Archives de Catégorie: Les gens

Fin de Nouveaux Horizons, le parti monté par Frédéric Lefebvre

Le parti politique Nouveaux Horizonsfondé en mars 2012, et son association de financement l’AFNH, de trois jours sa cadette, ne sont plus. Un parti politique dont les médias français n’ont parlé que trois mois plus tard, la principale agence de presse l’appelant un think tank, reprenant le timing et les mots de son initiateur.

Ces outils, qui avaient notamment permis à Frédéric Lefebvre de se présenter aux législatives de 2012 dans la première circonscription des Français hors de France (USA et Canada), puis à la législative partielle de 2013, puis au scrutin de 2017, ne semblent plus convenir à l’ancien député de notre circonscription. L’association de financement a en effet été dissoute le 26 décembre 2017.

C’est au nom de ce parti politique que Frédéric Lefebvre avait tenté de se présenter en 2016 à la primaire de droite en vue de désigner le candidat à la présidentielle de 2017. Sa candidature avait été estimée irrecevable.

Réunie le 16 juillet 2018, la Commission des comptes de campagne (CNCCFP) a logiquement procédé au retrait d’agrément de l’AFNH, décision publiée ce mardi 14 août au Journal officiel.

Le site internet nouveaux-horizons.fr est pour l’instant toujours en ligne.

Pour sa part, Frédéric Lefebvre est parti vers de… nouveaux horizons: il a fait partie des membres fondateurs de Agir (groupe «UDI, Agir et indépendants» à l’Assemblée nationale), et sans mandat électif se trouve à s’occuper de la communication et de l’action collaborative, comme l’indique l’organigramme du parti.

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Kareen Rispal arrivera en septembre

La nouvelle ambassadrice de France au Canada, Kareen Rispal (lire son parcours ici) devrait prendre ses fonctions à Ottawa en septembre. Elle remplacera Nicolas Chapuis, qui avait été nommé en 2015.

Dans un entretien réalisé en avril par Acteurs publics et diffusé le 23 mai, elle explique la place des femmes dans la diplomatie française et raconte comment elle a pu, à sa manière, lutter contre les stéréotypes de genre. L’entretien avec Mme Rispal est à visionner ici.

Alors que les femmes représentent plus de la moitié des agents dépendant du Quai d’Orsay, plus on monte dans la hiérarchie, moins elles sont représentées, à l’image de nombreuses entreprises. En 1972, seule une femme était ambassadrice, en 1982 elle n’étaient que trois, et à l’issue du quinquennat Hollande, elles sont presque cinquante à représenter la France dans divers endroits du monde.

À Montréal, Catherine Feuillet a été nommée consule générale en 2015. À Québec Laurence Haguenauer est devenue consule générale en septembre 2016 (et Emmanuelle Pavillon-Grosser a été promue consule générale adjointe). À Moncton et Halifax, Laurence Monmayrant a été nommée consule générale voici un an.

Roland Lescure investi par EnMarche!

Roland Lescure sera le candidat macroniste dans la 1ère circonscription des Français hors de France (USA et Canada), indique ce jeudi 11 mai un communiqué de EnMarche!, rebaptisé La République en marche. De passage à Québec voici un mois, il avait indiqué à Soir Américain n’être pas candidat.

Petit-fils de Pierre de Lescure (cofondateur des Éditions de Minuit), fils François Lescure (résistant et pilier du journal L’Humanité), demi-frère de Pierre Lescure (journaliste, homme d’affaires, et depuis 2014 président du Festival de Cannes), Roland Lescure n’a pas choisi la voie pourtant toute tracée du vaste monde de la communication. Après Polytechnique, il s’est lancé dans la finance. Tout d’abord dans les années 90 pour des organismes dépendant de Bercy (l’Insee entre autres), puis dans la gestion d’actifs pour une filiale de la Caisse des dépôts, ainsi que pour Groupama.

Roland Lescure, le 9 avril à La Ninkasi Saint-Jean. Photo F.A.

En 2009, un cabinet de recrutement le mettait en contact avec la Caisse de dépôts et de placements du Québec (CDPQ), et il s’installa à Montréal avec un confortable salaire et la promesse d’une belle retraite. Ses fonctions l’ont mené à divers déplacements, évidemment fréquemment à Québec, mais aussi entre autres en France. Cependant, il nous expliquait le 9 avril dernier n’avoir rencontré Emmanuel Macron qu’une fois dans le cadre de ses fonctions, mais pas encore dans le cadre de son engagement politique, alors qu’il a rejoint EnMarche dès avril 2016.

Lors de sa venue à La Ninkasi Saint-Jean (à Québec) le mois dernier par un beau dimanche ensoleillé dans la foulée de son départ de la CDPQ, Roland Lescure se considérait encore comme un « militant comme un autre« . Il expliquait ne pas regarder vers les législatives, mais uniquement mettre « toutes les énergies sur le premier tour » de la présidentielle, comme une course d’obstacles.

Depuis un an, Roland Lescure possède la citoyenneté canadienne. Pour la petite histoire, ce quinquagénaire a offert à sa fille pour Noël l’ouvrage de son candidat favori (aujourd’hui élu président) alors que celle-ci lui offrait celui de Jean-Luc Mélenchon, qu’il a indiqué avoir lu.

Clémentine Langlois, candidate de la France insoumise

Clémentine Langlois a été élue par des militants de la France insoumise de la première circonscription des Français de l’étranger (USA-Canada), afin de les représenter lors des législatives qui se dérouleront les samedis 3 et 17 juin 2017.

Clémentine Langlois a travaillé comme consultante dans le secteur santé-social avant d’atterrir il y a un an à Ottawa pour y reprendre des études. Elle souhaite se

Clémentine Langlois. Photo DR.

spécialiser en épidémiologie. Engagée à gauche depuis une vingtaine d’années, elle explique avoir créé en 2015 le groupe des insoumis de Paris 15e. Depuis 2016, elle coanime le groupe d’appui d’Ottawa.

Convaincue que la France insoumise « n’est qu’au début de son histoire », la candidate compte mettre l’accent durant la courte campagne qui débute « sur la priorité donnée au développement des économies locales, la transition écologique et la justice sociale ».

Dans sa profession de foi, la candidate annonçait qu’elle allait sillonner « largement notre circonscription » pour se consacrer « aux rencontres, au partage et au renfort de la cohésion » des insoumis, dans le but de représenter les Français des USA et du Canada à l’Assemblée nationale « et porter haut et fort le message d’universalité que notre position particulière exige que nous défendions ».

Âgée de 44 ans et mère de deux enfants, Clémentine Langlois est par ailleurs la fondatrice de Fongwama, une association congolaise qui développe des applications libres dans le domaine de la santé et de l’éducation.

Les élections-éclair qui ont mené à la désignation de Clémentine Langlois comme candidate de la France insoumise dans notre circonscription par 56 voix sur 126 électeurs ayant pris part au vote (contre 47 voix pour le candidat de Montréal et 14 voix pour celui de New York) font suite à un retournement de situation intervenu le 3 mai.

Dix jours après le premier tour de la présidentielle, l’investiture obtenue en janvier 2017 par Eléonore Gachet (de San Francisco) semblait devenue « illégitime » auprès de certains militants de Montréal. Ceux-ci se sentaient non représentés eu égard au bon score de Jean-Luc Mélenchon dans la métropole économique du Québec, où les Français votent traditionnellement à gauche. Cependant, une candidature autre que montréalaise fait sens: c’est dans les autres villes du Canada et des États-Unis que le plus gros du travail est à faire si la candidate de la gauche veut remporter la circonscription détenue depuis le 9 juin 2013 par Frédéric Lefebvre.

Reste maintenant à ce que la commission électorale de la France insoumise statue sur cette candidature et la valide rapidement. Il faudra ensuite la déposer officiellement avant le vendredi 12 mai à 18h (heure de Paris), comme nous l’avions indiqué le 25 avril.

De nouveaux consuls à Vancouver, Chicago et La Nouvelle-Orléans

Trois nouveaux consuls prendront leurs fonctions prochainement au Canada et aux États-Unis. 

Par décret en date du 20 avril 2017, Philippe Sutter, conseiller des affaires étrangères, est nommé consul général de France à Vancouver, en remplacement de M. Jean-Christophe Tallard-Fleury, appelé à d’autres fonctions. Philippe Sutter est sous-directeur « action multilatérale » (groupe III) à la direction générale des relations internationales et de la stratégie du ministère de la Défense depuis 2015.

Par décret du 20 avril 2017, Guillaume Lacroix, conseiller des affaires étrangères hors classe (cadre d’Orient), est nommé consul général de France à Chicago, en remplacement de M. Vincent Floreani. M. Lacroix est conseiller Afrique au Ministère des Affaires étrangères depuis 2013, et a déjà été premier secrétaire de l’Ambassade de France aux États-Unis entre 2005 et 2009.

Également par décret en date du 20 avril 2017, Vincent Sciama, secrétaire des affaires étrangères principal, est nommé consul général de France à La Nouvelle-Orléans, en remplacement de M. Grégor Trumel. Il était chargé de mission auprès du directeur des Nations unies, des organisations internationales, des droits de l’Homme et de la francophonie depuis janvier 2017. Auparavant, il avait notamment été directeur adjoint puis directeur de cabinet du secrétaire d’État chargé du Développement et de la Francophonie, André Vallini (mars à décembre 2016).

Kareen Rispal nommée ambassadrice au Canada

Par décret du 20 avril 2017, Kareen Rispal est nommée ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de la République française au Canada.

Elle remplace Nicolas Chapuis, appelé à d’autres fonctions. Actuellement directrice des Amériques et des Caraïbes au Ministère des Affaires étrangères et du Développement international, elle a déjà été Conseillère culturelle et de coopération à l’ambassade de France à New York, aux Etats-Unis, de 2006 à 2010.

Kareen Rispal, et le sous-ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Jean-Stéphane Bernard. Photo : Délégation générale du Québec à Paris.

Titulaire d’une maîtrise de droit public, diplômée de Sciences-Po et énarque (promotion Diderot, 1986), elle a travaillé au service de la coopération économique à la direction des Affaires économiques et financières du MAE (1988-1989), été Sous-directrice du droit international économique et du droit communautaire à la direction des Affaires juridiques au sein du même ministère (1997-2000). Directrice du développement durable et des affaires publiques de Lafarge (octobre 2010-août 2014), elle est actuellement membre du Haut-Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes.

En poste à l’étranger, elle a notamment été première conseillère à l’ambassade de France à Londres (2000-2002), secrétaire générale de la délégation française à la 60ème session de l’Assemblée générale des Nations unies (septembre 2005-janvier 2006), et conseillère culturelle et de coopération à l’ambassade de France aux Etats-Unis (2006-2010)

Christian Dumais-Lvowski nommé chevalier de la Légion d’honneur

Le journaliste, auteur et réalisateur canadien Christian Dumais-Lvowski, soixante-deux ans, est fait chevalier de la Légion d’honneur (promotion de Pâques 2017), selon un décret publié au Journal officiel du 16 avril, spécifique aux décorations remises aux étrangers.

Arrivé jeune à Paris (en 1974), Christian Dumais-Lvowski (CDL) travaille pour des agences de presse françaises puis devient conseiller éditorial à Actes-Sud, où il dirige la collection « Le Souffle de l’esprit ». C’est d’ailleurs pour Actes-Sud qu’il a traduit une biographie de son concitoyen Glenn Gould.

Dans les années 90, CDL se lance dans une traduction exhaustive des Cahiers de Nijinski. La mise en scène par Isabelle Nanty de cette œuvre au Festival d’Avignon (1994) donnera lieu à des adaptations dans des villes aux cultures aussi diverses que Montréal, Rome, Moscou, Zürich ou Bruxelles, sans oublier l’Opéra Bastille et l’Athénée à Paris. Parmi la dizaine de documentaires qu’il écrit, coproduit, ou conseille pour Arte, le film Valsav Nijinski, une âme en exil et -fin 2016- Luchino Visconti entre vérité et passion.

En mai 2013 éclate une polémique sur les droits d’auteur du Sacre du printemps, en présence de Christian Dumais-Lvowski (en charge de la succession Nijinski), Tamara Nijinski (venue spécialement de Phœnix à Paris), Aurélie Filipetti, alors ministre de la Culture, dont La Presse fait écho, par le biais d’une dépêche d’agence.

Ironie de l’histoire: à l’été 2014, la Gazette du Canada avait annoncé un peu prématurément cette distinction française, pour publier un erratum deux mois plus tard.

Jean-Marie Le Guen en charge des Français de l’étranger

Le Secrétaire d’État en charge du Développement et de la Francophonie, Jean-Marie Le Guen, récupère une partie du portefeuille ministériel laissé vacant le 21 mars par Matthias Fekl lors du dernier remaniement ministériel: les Français hors de France.

Daté du 5 avril, le décret est paru au Journal officiel du 6, alors que les Français des USA et du Canada sont appelés aux urnes le samedi 22 avril pour le premier tour de l’élection présidentielle.

Élu député de Paris en 1997, 2002, 2007, et 2012, Jean-Marie Le Guen, 64 ans, a également été conseiller de Paris (élu quatre fois depuis 1989) et conseiller régional Île-de-France (1992-1997). Il a quitté l’Assemblée nationale en avril 2014, pour entrer dans les gouvernements Valls à partir d’avril 2014 (relations avec le Parlement) puis Cazeneuve (developpement et francophonie).

Pauline Carmona (qui avait été consule générale de France à San Francisco) est chargée de la Direction des Français de l’étranger.

L’autre partie du portefeuille laissé vacant par Matthias Fekl le 21 mars (Commerce extérieur et Tourisme) est attribuée à Harlem Désir.

Victoire de Trump: Annie Michel sous le choc

Ancienne colistière de Franck Scemama à la législative partielle de 2013 dans notre circonscription, élue AFE depuis 2014, Annie Michel, retraitée depuis peu, vit à New York depuis vingt-sept ans. Originaire de la Nièvre, elle a raconté au groupe Centre France sa nuit électorale et sa stupéfaction suite à l’élection de Donald Trump à la Maison-Blanche.

Comme une majorité de New-Yorkais, Annie Michel avait choisi Hillary Clinton. Au lendemain de cette nuit où elle et ses amis avaient « arrêté d’espérer » vers 23heures (HE), elle qualifie l’élection de Trump de « retour en arrière ». Néanmoins, elle ajoute au sujet de celui qui a entamé ce jeudi la transition: « Je ne sais pas s’il ira jusqu’au bout [de ses annonces, NDLR]« .

« Beaucoup de Républicains », ajoute-t-elle, ont voté « contre ce fou ». Même ses voisins pensent que, grâce à l’élection de Trump, ils vont être plus riches, s’étonne Annie Michel.

Ancienne enseignante, l’élue AFE pour les États-Unis trouve que « les Américains manquent d’éducation civique, historique et de culture politique ».

Malgré son immense déception, Annie Michel se dit « plutôt courageuse » et n’envisage pas de quitter son pays d’adoption.

Son entretien à L’Yonne républicaine est à lire ici.

Le Québec, une destination particulière 

Sénateur (PS) des Français hors de France, Jean-Yves Leconte, cinquante ans, était à Québec jeudi 3 novembre, accompagné de Yan Chantrel, pour qui c’était déjà la deuxième visite à la Capitale nationale depuis l’annonce de sa candidature aux législatives de 2017. Le sénateur -qui attend pour fin novembre le résultat des primaires afin de savoir si les militants lui accordent l’investiture pour un deuxième mandat- a donné à Soir Américain sa vision du Québec.

Si Jean-Yves Leconte n’est sénateur que depuis septembre 2011, il siégeait depuis 1994 (trois ans après son arrivée en Pologne) au Conseil supérieur des Français de l’étranger (CSFE, créé en 1949, modifié en 1982), puis à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE, dans son ancienne formule): il commence donc à être rôdé à certaines spécificités locales.

Le sénateur Jean-Yves Leconte à Québec, novembre 2016. Photo DR.

Le sénateur Jean-Yves Leconte à Québec, novembre 2016. Photo DR.

Pour ce père de trois garçons franco-polonais dont un n’a encore que huit ans, la communauté française du Québec est « très spécifique », avec son lot, bon an mal an, de 25.000 entrées annuelles, incluant les résidents temporaires, et sans compter les départs. « Je n’ai jamais vu ça ailleurs dans le monde », commente le sénateur Leconte quand il évoque la volonté d’intégration des Français qui vont au Québec. Aussi, des sujets comme l’éducation dans le réseau AEFE ne font-ils pas partie des priorités des expatriés, du moins à Montréal et à Québec.

À l’occasion d’une permanence parlementaire tenue dans la capitale économique, une demi-douzaine de personnes ont été reçues, notamment pour des histoires de retraites, de calcul de taux, ou de liquidation de retraite. Aucun rapport avec 2013, quand le problème majeur de Montréal était le délai d’attente pour obtenir le premier rendez-vous pour un passeport. Dans une question écrite -outil qu’il dit utiliser avec parcimonie-, Jean-Yves Leconte parlait de six mois d’attente, un problème résolu depuis qui, selon lui, n’existait à ce point-là qu’à Montréal et à Londres.

À la Capitale nationale, le sénateur devait aussi tenir une permanence… mais les rares inscrits se sont désistés, préférant sans doute le cadre convivial d’un café proche de l’Hôtel de Ville à la solennité d’un entretien minuté à la représentation consulaire du 500 Grande-Allée. D’ailleurs, ils étaient aussi une demi-douzaine à converser autour d’un verre avec le sénateur et le candidat à la députation, qui devaient partir dans la foulée aux États-Unis.

Le transfert de compétences à Montréal en matière d’état civil, en vigueur depuis cet été, n’a pas encore eu semble-t-il de répercussions majeures. Pourtant, le site du consulat général de France à Montréal indique un délai de trois mois pour enregistrer une naissance et de trois semaines après réception de la dernière pièce pour enregistrer un décès survenu à Moncton, dont l’état civil a aussi été transféré à Montréal. Le site du consulat à Montréal indique aux Français de Québec qu’il faut se déplacer pour ces démarches, ce qui pourtant n’est pas requis pour les Français des Maritimes…


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