Archives Mensuelles: mars 2014

Soyez bien informés avant de voter

Parce que l’échéancier des élections consulaires est très complexe, que douze listes se présentent sur les deux circonscriptions du Québec, et que la campagne ne se fera presque que « sous forme dématérialisée », nous avons décidé de mettre dès à présent à votre disposition une page Facebook dédiée à ce nouveau scrutin.

Sur la page Élections consulaires au Québec, vous trouverez:
– une sélection en provenance de sites institutionnels (ministère des Affaires étrangères, Consulat général de France à Québec, Consulat de France à Montréal notamment);
– divers sujets publiés dans les médias, ainsi que l’accès direct aux dossiers « consulaires 2014 » de Soir Américain et de L’Outarde libérée;
– des renvois vers les activités des listes en présence déjà actives sur Internet, quelle que soit leur étiquette politique.

En effet, si les candidatures ont été rendues publiques depuis le 16 mars (avec confirmation le 21 mars de l’existence d’une liste UMP à Québec), il faudra attendre encore les dates suivantes:
– le 4 avril doit parvenir aux électeurs un courrier d’information indiquant la date du scrutin et les listes en présence;
– le 5 mai, date d’ouverture de la campagne officielle, les circulaires de campagne seront accessibles par Internet aux électeurs et les affiches seront apposées dans les consulats;
– le scrutin aura lieu le samedi 24 mai (en même temps que les élections européennes).

C’est pourquoi nous vous convions à consulter notre nouvelle page Facebook, à la liker, à la faire connaître à vos « amis », et à vous y abonner. Certaines listes n’ayant pas de page Facebook, la colonne de droite est encore incomplète: vos suggestions sont les bienvenues.

Contrairement à la page Facebook de Soir Américain, vous n’y trouverez que des informations relatives aux élections consulaires.

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Élections européennes: deux décrets publiés

Au Journal officiel de ce dimanche 30 mars, deux décrets sont publiés, relatifs aux élections européennes, à l’occasion de laquelle les électeurs inscrits hors de l’Union européenne retrouvent le droit de vote en étant rattachés à la circonscription Île-de-France.

Le premier décret fixe le nombre de sièges et de candidats par circonscription. En Île-de-France, renforcée notamment par une grande partie des Français hors de France, il y aura désormais quinze sièges à pourvoir (donc trente candidats par liste), au lieu de treize en 2009. Notons que ce décret précise qu’ont été inclus dans l’eurorégion Île-de-France « les 1,6 millions de Français établis hors de France », donc sans faire la distinction entre les Français résident en Union européenne et ceux hors UE.

Le second décret, daté du lendemain, fixe la date du scrutin aux 24 et 25 mai, la date du samedi 24 mai étant celle à laquelle votent les Français des trois Départements Français d’Amérique, des trois Collectivités ultramarines d’Amérique, de Polynésie française, et bien entendu des postes consulaires du continent américain.

L’élection des représentants au Parlement européen aura donc bien lieu le même jour que les élections consulaires, mais les modalités de vote ne sont pas identiques pour les deux scrutins.

À Montréal comme à Québec, compte-tenu des difficultés à organiser deux scrutins le même jour, les bureaux de vote ne seront pas au même endroit que lors de la législative partielle du printemps 2013.

Le 24 mai, les scrutins auront lieu à Stan

Diffusée ce jeudi à 17h (heure de l’est), la lettre des consulats généraux de Québec et Montréal rappelle que deux scrutins ont lieu le 24 mai, et indique où il faudra voter.

Comme nous l’avons déjà expliqué voici tout juste un mois, deux scrutins ont lieu fin mai, mais seul l’un des deux permet le vote Internet (si les démarches ont été faites avant le 17 mars).

Dans leur éditorial commun, MM. Chibaeff et Clerc précisent que les bureaux de vote seront installés dans les locaux des collèges Stanislas de Montréal et de Québec.

L’an dernier, où il ne s’agissait que d’une seule élection et non deux, et qui plus est d’une législative partielle, les deux tours de scrutin avaient lieu respectivement à L’Espace France (derrière la résidence du Consul général) pour ce qui est de Québec, et au collège Marie de France pour les électeurs de Montréal.

Par ailleurs, les électeurs d’Ottawa auront un bureau décentralisé à leur ambassade et ceux inscrits sur la LEC de Moncton un autre bureau décentralisé au Consulat général de France, selon un courriel du Consulat de Montréal.

L’université québécoise devrait devenir plus chère pour les étudiants français

Dans le cadre des élections législatives du 7 avril prochain, le Parti Libéral du Québec a émis l’idée de rendre les universités québécoises (financées en grande partie par les deniers publics) plus chères pour les étudiants français, mais moins chères pour les autres étudiants étrangers de la francophonie.

« Les libéraux souhaitent que les étudiants issus de la francophonie internationales paient le même tarif que les étudiants canadiens – au lieu de payer le tarif international » peut-on lire dans Le Devoir du 26 mars 2014. Cette révision entrainerait l’abolition de l’accord cadre franco-québécois, qui permet aux étudiants français de payer les mêmes frais de scolarité qu’un étudiant québécois depuis 1978. Un accord qui a entrainé, malgré lui, un net déséquilibre en faveur des étudiants français, ce qui n’est pas sans faire réagir régulièrement. Les étudiants français représentent ainsi 37,1% du total des étudiants étrangers.

Actuellement, trois tarifs différents sont appliqués aux étudiants qui fréquentent une université québécoise. Si l’on se réfère aux frais actuels dans plusieurs universités (pour une session à temps complet de 15 crédits en sciences humaines et sociales, incluant les frais annexes), un alignement ferait passer les étudiants français (de premier cycle, niveau licence) de la première à la deuxième ligne:

Frais_Scolarite_Quebec*Ces droits représentent la majoration exigée des étudiants non-résidents du Québec. Ils sont facturés par les Universités, et retournés au ministère en charge de l’Éducation. Ils ne contribuent donc pas directement au financement des universités.

L’idée d’aligner les frais de scolarité des étudiants français a été émise pour la première fois par le Ministre des finances Marceau, lors de son dépôt du budget en février 2014, avant le déclenchement des élections. Le ministre mettait alors en avant le fait que Québec débourse près de 318 millions de dollars pour financer les diverses exemptions. Ni le budget Marceau, ni la proposition du PLQ ne sont chiffrés. On ne sait donc pas combien cela pourrait rapporter au Québec.

Le PLQ « fait le pari que ces modifications augmenteront le pouvoir d’attraction des universités et que les étudiants désireront ensuite s’établir au Québec – et contribuer à l’économie », en promettant notamment d’accélérer la délivrance des permis de séjour et de travail post-diplôme. Le choix de baisser les frais des étudiants étrangers francophones participera sans nul doute à l’attractivité auprès de cette clientèle, et devrait contribuer au rééquilibrage de la population étudiante étrangère au Québec, actuellement majoritairement française. S’il est inévitable que le nombre d’étudiants français diminue avec cette hausse des frais, il est probable que le nombre d’étrangers francophones augmente. Ce faisant, face au déclin démographique qui se manifestera sous peu dans les universités québécoises, le PLQ fait le pari de la francophonie, et plus seulement de la relation franco-québécoise.

En février, l’annonce du Parti Québécois avait entraîné la création d’un mouvement de protestation par Mickaël Pilater, responsable des Jeunes Pop du Québec, devenu par la suite tête de l’une des listes UMP de Montréal pour les consulaires. Frédéric Lefebvre s’était également ému de la chose, et avait saisi la Première ministre du Québec et les autorités françaises.

Etant donné que deux partis différents, actuellement l’un comme l’autre (en fonction des fluctuations des sondages) en mesure de remporter les élections, font le même type de proposition, il est fort probable que le projet se concrétise durant la prochaine mandature, même si le parti arrivé en tête ne détient pas la majorité absolue.

Le choix Front de Gauche possible pour un tiers des électeurs

Un tiers des électeurs aura la possibilité, pour la première fois, de voter fin mai aux élections consulaires pour un candidat ou une liste du Front de Gauche, indique un communiqué publié sur le site Place au peuple.

Quatorze listes autonomes (dont celle de MontréalHortense Bertand, 18 ans, occupe la place d’honneur), quatre listes en alliance avec d’autres partis, et des candidats sur des « listes citoyennes » (dont l’Amérique du Nord) ne s’affichant pas ouvertement FdG brigueront les suffrages des électeurs.

Concernant la circonscription de Montréal (qui représente environ un quart des électeurs de la 1e circonscription législative des Français de l’étranger), la lecture des résultats du renouvellement AFE de 2009 montre que, sur les huit listes en présence, deux seulement avaient tiré leur épingle du jeu. Il s’agissait des listes présentées par les deux associations reconnues par la France comme « représentatives » des Français hors de France, et seuls les initiés pouvaient réellement comprendre pour qui ils votaient. En revanche, pour les élections consulaires de 2014, où l’affichage du nom d’un parti politique (français ou local) est permis, sur les neuf listes montréalaises, trois se revendiquent de l’UMP, deux se présentent comme des listes de « rassemblement de gauche », une s’affiche UDI, une s’affiche Front de Gauche, une se dit « apolitique » et une se présente comme indépendante. On tend donc vers une meilleure lisibilité de l’offre politique par rapport aux élections à l’AFE.

Rappelons par ailleurs que, le jour des élections consulaires se dérouleront aussi les élections au Parlement européen (lire ici), pour lesquelles le vote à l’urne -ou par procuration est le seul possible. Pour les européennes, les électeurs ne résidant pas dans l’Union européenne, sauf demande contraire de leur part avant le 31 décembre dernier, voteront pour l’Île-de-France, qui gagne ainsi deux sièges au Parlement européen.

Entre la combinaison des deux élections (qui ne se reproduira pas avant très longtemps, sauf modification du calendrier), l’obligation de voter à l’urne pour les européennes, et surtout la clarté de l’offre politique -assortie d’une diversification, notamment avec l’arrivée de l’UDI et du Front de Gauche-, on peut se prendre à espérer une participation au moins égale à celle de l’élection des représentants à l’AFE.

Hortense, dix-huit ans, plus jeune candidate au Québec

Les deux circonscriptions consulaires du Québec totalisent douze listes, trois à Québec, neuf à Montréal, soit 165 candidats (sept candidats par liste à Québec, seize par liste à Montréal). C’est dans la liste montréalaise L’Humain d’abord que l’on trouve les deux plus jeunes candidats, des candidates nées à moins de quinze jours d’intervalle. Et la plus jeune, Hortense Bertrand, occupe la place d’honneur, la dernière sur la liste. Avec soixante-dix ans de moins que le nº11 de la liste La droite unie, Hortense n’est toutefois pas une novice en matière d’élection: c’est la troisième année consécutive qu’elle représente ses camarades de classe au sein de son établissement scolaire.

HortenseBertrandDRNée à Dinan (Côtes d’Armor) en novembre 1995, Hortense Bertrand est arrivée au Québec à l’âge de trois ans et demi. De père parisien et de mère bretonne, elle se sent davantage plus à la Bretagne qu’à Paris, mais pense que c’est davantage à cause des reportages diffusés à Thalassa, n’ayant pas vécu assez longtemps en France pour y avoir de véritables attaches. De citoyenneté canadienne, Hortense se sent « très française de par [ses] parents ainsi que de par [son] parcours »: elle explique avoir passé trois années au Collège international Marie de France, cinq dans une école québécoise, puis avoir suivi son secondaire, de la sixième à la terminale au Collège Stanislas. « Mais, il est vrai que je me sens tout de même attachée au Québec puisque j’ai mes parents, mes amis ici. La plupart de mes souvenirs de vacances sont ici ou aux États-Unis », précise la jeune candidate suppléante.

Intéressée par la politique, elle en parle « presque tout le temps » avec ses parents, et principalement son père, mais aussi à l’école par le biais des débats lancés en classe. Adhérente du PS au moment des campagnes (présidentielle et législative) de 2012, Hortense explique avoir pris du recul.  » J’attendais beaucoup de l’arrivée de la gauche au pouvoir, peut-être trop naïvement. Bien que la présidence Hollande ne soit pas terminée, il est vrai que concernant certaines questions, comme la place de la France dans l’Europe, face à l’Allemagne, j’ai été un peu déçue. Enfin, je me rapproche beaucoup du Front Gauche en ce qui concerne l’avenir des ouvriers en France, contrairement à Hollande qui me semble abandonner ce combat: je pense aux ouvriers de Florange par exemple », dit-t-elle, précisant que sur l’échiquier politique local elle se sent proche de Québec solidaire et se dit sympathisante NPD.

C’est donc tout naturellement que cette passionnée par l’alliance d’une économie fonctionnelle et de la préservation de l’environnement a accepté d’être sur la liste L’Humain d’abord: « un geste citoyen dans l’optique de permettre à cette liste d’être présente durant la campagne, et de pouvoir ainsi permettre plus de choix aux électeurs ». Et la place d’honneur, par définition non éligible, lui convenait très bien: elle compte poursuivre ses études en France l’an prochain, et prépare -outre son bac économique et social- un entretien, car elle souhaite intégrer Sciences-Po Paris au campus euro-américain de Reims (« l’école de mes rêves depuis que j’ai quinze ans », confie-t-elle). Sans compter qu’elle est déléguée de classe, représentante des élèves au Comité consultatif d’établissement (CCE) du Collège Stanislas, et conseillère terminale à l’Association étudiante du Collège Stanislas. Un tas de choses à faire qui ne laissent pas trop de temps pour s’investir à fond dans une campagne pour une élection d’un nouveau genre.

Hortense Bertand précise que beaucoup de ses amis de gauche « considèrent le Front de Gauche comme n’étant pas assez modéré, ils sont plus partisans d’Europe écologie-Les Verts ou du PS », les autres étant « plus à droite qu’à gauche ». En gros, ce qu’elle dit de ses amis ne diffère pas beaucoup de ce qui se dirait en France, encore plus au lendemain du premier tour des municipales.

Hortense se considère « comme un pur produit «française de l’étranger» » et explique qu’à ses yeux, « être Française de l’étranger c’est avoir une ouverture au monde, aux problématiques extérieures à la France en vivant à l’étranger. Mais c’est tout de même rester très attaché aux problématiques franco-françaises, à sa culture », concluant qu' »être Française de l’étranger permet d’avoir une bonne vision d’ensemble de la France ».

Il y aura bien trois listes à Québec, dont une UMP-UFE

Il y aura finalement trois listes pour les élections consulaires de fin mai à Québec, comme l’indique cette mise à jour datée du 21 mars.

Jeudi 20 mars, nous apprenions auprès d’un responsable de l’UMP au Québec que le comte Michel de Soulages avait déposé un recours devant le Tribunal administratif de Paris, suite à l’invalidation de sa liste par le Consulat général de Québec. En effet, la liste UMP-UFE avait disparu lors de la première mise à jour des listes officielles. Vraisemblablement à cause de l’anomalie que nous avions remarquée dimanche midi en annonçant trois listes à Québec et neuf à Montréal.

Le recours de Michel de Soulages, par ailleurs avocat au barreau de Paris, avait donc pour but de rétablir sa liste malgré le non-respect du principe de l’alternance des sexes, édicté par l’Article 19 de la loi instaurant les conseillers consulaires.

Le TA de Paris (3ème section, 3ème chambre) a statué, de façon définitive, en sa faveur, dans la mesure où le Consulat général de France à Québec aurait dû refuser d’enregistrer la liste déposée par le représentant de l’UMP à Québec.

Notons au passage que le nom de la tête de liste avait été orthographié sans le S final dans l’annonce faite dimanche dernier, mais que désormais, dans la version du 21 mars, le comte de Soulages a retrouvé son S, tel que figure son nom sur le site du Grand prieuré russe.

Le principal intéressé n’avait pas donné suite à notre appel téléphonique à l’heure où ce billet était publié, vendredi 21 mars à 19h, heure de l’est.

Des candidats UMP demandent à Paris de mettre fin aux « intimidations »

Dans un courrier cosigné par quinze des seize candidats de sa liste, et envoyé ce jeudi 20 mars au siège parisien de l’UMP, Jeanine de Feydeau  évoque « menaces, insultes et propos peu amènes » et dit à Paris qu’elle et ses colistiers ne répondront « désormais plus » aux intimidations.

Ambiance à Montréal… Ainsi que nous l’avons remarqué dimanche, sur neuf listes déposées pour les consulaires de mai prochain, trois se revendiquent de l’UMP. C’est sans compter sur l’une des listes se revendiquant de gauche, au sujet de laquelle L’Outarde libérée a relevé certaines accointances avec l’UMP.

Dès lundi 17 mars, es-qualité de n°1 de l’une des trois listes UMP, Michael Pilater affichait sur Twitter une lettre reçue de Jean-François Copé, le chef du parti élu dans des conditions contestées.

On sait par ailleurs que Jeanine de Feydeau avait l’an passé la confiance du député de la circonscription de l’Amérique du Nord, Frédéric Lefebvre. Il allait jusqu’à la mettre en avant sur sa propagande électorale, dans le cadre de l’association L’Âme Nord, qui n’a toujours pas été créée, mais dont il a parlé à nouveau mercredi soir à Québec. Dans la liste menée par Jeanine de Feydeau figure également (en 2e position), Vincent Soumoy, qui semble lui aussi avoir la confiance du député Lefebvre. La 3e de la liste, Nagia Idel Mehdaoui, une infirmière quadragénaire, a -pour le moins- l’oreille du député Lefebvre, qui l’a félicitée et remerciée dans le cadre de la reconnaissance mutuelle des infirmières. Le 4e de liste, Damien Dauphin (un ancien diplomate qui a quitté le poste consulaire de Moncton depuis trois ans, donc est éligible), semble bien s’entendre avec le député, à en croire la teneur de ce portrait.

« Les menaces d’éviction par l’UMP de tous les membres ‘’récalcitrants’’ de notre liste est à nos yeux disproportionnée », écrit Jeanine de Feydeau dans son courrier à Ange Sitbon, le coordonnateur à Paris des élections consulaires pour l’UMP. Le courrier de Mme de Feydeau comporte quinze signatures, sur les seize candidats de la liste. « La guerre psychologique menée à l’égard de notre liste relève ainsi d’une attitude suicidaire dans un contexte électoral général déjà peu porteur, reconnaissons-le », poursuit Mme de Feydeau.

Pressentant cette mauvaise ambiance entre les diverses listes montréalaises et remarquant dès lundi matin que la liste UMP de Québec n’était finalement plus en lice pour les consulaires de mai prochain, nous avions sollicité dès lundi midi auprès du Consulat général un entretien avec Frédéric Lefebvre, qui tenait ce jeudi une permanence à Québec. Nous avions bien précisé que cet entretien avait (entre autres) pour but de recueillir son avis sur la situation de l’UMP au Québec, question éminemment d’actualité, en sus du sujet plus particulier que nous souhaitions voir avec lui. Mercredi 19 mars à 15h36 le Consulat général nous répondait favorablement… mais à 16h46 avait « le regret » de décommander le rendez-vous avec le député « en raison d’un conflit d’horaire ».

Devant notre déception, notre insistance, et aussi nos disposition à rencontrer Frédéric Lefebvre mercredi soir ou jeudi après-midi (avant ou après sa permanence, afin de contourner ce « conflit d’horaire », il nous était répondu à 17h00 que notre requête était transmise au Consul adjoint, Chef de chancellerie, qui gérait la visite du député. Malgré une relance auprès du Consulat général ce mercredi matin à 9h29, nous sommes restés sans nouvelles. Et à 12h44 nous avions connaissance de ce courrier de Jeanine de Feydeau et presque tous ses colistiers. L’unique colistière n’ayant pas cosigné la lettre est très proche de Michael Pilater, tête de liste « concurrent » soutenu par Jean-François Copé (lire également à son sujet ce que L’Outarde libérée vient de publier).

Pour consulter la lettre de Mme Jeanine De Feydeau à M. Ange Sitbon, cliquez ici.

Christiane Taubira au « balcon du Québec libre »

Christiane Taubira vient de passer quelques jours au Canada, à l’occasion desquels elle s’est permis un petit détour par le balcon depuis lequel le général De Gaulle s’était adressé aux Québécois, en juillet 1967, à Montréal.

Taubira-MontrealNon, la Garde des Sceaux ne participe pas à la campagne législative déclenchée le 5 mars au Québec. Mme Taubira vient tout simplement de passer quatre jours au Canada, afin d’étudier « l’exemple canadien » en matière de politique pénale, comme l’explique ici le site du ministère français de la Justice.

Christiane Taubira est également allée à la rencontre des étudiants de HEC Montréal, où, raconte L’Outarde libérée, elle a été ovationnée, et a demandé qu’on ne se laisse pas enfumer par des choses secondaires et accessoires, en réponse aux questions sur les écoutes dont a fait l’objet l’ex-président Sarkozy.

En fin de semaine dernière, alors qu’elle se rendait à l’Hôtel de Ville de Montréal, où la séance photo avec la presse a été annulée au dernier moment, comme le dit L’Outarde libérée, une photo-souvenir a tout de même été prise.

Photo D.R.

La liste UMP de Québec a disparu

Ainsi que nous avons pu l’annoncer ce matin sur notre compte Twitter, la liste UMP ne concourra pas aux élections des conseillers consulaires fin mai.

À l’origine, il y avait trois listes sur la circonscription de Québec (3e circonscription du Canada), l’une associative, l’une dite de rassemblement de gauche, et la dernière UMP.

Ce mercredi 19 mars, la version actualisée sur le site du Consulat général de France à Québec ne laisse plus apparaître que la liste associative et la liste des partis de gouvernement.

C’est pour des « raisons techniques« , indique-t-on au Consulat général, que la liste UMP a été refusée, sans donner plus de précision. Dans notre billet de dimanche midi, nous remarquions que la liste UMP contenait quatre femmes pour sept noms, alors que la tête de liste était un homme et que la règle de la parité devait s’appliquer.

À 12h30, ni M. Thomas Khaski (que l’organigramme présente comme adjoint au chargé de mission pour le Canada), ni M. Jean Simonetti (le secrétaire national de l’UMP en charge des Français hors de France) n’avaient répondu à nos sollicitations.