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Djihad, en ouverture de la conférence Québec UNESCO sur Internet et la radicalisation des jeunes

La pièce de théâtre Djihad, écrite et mise en scène par Ismaël Saïdi, a été présentée ce 30 octobre en ouverture de la conférence Québec Unesco sur Internet et la radicalisation des jeunes. Une pièce drôle-amère tout en nuances, saluée d’une ovation debout de tous les spectateurs.

L’histoire est désormais connue: trois « pieds nickelés du djihad », que l’on suit le long de leur périple chaotique jusqu’en Syrie. Arrivés là par des chemins différents, mais pas par hasard, et dont l’un des points communs est de n’avoir jamais lu le Coran: ces trois jeunes ont-ils vraiment fait le choix de partir combattre? Voici une tragi-comédie qui se déroule inéluctablement sous nos yeux, et dont les répliques ciselées, contemporaines, sont aussi drôles qu’âpres et caustiques. La pièce soulève autant de questions que l’on peut s’en poser lorsqu’on aborde le sujet de la radicalisation, et permet d’ouvrir ces deux jours de colloque sous de bons auspices.

« La mosquée, c’est l’endroit où je rêve qu’il y ait des bacs +5 dans différents domaines, mais aujourd’hui ça c’est pas le cas« , a précisé l’auteur lors du débat suivant la représentation. Pour lui, la prévention est centrale, et il pointe la mosquée « comme étant la solution« .

La pièce est un succès en Europe, en Belgique où elle attiré plus de 60.000 spectateurs et reçu le label d’utilité publique (ce qui permet aux écoles de recevoir des subventions pour que les enfants puissent assister à sa représentation) ou en France, où elle est jouée depuis septembre jusqu’en décembre, à Paris et ailleurs. Elle sera jouée à Montréal les 1er et 2 novembre à guichets fermés. Elle a été jouée devant les sénateurs français en octobre, à l’initiative de François Zochetto, président du groupe UDI-UC, et Nathalie Goulet, sénatrice UDI-UC de l’Orne et rapporteur de la mission d’information sur « l’organisation, la place et le financement de l’islam en France et de ses lieux de culte ».

Ce mois-ci, Ismaël Saïdi était l’Invité de TV5 Monde (Patrick Simonin). On peut l’entendre présenter sa pièce.

Premiers résultats, premières contestations

Sur le continent américain, élections européennes et élections consulaires avaient lieu samedi 24 mai à l’urne. Jusqu’à 18h dans tous les bureaux de vote, sauf celui de Québec, qui faisait partie des trois bureaux du monde à fermer exceptionnellement à 19h, heure locale. Les premiers résultats, dans l’attente du dépouillement du BVE (bureau de vote électronique) pour ce qui concerne les consulaires, ont été donnés hier soir, et les contestations, tant à Montréal qu’à Québec, n’ont pas tardé.

À l'intérieur, la solennité est de rigueur, comme en France...

À l’intérieur, la solennité est de rigueur, comme en France…

Pour la 4e circonscription du Canada (Montréal, Moncton, Halifax), qui compte 55.000 ressortissants français recensés au Registre et 47.377 électeurs inscrits, 3.392 électeurs avaient choisi le vote informatique entre le 14 et le 20 mai, le pic de votants ayant été atteint le 16 mai avec 639 participants. Au total, la participation pour le vote électronique était donc de 7,2%, très légèrement supérieure à la moyenne mondiale (7,08%).

À l’urne ce samedi 24 mai, ils étaient 2.475 à signer la liste d’émargement, soit 5,2% du corps électoral.

En tout (vote électronique et vote à l’urne), la participation a donc été de 12,38% pour Montréal-Moncton-Halifax.

Le résultat du vote à l’urne (provisoire donc) est le suivant:
– Blancs et nuls: 695
– liste Sauvage (PS): 421 (23,65%)
– liste Pilater (UMP): 241 (13,5%)
– liste Molitor (Front de Gauche): 216 (12,1%)
– liste De Feydeau (UMP, diss.): 168 (9,4%)
– liste Boîtier (UDI): 163 (9,2%)
– liste Indépendants: 158 (8,9%)
– liste Lubrina (UMP, diss.): 146 (8,2%)
– liste Mohsen (divers): 140 (7,8%)
– liste Blin (RFQA): 127 (7,1%)

Cette importance du vote Blanc-Nul s’explique par le fait que quatre des bureaux de vote ont invalidé les bulletins de trois listes (listes Boîtier, Lubrina, Mohsen), diminuant ainsi leur score, à la demande de représentants de deux listes qui avaient fait le tour des bureaux de vote afin de faire constater que les bulletins papier comportaient des noms de personnalités n’étant pas candidates. Toutefois, ce dimanche dans la matinée, l’UDI Montréal évoquait dans un message sur Facebook « un score remarquable » lors du vote à l’urne, et attendait les résultats du vote électronique pour lundi en espérant qu’ils confirmeraient la tendance.

Un candidat de Montréal a expliqué à Soir Américain que les présidents des différents bureaux de vote avaient sollicité les assesseurs et scrutateurs (certains semble-t-il par vote secret) avant de prendre la décision de comptabiliser ou non ces bulletins. « Désastre démocratique à Montréal. Responsabilité première de l’État qui n’a pas mis en place une commission électorale », allait commenter dans la soirée un électeur montréalais.

Car c’est bien là le problème, qui va également se poser à Québec quelques heures plus tard…

... mais, l'affichage électoral est fait avec les moyens du bord, à l'Intérieur du centre de vote, et dans l'ordre inverse de ce qu'il devrait être.

… mais, l’affichage électoral est fait avec les moyens du bord, à l’Intérieur du centre de vote, et dans l’ordre inverse de ce qu’il devrait être.

À Québec, le choix des électeurs était bien plus restreint, comme nous l’expliquions ici: trois listes seulement se disputaient les suffrages des électeurs.

Québec compte un peu plus de dix mille ressortissants français inscrits au Registre, dont 7.700 ont le droit de vote (7.707 au vote informatique, 7.705 au vote à l’urne, quatre jours après la fermeture du BVE). 582 électeurs s’étaient exprimés par voie électronique (7,6% du corps électoral), le pic ayant eu lieu le 17 mai avec 108 votants.

Samedi, 513 émargements ont été constatés au bureau de vote des consulaires à Québec (contre 679 aux européennes, où le vote électronique n’était pas possible, les deux bureaux de votes étant séparés par un rideau).

Ont obtenu à l’urne (provisoire, donc):
– liste Saliba (Unir et aider): 185 (37%)
– liste Spaggiari (Rassemblement des Français de gauche): 185 (37%)
– liste De Soulages (UMP-UFE): 129 (25,8%)
– blancs et nuls: 14

Mais un représentant de la liste « Français de Gauche » allait déposer dès l’issue du dépouillement une série d’observations (imprimées et raturées à divers endroits) concernant la campagne et le matériel de la liste « Unir et aider ». Il a fallu environ une heure à l’employée consulaire pour reporter à la main (sur des feuilles volantes qui allaient être visées par les candidats puis annexées au procès-verbal) l’ensemble de ces observations.

Des observations aussi diverses et variées que:
l’utilisation des couleurs bleu-blanc-rouge sur les affiches et la circulaire électorale; sur ce point, M. Saliba expliquait à Soir Américain avoir utilisé une couleur orangée pour éviter toute contestation. Néanmoins, si le bleu-blanc-rouge est autorisé pour l’emblème d’un parti, il est interdit pour celui d’une association. Or le logo des Amis du fonds des Anciens combattants de Québec contient deux éléments rouge pâle. Là, l’absence d’une commission électorale laissera le soin au juge de l’élection de trancher, mais il est anormal -si une faute de la liste Saliba était avérée- que ce matériel électoral ait pu être mis en ligne par le ministère des Affaires étrangères, lequel avait refusé lors de la législative partielle de 2013 la diffusion de la circulaire d’un candidat qui avait utilisé des mots d’une langue étrangère.

l’utilisation d’une adresse Internet associative hébergée en « .ca » était aussi parmi les reproches faits à la liste Saliba. Selon les candidats du Rassemblement des Français de gauche, l’utilisation d’une telle adresse pour l’envoi de la propagande électorale pouvait laisser supposer que la liste bénéficiait d’une aide matérielle ou logistique d’une association, étrangère par surcroît. Or toute aide associative doit être facturée au tarif habituel. Interrogé par Soir Américain, M. Saliba ne comprenait pas le problème, et une de ses soutiens nous expliquait l’historique de certaines associations françaises implantées à Québec, dont l’une depuis la fin du XIXe siècle. Certes, nous avons reçu des courriels de la SFQ (Société française de Québec), mais s’agissant d’une élection locale il nous semblait pour le moins logique que la propagande électorale soit expédiée par des acteurs locaux. Et nous ne pouvons pas comparer avec la liste du Rassemblement des Français de gauche, dont nous n’avons reçu aucun courriel; en revanche, nous avons bien reçu deux courriels de la présidente de ADFE-Français du monde, dont nous ne savons pas s’ils ont été facturés à la liste locale du Rassemblement des Français de gauche. Idem pour le logo de cette liste, commun à presque toutes les listes qui se présentaient dans le monde. De la part de l’UMP, nous avons reçu des courriels émanant d’une adresse en « @usacanada2014.com », laissant supposer une organisation commune centralisée, ou du siège de l’UMP, mais la liste PS-EELV n’a pas émis samedi à notre connaissance de contestation sur ces points…

– la liste Spaggiari contestait aussi le contenu de la propagande de la liste Saliba. En l’occurrence, il était reproché à la liste associative de se faire passer comme représentative de toutes les associations du Québec. Une lecture attentive de la propagande électorale montre que ce n’est pas le cas: la liste est estampillée « soutenue par nos associations françaises de Québec » et revêt le logo de la SFQ, donc il s’agit de toute évidence des associations liées à la Société Française de Québec.

Les opérations de dépouillement ont pris du retard à cause des divers recomptages.

Les opérations de dépouillement ont pris du retard à cause des divers recomptages.

D’autres points ont été reprochés à la liste Saliba par la liste Spaggiari, sur lesquels nous reviendrons ultérieurement une fois le PV en notre possession.

Ce n’est que lundi ou au plus tard mardi que le Consul général de France à Québec proclamera les résultats, une fois qu’il aura eu connaissance du « dépouillement » du vote électronique et compilé les résultats et observations.

En tout état de cause, le juge de l’élection aura à trancher: soit il considère (comme il l’avait fait pour rétablir la liste UMP-UFE à Québec) qu’il y a manquement de l’administration et validera les résultats, soit il annulera l’élection, soit il invalidera purement et simplement la liste associative.

Et cela n’empêche personne de contester à nouveau la liste UMP-UFE qui comporte côte-à-côte deux candidates de sexe féminin, alors que la loi et les décrets d’application ont prévu l’alternance des sexes et non la parité. Lorsque le Tribunal administratif de Paris avait rétabli cette liste (validée dans un premier temps par le Consulat général puis retirée), le TA de Paris avait invoqué l’erreur de l’administration, sans préjuger d’un futur contentieux électoral, puisque n’importe quel électeur de la circonscription -et pas seulement un candidat ou un parti- peut demander l’invalidation de cette liste, manifestement non conforme.

Lorsque nous quittions hier soir le Collège Stanislas de Québec, où se déroulaient les deux scrutins, le dépouillement du vote pour le Parlement européen avait commencé depuis peu, alors que le scrutin était clos depuis trois heures de temps: un petit différentiel entre le nombre d’émargements et le nombre de bulletins de vote avait entraîné plusieurs recomptages.

Un champ d’action très élargi pour Laurent Fabius

Dans un entretien au Parisien mis en ligne ce dimanche, Laurent Fabius, toujours en charge des Affaires étrangères dans le nouveau gouvernement, indique l’ensemble de ses attributions.

Le Quai d’Orsay aura compétence pour la diplomatie en général, ainsi que pour les affaires européennes, le développement, les Français de l’étranger, la francophonie. En plus, le commerce extérieur et le tourisme en relèveront désormais, confirme M. Fabius, qui précise que le but d’un tel regroupement est l’efficacité et la cohérence.

Son entretien dans Le Parisienest à lire ici.

Élections européennes: deux décrets publiés

Au Journal officiel de ce dimanche 30 mars, deux décrets sont publiés, relatifs aux élections européennes, à l’occasion de laquelle les électeurs inscrits hors de l’Union européenne retrouvent le droit de vote en étant rattachés à la circonscription Île-de-France.

Le premier décret fixe le nombre de sièges et de candidats par circonscription. En Île-de-France, renforcée notamment par une grande partie des Français hors de France, il y aura désormais quinze sièges à pourvoir (donc trente candidats par liste), au lieu de treize en 2009. Notons que ce décret précise qu’ont été inclus dans l’eurorégion Île-de-France « les 1,6 millions de Français établis hors de France », donc sans faire la distinction entre les Français résident en Union européenne et ceux hors UE.

Le second décret, daté du lendemain, fixe la date du scrutin aux 24 et 25 mai, la date du samedi 24 mai étant celle à laquelle votent les Français des trois Départements Français d’Amérique, des trois Collectivités ultramarines d’Amérique, de Polynésie française, et bien entendu des postes consulaires du continent américain.

L’élection des représentants au Parlement européen aura donc bien lieu le même jour que les élections consulaires, mais les modalités de vote ne sont pas identiques pour les deux scrutins.

À Montréal comme à Québec, compte-tenu des difficultés à organiser deux scrutins le même jour, les bureaux de vote ne seront pas au même endroit que lors de la législative partielle du printemps 2013.

Libre-échange: les négociations commenceront comme prévu

Avec les révélations de Edward Snowden et ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire PRISM, la France s’est montrée favorable ce mercredi midi à une suspension de l’ordre de quinze jours des négociations commerciales qui devaient s’engager à partir du 8 juillet entre les Etat-Unis et l’UE. L’Allemagne ne partageait pas cette position. François Hollande a conditionné cette ouverture à la conduite en parallèle de discussions sur les activités des services de renseignement.

Depuis que l’affaire Prism a éclaté, le monde politique français est en émoi, à part peut-être le député de notre circonscription Frédéric Lefebvre pour qui la France fait dans « l’antiaméricanisme ». A l’UMP pourtant, même son collègue Alain Marsaud (député Golfe, Afrique, Océan indien), pourtant ancien magistrat antiterroriste, n’est pas surpris par ces révélations.

Ce n’est que fin juin que Der Spiegel a révélé l’espionnage des Américains au sein de l’Union européenne. Mardi 2 juillet, le président Hollande avait estimé « nécessaire que l’Europe ait une position coordonnée, commune, par rapport aux exigences que nous avons à formuler, aux explications que nous avons à demander ».

Mercredi 3 juillet, à l’issue du conseil des ministres, Najat Vallaud-Belkacem indiquait lors du point de presse hebdomadaire« Il ne s’agit pas d’arrêter les négociations sur l’accord de libre échange avec les Etats-Unis mais en effet il nous paraît sage de les suspendre temporairement, pour une durée de quinze jours sans doute, pour éviter toute polémique et le temps d’obtenir les informations demandées [estimant par ailleurs que] c’est très important d’être cohérent et d’avoir un même discours sur ce sujet car l’enjeu est communautaire et pas uniquement national ».

Dans l’après-midi, le président Hollande se rendait à Berlin à l’occasion de la conférence sur l’emploi des jeunes en Europe. Il a finalement trouvé un compromis expliqué dans cette dépêche de Reuters. « Il ne peut pas y avoir d’ouverture de négociations commerciales sans qu’il y ait dans le même temps, à la même date, l’ouverture de discussions et de vérifications avec les Etats-Unis sur l’activité des services de renseignement américains dans nos pays et la protection des données privées », a estimé le président Hollande à Berlin. L’idée de constituer un groupe de travail qui débattra des questions d’espionnage émane d’ailleurs des Etats-Unis, a rappelé de son côté le ministre lituanien des Affaires européennes [c’est présentement la Lituanie qui assume la présidence tournante de l’UE].

Pour la commissaire européenne en charge de ce dossier, Viviane Reding, « C’est un groupe qui permettra de savoir comment ça fonctionne, quelle est l’importance de ce programme, quelles sont les possibilités de recours pour les citoyens et est-ce que les informations ainsi rassemblées ont été utiles à des fins de sécurité nationale » (lire ici son dernier communiqué).

Infirmières du Québec: un groupe de travail constitué

La ministre en charge des Français de l’étranger Hélène Conway-Mouret co-présidait ce mardi 25 juin le Comité bilatéral de suivi de l’Entente entre le Québec et la France en matière d’arrangement de reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles (ARM) avec Jean-François Lisée, le ministre québécois des relations internationales, de la Francophonie et du commerce extérieur, qui avait passé la Saint-Jean à Paris à l’issue de sa mission en Europe.

Depuis la conclusion de l’Entente en 2008, 63 professions et métiers en France correspondant à 81 professions, métiers et  fonctions au Québec ont fait l’objet d’ARM signés, indique Mme Conway-Mouret. La ministre précise sur son blogue que « la quasi-totalité des professions et métiers réglementés sont aujourd’hui couverts, grâce à une mobilisation sans précédent des ministères concernés et des ordres professionnels, et de l’Assemblée permanente des chambres de métiers de l’artisanat. »  Un bilan qu’elle estime « très positif » de la mise en œuvre de l’Entente, « à la fois en terme de nombre d’ARM signés que de flux de professionnels dans les deux sens ».

Mme Conway-Mouret indique que le Comité a également « émis des recommandations afin de lever les obstacles qui persistent dans la reconnaissance de quelques qualifications » et se dit « particulièrement  attachée à ce que les diplômes d’infirmiers puissent être reconnus dans les meilleures conditions possibles dans les deux territoires. »

Ainsi, faisant suite à son annonce à l’Assemblée nationale le 11 juin dernier en réponse à la question de Frédéric Lefebvre, la ministre annonce qu’un groupe de travail franco-québécois a été constitué « avec mission de trouver  dans les meilleurs délais des voies de règlement de cette situation ».

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Sur le statut des infirmières françaises au Québec, lire EspaceInfirmier du 24 juin.

Sarkozy: une conférence, et une poignée de main

Nicolas Sarkozy, ancien Président de la République française, était l’invité de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain le 25 avril 2013. La rencontre avait pour but d’aborder « l’état de l’économie mondiale, des perspectives pour l’Europe, des nouveaux équilibres qui caractérisent la gouvernance mondiale ainsi que de l’amitié entre la France et le Québec, et entre la France et le Canada ».

La rencontre était fermée aux médias, et ouverte à ceux qui pouvaient débourser entre 225$ (pour les membres de la CCMM) et 795$ (pour les non-membres, mais donnant droit à une photo avec l’invité d’honneur). Évènement privé commandité par la Banque Royale, « la presse n’était pas admise dans la salle de conférence à moins de payer le prix d’un des billets restants ($325$), ce que Le Devoir et plusieurs autres médias ont refusé de faire ».

Les médias québécois, comme Le Devoir,  n’ont pas hésité à rappeler que l’homme, dont la biographie avait été un peu enjolivée pour l’occasion (corrigée par la suite par la CCMM), est « très occupé, encore très public mais également très … privé » et qu’il donnait sa conférence « au moment où ses avocats plaidaient à Bordeaux pour faire annuler sa mise en examen pour abus de faiblesse au dépens de l’héritière de l’empire L’Oréal ».

L’Europe fut l’un des thèmes privilégiés de cette rencontre : « l’ancien chef de l’État a ponctué son intervention de plusieurs formules chocs: «l’Europe c’est la paix», «l’euro est le cœur de l’Europe», «si l’euro échoue, l’Europe explose». Après avoir déclaré que « L’Europe est un tout », il a estimé que «faire croire à 27 pays qu’ils ont tous les mêmes droits et les mêmes devoirs est un mensonge», et affirmé que la culture du consensus est une « maladie » de la gouvernance européenne, qui « empêche de prendre la bonne décision quand elle doit être prise ».

Prudent, le conférencier n’a pas abordé la politique québécoise et canadienne ou la politique intérieure française, sauf pour déclarer à un moment que « la France est un pays aux racines chrétiennes qui expliquent sans doute la controverse sur le mariage gay », tout en affirmant qu’ « en période de crise, le référendum est l’instrument le plus dangereux que l’on puisse utiliser ».

Le ministre québécois des Relations internationales, Jean-François Lisée, était présent, de même que l’ancien Premier Ministre Jean Charest (décoré de la Légion d’honneur par Nicolas Sarkozy) et André Desmarais, fils de Paul, milliardaire québécois lui aussi décoré de la Légion d’honneur par l’ancien Président.

Avant de repartir très vite pour New York afin de s’entretenir vendredi avec le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, Nicolas Sarkozy a pris le temps de poser avec le candidat UMP pour la circonscription, Frédéric Lefebvre.

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