Archives de Catégorie: Revue de Presse

Kareen Rispal arrivera en septembre

La nouvelle ambassadrice de France au Canada, Kareen Rispal (lire son parcours ici) devrait prendre ses fonctions à Ottawa en septembre. Elle remplacera Nicolas Chapuis, qui avait été nommé en 2015.

Dans un entretien réalisé en avril par Acteurs publics et diffusé le 23 mai, elle explique la place des femmes dans la diplomatie française et raconte comment elle a pu, à sa manière, lutter contre les stéréotypes de genre. L’entretien avec Mme Rispal est à visionner ici.

Alors que les femmes représentent plus de la moitié des agents dépendant du Quai d’Orsay, plus on monte dans la hiérarchie, moins elles sont représentées, à l’image de nombreuses entreprises. En 1972, seule une femme était ambassadrice, en 1982 elle n’étaient que trois, et à l’issue du quinquennat Hollande, elles sont presque cinquante à représenter la France dans divers endroits du monde.

À Montréal, Catherine Feuillet a été nommée consule générale en 2015. À Québec Laurence Haguenauer est devenue consule générale en septembre 2016 (et Emmanuelle Pavillon-Grosser a été promue consule générale adjointe). À Moncton et Halifax, Laurence Monmayrant a été nommée consule générale voici un an.

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Victoire de Trump: Annie Michel sous le choc

Ancienne colistière de Franck Scemama à la législative partielle de 2013 dans notre circonscription, élue AFE depuis 2014, Annie Michel, retraitée depuis peu, vit à New York depuis vingt-sept ans. Originaire de la Nièvre, elle a raconté au groupe Centre France sa nuit électorale et sa stupéfaction suite à l’élection de Donald Trump à la Maison-Blanche.

Comme une majorité de New-Yorkais, Annie Michel avait choisi Hillary Clinton. Au lendemain de cette nuit où elle et ses amis avaient « arrêté d’espérer » vers 23heures (HE), elle qualifie l’élection de Trump de « retour en arrière ». Néanmoins, elle ajoute au sujet de celui qui a entamé ce jeudi la transition: « Je ne sais pas s’il ira jusqu’au bout [de ses annonces, NDLR]« .

« Beaucoup de Républicains », ajoute-t-elle, ont voté « contre ce fou ». Même ses voisins pensent que, grâce à l’élection de Trump, ils vont être plus riches, s’étonne Annie Michel.

Ancienne enseignante, l’élue AFE pour les États-Unis trouve que « les Américains manquent d’éducation civique, historique et de culture politique ».

Malgré son immense déception, Annie Michel se dit « plutôt courageuse » et n’envisage pas de quitter son pays d’adoption.

Son entretien à L’Yonne républicaine est à lire ici.

Vente du consulat général de France à Québec: une réaction tardive

Les députés français sont en vacances depuis le 23 juillet au soir. Il leur aura fallu plus de trois mois pour réagir à la vente prochaine de la bâtisse historique de la rue Saint-Louis, qui depuis 1980 sert à la France de représentation diplomatique.

Cette vente, que nous avions annoncée en avril dernier après l’avoir repérée parmi les cessions à l’étranger de biens immobiliers par le ministère de l’Économie et des Finances, a été annoncée à son tour par Le Journal de Québec (JdQ) en juillet.

Le JdQ n’a pas choisi sa date d’annonce au hasard: c’est le 14 juillet, jour de notre Fête nationale, que Taïeb Moalla -spécialisé dans les affaires municipales- a publié l’entretien qu’il avait eu quelques jours plus tôt avec Nicolas Chibaeff, Consul général de France à Québec. La version Internet des explications du Consul général est à lire ici, datée du 13 juillet au soir. En spécialiste de la vie locale, Taïeb Moalla estimait même le compte de taxes à 91.000$ annuels, expliquant que la représentation diplomatique française en était exonérée. Quant au prix de vente (trois millions de dollars), il figure sur le site de Century21: c’est à peine plus que l’évaluation municipale que nous avions publiée en avril.

Ce n’est donc qu’après la lecture du JdQ -vraisemblablement par l’un de ses assistants alors qu’il se trouvait lui-même sur le continent américain pour le 14 Juillet- que le député des Français d’Amérique du Nord Frédéric Lefebvre a réagi sur son site Internet, demandant au ministre des Affaires étrangères de revenir sur la décision de la France. Et ce jeudi, le lendemain donc, que l’AFP publie la réaction du groupe parlementaire France-Québec, relayée notamment sur le site de Radio Canada.

Sur Twitter, le Consulat général annonce du reste un entretien avec Nicolas Chibaeff à suivre ce soir sur la Tv publique.

Depuis avril 2013, Soir Américain traite de son mieux l’actualité politique, diplomatique, et parlementaire françaises qui peuvent affecter la vie quotidienne des ressortissants français vivant au Canada et aux USA. Certes, nous avons moins de mises à jour que certains sites Internet comme L’Outarde Libérée à Montréal ou French Morning dans diverses villes des USA, mais nous ne sommes que deux, contrairement aux autres, à chercher l’information et à la traiter. Et dans le cas précis de la vente annoncée par le ministère de l’Économie de la « Maison Kent », si nous étions les premiers à en faire état nous ne pouvions à l’époque obtenir sur le plan local qu’une confirmation non officielle, contrairement au Journal de Québec qui a saisi une occasion plus propice pour faire parler le Consul général de façon officielle.

De là à penser que les parlementaires français -y compris l’élu des Français d’Amérique du Nord- accordent plus de crédit à un média ayant pignon sur rue qu’à un blogue pourtant tenu par deux Français, il n’y a qu’un pas… qui montrerait hélas que les élus français ont encore du progrès à faire en matière d’information numérique. N’est-ce point Frédéric Lefebvre qui, en juin, déclarait au Figaro que « Internet est un lien privilégié avec notre pays »?

Frais de scolarité: la ministre parle à Paris

La ministre québécoise des Relations internationales et de la Francophonie Mme Christine St-Pierre était en déplacement à Paris du 21 au 26 juin. Juste avant de reprendre l’avion pour rentrer au Québec, elle s’est entretenue avec un correspondant parisien du Devoir, entre autres au sujet des frais de scolarité.

photoLa ministre St-Pierre a expliqué au Devoir (article payant) que la hausse des frais de scolarité pour les Français venant au Québec n’est pas négociable.

Comme nous l’avions expliqué ici fin mars en pleine campagne électorale, Philippe Couillard (sorti vainqueur des urnes lors du scrutin provincial) avait emboité le pas de la Première ministre sortante Pauline Marois en annonçant la révision -voire la fin-de l’accord franco-québécois.

Dans Le Devoir, Mme St-Pierre s’explique: « Je pense qu’ils [les Français] ont très bien compris. On va demander à tous les Québécois des sacrifices. Nous sommes dans une situation où on a un déficit budgétaire important […] Je n’ai pas senti de résistance là-dessus », indique la ministre St-Pierre au grand quotidien montréalais.

Selon ce que Christine St-Pierre a expliqué au Devoir, l’alignement des frais de scolarité des Français sur ceux des étudiants canadiens au lieu des étudiants québécois:
– sera décidé après réunion d’un comité de négociation;
– pourrait ne pas toucher les étudiants déjà inscrits dans une université québécoise;
– ne s’appliquera pas à l’année 2014-2015, le budget étant déjà finalisé et les étudiants déjà inscrits (sans compter les difficultés techniques que cela poserait aux administrations des diverses universités, NDLR);
– pourrait faire l’objet d’une exemption, un nombre limité d’étudiant français -par exemple un millier, soit le nombre d’étudiants québécois en France- restant au « tarif Québec », le reste des 18.000 (soit 17.000) passant au « tarif Canada », selon des critères que Christine St-Pierre n’a pas détaillés au Devoir.

Le quotidien précise par ailleurs en page 10 du cahier A que « La France, elle, n’impose pas de droits supplémentaires aux étudiants étrangers ». En effet, les universités françaises, publiques, ne font payer (pour l’instant) que des droits minimes, non comparables aux pays anglo-saxons, et seules les « grandes écoles » appliquent des tarifs assez élevés, dont les revalorisations sont régulièrement publiées au Journal officiel.

En revanche, lorsqu’en première page du même cahier Le Devoir dit que l’alignement des étudiants français sur leurs homologues canadiens représente « une hausse de 230% », il se trompe: comme nous l’indiquions en mars en publiant trois exemples, la hausse serait de l’ordre de deux mille dollars, soit une augmentation de l’ordre de 140%.

L’annonce de la ministre en charge des Relations internationales, si elle est validée par le Premier ministre (qui, rappelons-le, en avait fait un engagement de campagne) et par le ministre en charge des Finances, met donc un terme au combat conjoint du député des Français d’Amérique du Nord Frédéric Lefebvre et du tout jeune élu à Montréal Michaël Pilater, tous deux de l’UMP. Lors de la campagne pour les élections consulaires, que ce soit sur la circonscription consulaire de Québec ou celle de Montréal, nombreux étaient les candidats qui faisaient du maintien de ce qu’ils considéraient comme des « droits acquis » l’un de leurs objectifs. Les conseils consulaires n’étant par définition que consultatifs, ce qui ne concerne que 18.000 des deux millions de Français résidant à l’étranger risque donc fort de passer aux oubliettes, dans l’intérêt des bonnes relations entre la France et le Québec.

Exclusions et promotion à l’UMP

Après les intimidations expliquées ici, voici le temps des exclusions à l’UMP.

On apprend à la lecture de L’Outarde libérée que Jeanine de Feydeau et Vincent Soumoy, respectivement nº1 et nº2 de la « liste de Feydeau » (troisième dans l’ordre de dépôt des listes à Montréal-Moncton-Halifax, ont été tous deux exclus de l’UMP. La décision vient de Paris, explique L’Outarde, qui indique par ailleurs que la nº9 de cette liste considérée comme dissidente par les instances parisiennes, Sarah Takforyan, jouit pour sa part d’une promotion, faisant désormais partie de l’organigramme canadien du parti. On apprend du reste que Mme Takforyan est « présente malgré elle » sur la « liste Feydeau ».

Ainsi, c’est donc la « liste Pilater », pourtant déposée en septième place au Consulat, qui reçoit le soutien du député Frédéric Lefebvre. On ne sait rien, en revanche à la lecture de L’Outarde du sort réservé à la « liste Lubrina », qui a été la première à se revendiquer de l’UMP. De quoi souhaiter bonne chance aux électeurs de droite de la 4e circonscription du Canada pour qu’ils s’y retrouvent… En toute logique, un électeur vivant de longue date dans la circonscription devrait davantage faire confiance à M. Lubrina ou à Mme de Feydeau, qui ont déjà siégé à l’AFE, qu’à M. Pilater.

Par surcroît, ce dernier considère les conseillers consulaires « un peu comme des conseillers municipaux », alors que les conseillers consulaires n’ont aucunement un rôle décisionnel, mais purement un rôle consultatif, à l’instar des conseillers de quartier qui existent dans les grandes villes françaises depuis plus de dix ans, et dans les villes expérimentales depuis près de vingt ans (lire ce billet du 26 février).

Pour couronner le tout, L’Outarde indique que, aux yeux de Frédéric Lefebvre, « les conseillers consulaires seront des relais entre le député et les citoyens », alors même que le président de chaque conseil consulaire est le chef de poste diplomatique, qui n’a de compte à rendre qu’au Quai d’Orsay. Par conséquent, les conseillers consulaires, au sens que les a définis la loi du 22 juillet, sont des courroies de transmission entre la population émigrée et son ministre de tutelle.

Fleur Pellerin devra se contenter des anciens bureaux de Yamina Benguigui

En ces temps de restrictions budgétaires, et de vente de 25 locaux ou bâtiments par le ministère des Affaires étrangères dont la maison Kent, présentement siège du Consulat général de France à Québec, la nouvelle Secrétaire d’État en charge des Français de l’étranger s’est vu refuser par deux fois un hôtel particulier à Paris.

Mme Pellerin, qui possède trois casquettes depuis le 9 avril, ne souhaitait pas occuper les locaux Yamina Benguigui, qui dans le gouvernement Ayrault I était ministre déléguée aux Français de l’étranger et à la Francophonie, puis dans le gouvernement suivant était ministre déléguée à la Francophonie.

C’est ce qu’indique ce dimanche Le Parisien, qui précise que l’hôtel particulier qu’elle briguait dans le VIIe arrondissement lui a été refusé dans un premier temps par Laurent Fabius, dans un second temps par Manuel Valls.

PS: Sur son compte Twitter, Mme Pellerin a démenti les deux interventions évoquées par Le Parisien. 20 Minutes en fait état (lire ici). Dans la foulée, elle s’est rendue rue de la Convention, où travaillaient autrefois Mme Conway-Mouret et M. Canfin.

Mise à jour du 14 avril, 11h15 HE

Un champ d’action très élargi pour Laurent Fabius

Dans un entretien au Parisien mis en ligne ce dimanche, Laurent Fabius, toujours en charge des Affaires étrangères dans le nouveau gouvernement, indique l’ensemble de ses attributions.

Le Quai d’Orsay aura compétence pour la diplomatie en général, ainsi que pour les affaires européennes, le développement, les Français de l’étranger, la francophonie. En plus, le commerce extérieur et le tourisme en relèveront désormais, confirme M. Fabius, qui précise que le but d’un tel regroupement est l’efficacité et la cohérence.

Son entretien dans Le Parisienest à lire ici.

Le 24 mai, les scrutins auront lieu à Stan

Diffusée ce jeudi à 17h (heure de l’est), la lettre des consulats généraux de Québec et Montréal rappelle que deux scrutins ont lieu le 24 mai, et indique où il faudra voter.

Comme nous l’avons déjà expliqué voici tout juste un mois, deux scrutins ont lieu fin mai, mais seul l’un des deux permet le vote Internet (si les démarches ont été faites avant le 17 mars).

Dans leur éditorial commun, MM. Chibaeff et Clerc précisent que les bureaux de vote seront installés dans les locaux des collèges Stanislas de Montréal et de Québec.

L’an dernier, où il ne s’agissait que d’une seule élection et non deux, et qui plus est d’une législative partielle, les deux tours de scrutin avaient lieu respectivement à L’Espace France (derrière la résidence du Consul général) pour ce qui est de Québec, et au collège Marie de France pour les électeurs de Montréal.

Par ailleurs, les électeurs d’Ottawa auront un bureau décentralisé à leur ambassade et ceux inscrits sur la LEC de Moncton un autre bureau décentralisé au Consulat général de France, selon un courriel du Consulat de Montréal.

Christiane Taubira au « balcon du Québec libre »

Christiane Taubira vient de passer quelques jours au Canada, à l’occasion desquels elle s’est permis un petit détour par le balcon depuis lequel le général De Gaulle s’était adressé aux Québécois, en juillet 1967, à Montréal.

Taubira-MontrealNon, la Garde des Sceaux ne participe pas à la campagne législative déclenchée le 5 mars au Québec. Mme Taubira vient tout simplement de passer quatre jours au Canada, afin d’étudier « l’exemple canadien » en matière de politique pénale, comme l’explique ici le site du ministère français de la Justice.

Christiane Taubira est également allée à la rencontre des étudiants de HEC Montréal, où, raconte L’Outarde libérée, elle a été ovationnée, et a demandé qu’on ne se laisse pas enfumer par des choses secondaires et accessoires, en réponse aux questions sur les écoutes dont a fait l’objet l’ex-président Sarkozy.

En fin de semaine dernière, alors qu’elle se rendait à l’Hôtel de Ville de Montréal, où la séance photo avec la presse a été annulée au dernier moment, comme le dit L’Outarde libérée, une photo-souvenir a tout de même été prise.

Photo D.R.

Jambons ministériels

« Je pars avec deux jambons sous le bras », avait averti Guillaume Garot en dévoilant le nouveau logo du porc du Sud-Ouest. Le ministre délégué à l’agroalimentaire était attendu quelques jours plus tard à New York où, en compagnie de Laurent Fabius, il devait tenter de « vendre » du jambon du Pays Basque.

On connait les Américains: tout comme les Canadiens, ils sont très pointilleux sur les importations de produits alimentaires. Durant la campagne électorale, le candidat Frédéric Lefebvre s’était ému du sort de quelques centaines de kilos de mimolette, au point d’en faire, une fois élu, une question écrite à la ministre en charge du Commerce extérieur Nicole Bricq.

Il faut croire que le message n’est pas passé entre les ministères. Ainsi, on apprend dans La République des Pyrénées que les jambons ont subi « de multiples péripéties » pour arriver à destination. On imagine la scène, mais sans Bourvil ni Gabin, et en couleurs.

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Les deux ministres et un jambon (Consortium du jambon de Bayonne)

Et un blogue précise même que le ministre délégué s’est fait attraper par les douanes américaines, disant tenir cette information de Ouest-France. On ne sait si c’est du lard ou du cochon, mais à Soir Américain on ne trouve pas cette précision sur Internet. Soit c’est une légère exagération, soit c’est paru dans la version papier uniquement; mais les « multiples péripéties » évoquées par La République des Pyrénées corroborent la fierté de M. Garot lorsque le nouveau logo a été dévoilé.

On notera que la dépêche Reuters qui relate la présentation des jambons à New York est datée de… Paris et cite un communiqué ministériel.  Il n’est donc pas étonnant que, selon cette dépêche, les deux jambons en question aient été « exportés aux Etats-Unis par le Consortium du jambon de Bayonne ». Cette dépêche Reuters, remonte au 1er octobre, mais elle a été rééditée le 6 octobre sans qu’un seul mot en soit modifié. Deux dépêches pour deux jambons.

En février 2012 déjà, Reuters évoquait cette volonté d’introduire du jambon basque aux Etats-Unis, précisant qu’on le consommait déjà au Canada, au Japon et à Hong Kong.