller technique Afrique sub-saharienne au cabinet de Nicolas Sarkozy, où il restera jusqu’à la fin du quinquennat en mai 2012.

Afin d’aller remplacer Denis Barbet comme consul général de France à Atlanta, le MAE est allé chercher… dans l’entourage d’Alain Juppé: Louis De Corail, après 22 années passées au service du Quai d’Orsay, est depuis 2012 le directeur des Relations internationales de la mairie de Bordeaux.

Après un DEA de lettres classiques à La Sorbonne, le futur consul général de France à Atlanta est allé passer quatre ans à New York, où il a obtenu son doctorat en littérature française. Il a ensuite fait son service national comme enseignant dans une école française. Conseiller des Affaires étrangères depuis 1990, Louis De Corail a travaillé à Dublin, Oslo, Ottawa, Suva et Zagreb, ainsi qu’au Quai d’Orsay et à l’Elysée.

Line Beauchamp nommée déléguée générale du Québec à Paris

Mme Line Beauchamp, présentement en poste à l’Unesco, vient d’être nommée déléguée générale du Québec à Paris, a annoncé en primeur la journaliste parlementaire Martine Biron ce mercredi 18 mai.

Line Beauchamp, source.

Line Beauchamp, source

Âgée de 53 ans, l’ancienne ministre -notamment de la Culture de 2003 à 2007- n’aura pas vraiment besoin de déménager pour aller remplacer Michel Robitaille, nommé en octobre 2010, le siège de l’UNESCO étant à Paris.

La délégation générale du Québec à Paris est une représentation à caractère diplomatique, dont le mandat couvre le territoire français et la principauté de Monaco.

Il existe plusieurs délégations générales du Québec: outre Paris, le continent européen en compte une à Bruxelles et une à Londres. En Amérique du Nord, le Québec possède deux délégations générales, l’une à New York, l’autre à Mexico, ainsi que de nombreux bureaux ou représentations, la plus proche du Québec étant située à Boston. En Asie, l’unique délégation générale se trouve à Tokyo.

D’autres représentations du Québec (n’ayant pas le titre de « délégation générale ») sont situées en Asie (par exemple Shanghaï), en Afrique (Dakar), ou en Amérique du Sud (Sāo Paulo). Au total, le Québec est représenté dans 28 lieux à travers le monde.

Début avril, Le Devoir annonçait le prochain départ de Paris de M. Robitaille et rappelait que jusqu’à présent, une seule femme avait représenté le Québec en France: Louise Beaudoin (1984-1985).

Mise à jour: Un communiqué du Conseil des ministres annonce que Mme Julie Miville-Dechêne remplacera Mme Beauchamp à l’Unesco à compter du 22 août 2016.

Ordre national du Mérite: douze récipiendaires en Amérique du Nord pour la promotion de mai

Parmi les quatre décrets de nominations, promotions ou élévations dans l’Ordre national du Mérite publiés au Journal officiel du 15 mai, l’un d’eux (long de 35 pages) concerne les personnes relevant du Ministère des affaires étrangères.

Nous avons repéré pour vous les récipiendaires suivants, tous admis au titre de chevalier:

Au titre du personnel du Ministère

  • Madame Rima Abdul Malak, attachée culturelle à l’Ambassade de France aux États-Unis
  • Monsieur Michel Auguste Henri Clercx, consul général adjoint à Montréal

Au titre du protocole

  • Monsieur Nicolas Émile Brindel, directeur de l’École française bilingue, Consul honoraire de France à Greenville, États-Unis
  • Madame Naïma Charafi, professeure de français (programme de français des Nations-Unies), New York
  • Monsieur Marc Albert Cormier, directeur de SOS Devoirs, service francophone d’aide aux devoirs scolaires, Canada
  • Monsieur Alain Boris Dancyger, directeur général des Grands Ballets Canadiens de Montréal, Canada
  • Madame Fouzia Dine, née Ibrahimi, attachée économique à l’Ambassade de France au Canada
  • Madame Valérie Denise Louise Gautier-Cardin, née Gautier, présidente de l’association Retour des Vétérans en Normandie,  association engagée dans le devoir de mémoire et l’aide aux vétérans américains
  • Madame Corinne Hélène Gayard Mills, née Gayard, professeure de français et consule honoraire à Charleston, États-Unis
  • Monsieur Luc Raoul Louis Hardy, président de Sagax, société de capital-risque, et de Green Cross International, organisation de défense de l’environnement, États-Unis
  • Monsieur Jean-Pierre Pellegrin, haut-fonctionnaire, secrétaire adjoint au Secrétariat aux priorités et aux projets stratégiques au Ministère du Conseil exécutif du Québec, Canada
  • Madame Marie-Claire Ribeill, née Alvès, enseignante, directrice de l’antenne américaine de SKEMA Business School à Raleigh, consule honoraire à Raleigh, États-Unis

Laurence Monmayrant, nouvelle consule générale à Moncton et Halifax

Par décret en date du 10 mai 2016, publié le 12 mai, Mme Laurence Monmayrant, secrétaire des affaires étrangères, en fonctions à l’administration centrale, est nommée consule générale de France à Moncton et Halifax.

Laurence Monmayrant sera la première femmes nommée à Moncton et Halifax, et la troisième des femmes représentant officiellement la France au Canada, après Catherine Feuillet à Montréal et Laurence Haguenauer à Québec. Madame Monmayrant a occupé divers postes à l’étranger, et a notamment œuvré à la Mission permanente de la France auprès des Nations-Unies, ainsi qu’en tant que Consule générale adjointe à Canton, et Première Secrétaire à l’Ambassade de France à Kinshasa.

Le Consulat général de France dans les Provinces atlantiques compte environ  1000 Français inscrits sur les listes consulaires dans les quatre provinces de l’est du Canada. En raison de la restructuration du réseau, certains services consulaires, comme la délivrance des passeports, n’y sont plus offerts.

La nouvelle consule générale remplacera M. Vincent Hommeril, qui avait été nommé en 2012 et qui sera appelé à d’autres fonctions.