Archives Mensuelles: juillet 2016

Consul honoraire de France à Halifax, Neville Gilfoy est mort

Neville Gilfoy, homme d’affaires et philanthrope, est mort subitement mardi 19 juillet, indique le groupe Progress media, qu’il dirigeait depuis près d’un quart de siècle. Il était consul honoraire de France à Halifax.

Peter Moreira, qui avait travaillé pour lui « pendant plus d’une décennie »raconte dans le Herald Business qu’il avait su adapter son groupe de presse aux évolutions technologiques des vingt dernières années.

Neville Gilfoy était également le consul honoraire de France à Halifax. Dans un message diffusé mercredi 20 juillet, le consul général de France dans les Provinces atlantiques le décrit comme « un homme très sympathique, très travailleur et très  généreux qui rendait de nombreux services aux Français de Nouvelle-Écosse ». Le compte Twitter du consulat de France précise qu’il convient temporairement de s’adresser à Moncton pour les démarches.

Souffrant d’un cancer, M. Gilfoy n’avait pas mis à jour son compte Twitter depuis deux mois. Sur LinkedIn, le réseau social professionnel, son profil (mis à jour) le dit propriétaire du groupe Progress media depuis 1992 jusqu’à « aujourd’hui (24 ans) ».

Marié à Ann Janega, fille d’immigrants slovaques devenue avocate puis nommée juge de la citoyenneté en Nouvelle-Écosse en 2013, le consul honoraire de France à Halifax avait deux enfants, Jamie et Peter, précise le Herald News.

Ses activités philanthropiques (notamment au Niger et au Burkina Faso), sont détaillées sur le site de CBC.

Les détails relatifs à l’exposition du corps le 22 juillet et aux obsèques le 23 viennent d’être rendus publics par la société dont il était le manager.

Publicités

Transfert de compétences de Québec vers Montréal 

À compter du 1er août 2016, les services de l’état civil et de la nationalité seront transférés à Montréal pour l’ensemble des Français au Québec.

C’est un arrêté du 4 juillet, publié au JO du 12, qui annonce ce changement d’attributions. Les différents services de l’état civil (dont la liste est établie par le Quai d’Orsay) concernent autant les Français qui résident au Québec que ceux qui y séjournent à titre temporaire, voire en qualité de touristes. Les services de la nationalité (détaillés ici) ne concernent pas les personnes de passage.

Un peu plus de dix mille ressortissants français sont inscrits au Registre des Français de l’étranger dans la circonscription de Québec, soit cinq fois moins que dans celle de Montréal. Mais, selon les chiffres avancés par les autorités consulaires, la population française réelle serait au moins du double. Rappelons que les frais de chancellerie (qui ont été revalorisés au premier trimestre) sont dans certains cas plus avantageux si vous êtes inscrits au consulat de votre lieu de résidence.

Élections des Français de l’étranger: quelques modifications

Deux décrets du 8 juillet 2016, tous deux publiés au Journal officiel du dimanche 10 juillet, viennent apporter quelques modifications aux textes actuellement en vigueur.

Le premier décret modifie l’article 7 du décret du 22 décembre 2005, en y ajoutant que « le périmètre des bureaux de vote est déterminé pour chaque type d’élection ». Concrètement, cette modification pourrait permettre l’économie d’heures de bénévolat pour les bureaux où, par rapport à une récente élection, on sait que les gens ne votent pas à l’urne. Reste à espérer toutefois qu’un petit bureau peu fréquenté comme Moncton  (trente votants à l’urne au premier tour de la législative partielle de 2013) ne soit pas supprimé, car le bureau le plus proche -celui de Québec- est tout de même à 7h30 de route!

Le deuxième décret concerne le contrôle des opérations de vote par le Bureau de vote électronique (BVE).

La principale modification concerne la représentation de l’AFE au sein du BVE: le nouveau décret précise qui doit siéger, à savoir le président et des deux vice-présidents de l’AFE, ou de leurs représentants désignés par eux au cours de la première session annuelle de l’Assemblée. En clair, cela permettra aux services du Quai d’Orsay de connaître pour un an les noms des représentants de l’AFE au sein du BVE, sans qu’il y ait besoin d’effectuer un changement de dernière minute. Même motif, même punition: il n’y aura plus « un membre du Conseil d’État » au BVE mais un membre « ou son représentant », dont les noms seront connus pour cinq ans.

Notons que ces deux décrets avaient été soumis à la plénière de l’AFE en mars 2016, qui ne s’y était pas opposée (lire ici le compte-rendu).

François Alabrune nommé à la Cour permanente d’arbitrage

Consul général de France à Québec lors des festivités du 400e, le diplomate français né à Halifax (Nouvelle-Écosse) François Alabrune est nommé par décret du 27 juin (publié au JO du 1er juillet) à la Cour permanente d’arbitrage (CPA) à La Haye.

Né à Halifax en 1962 (son père y était alors diplomate), François Alabrune est licencié en droit et diplômé de Sciences Po. Après deux années à l’ENA, il a été affecté à la Direction des Affaires juridiques du Quai d’Orsay de 1988 à 1992 avant d’être nommé à la Représentation permanente de la France auprès des Communautés européennes (1992-1996). C’est là qu’arrive sa première affectation en Amérique du Nord: de 1996 à 2000, il est conseiller de la Mission permanente auprès des Nations unies (New York).

En 2001, il retourne en Europe, au Quai d’Orsay, où il retourne aux Affaires juridiques, cette fois comme directeur adjoint. Puis arrive l’été 2004, et voilà M. Alabrune nommé Consul général de France à Québec. À la Maison Kent, l’essentiel de sa mission fut de faciliter les bonnes relations entre la France et le Québec, en vue des cérémonies du 400e anniversaire de la Ville de Québec, en 2008, année où divers événements se tenaient dans la Capitale nationale, dont le XIIe Sommet de la Francophonie. Le 10 juin 2009, François Alabrune était fait officier de l’Ordre national du Québec (lire ici le discours du Premier ministre et  celui du Consul général).

Le mois suivant, M. Alabrune est nommé ambassadeur de France auprès de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), à Vienne. Cinq ans plus tard, en mai 2014, il retourne au Quai d’Orsay, toujours aux Affaires juridiques, mais cette fois comme Directeur. En septembre 2014, il est titularisé ministre plénipotentiaire de 2e classe.

Créée à la suite de la Conférence de La Haye en 1899, la CPA compte désormais 121 États membres, avec les récentes admissions des Bahamas et du Kosovo (communiqués à lire ici et ).