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Retour en France: l’union fait la force

Anne-Laure Fréant, fondatrice en 2015 du site Retour en France et auteure du Guide 2016 (l’édition 2017 est en préparation), a vécu six ans à l’étranger, entamant son périple par un PVT au Québec. Rentrée en France il y a deux ans, confrontée comme beaucoup à des démarches et à l’incompréhension des autres, elle a créé également un groupe Facebook d’entraide fort de plus de six mille membres. Ce dimanche, elle lance un appel que nous reproduisons ci-dessous.


Lettre à ceux qui connaissent l’importance de ce qu’ils ne font pas

Le 27 Novembre, en face d’un beau tableau.

Cher toi,

J’espère que cette lettre te trouve en bonne forme, positif, serein, aligné avec toi-même. Si ce n’est pas le cas, je te souhaite de trouver une chose à faire (ou justement, à ne pas faire) aujourd’hui pour que ça s’arrange.

Cela fait maintenant deux ans que le projet « Retour en France » a commencé.

Deux ans depuis la création du groupe facebook d’entraide qui compte aujourd’hui 6 412 membres et des centaines de posts, commentaires, messages privés dont j’ignore l’existence, rencontres improvisées dans plusieurs villes du monde dont j’ignore aussi, la plupart du temps, l’existence, pour l’apprendre parfois fortuitement des mois plus tard.

« Tiens, je t’ai pas dis, mais j’ai connu ton groupe en faisant un apéro sympa à Toronto ! »

« L’autre jour, à Kiev, une expat m’a dit quoooiiiii tu connais pppaaaaasss le groupe d’entraide pour le retour en France ? »

C’est génial, franchement.
J’espère qu’ensemble on arrivera à structurer tout ça pour que ce projet se déploie de toute son envergure, c’est à dire le monde des francophones nomades (pour l’instant), mais aussi le sujet du changement, du multiple, de l’inclusif, et des impacts que cela aura sur la société française (ses entreprises, ses emplois, sa culture, ses institutions) dans les années à venir.

(Si ça te parle, tu peux rejoindre le groupe de réflexion collective qui démarre enfin en vue de créer une structure ensemble début 2017. Laisse moi un petit mot pour être informé de la prochaine rencontre !).

En deux ans, j’ai l’impression d’avoir fait énormément de choses.
Mais le plus dur ce n’est pas ça.
Ce sont les centaines de choses que j’ai décidé de ne pas faire.

Même quand tout le monde te dit qu’il faut le faire.
Même quand personne ne comprends vraiment ce que tu veux faire.
Même quand tout le monde pense avoir compris et te prends pour une andouille parce que tu ne fais pas ce qu’ils te disent de faire.

Comme choisir entre une vocation commerciale et une vocation sociale, par exemple.

Ca recommence !
Tu ne peux pas être chti-franco-anglo canadienne !
Tu ne peux pas parler à moitié anglais, à moitié français !
CHOISIS, nom de dieu.
C’est terrible cette obsession du choix.

No thanks ! 

Car si on se plie toujours à choisir entre des catégories pré-existantes, on n’invente rien, on reproduit.
On continue avec ce caillou dans la chaussure que tout le monde se refile, ce truc pas pratique qui emmerde tout le monde depuis 75 ans mais « on va pas se plaindre, on a une chaussure ! ».

L’associatif pur ne permet pas de se rémunérer pour le travail que l’on fait.
Le commercial pur ne permet pas de valoriser le caractère social de ce que l’on fait.
Le scientifique pur ne permet pas de communiquer directement avec le grand public.

Et moi je veux faire les trois.

Parce que je crois que les réponses aux problématiques complexes d’aujourd’hui sont à la croisée de tout ça.

  • Répondre à des enjeux de société en mobilisant l’intelligence collective.
  • Impliquer toutes les parties prenantes dans la construction du savoir.
  • Vulgariser le savoir existant pour le rendre opérationnel et donc « commercialisable ».
  • Pérénniser la recherche en la finançant par une activité commerciale raisonnée.
  • Faire évoluer l’offre commerciale grâce aux nouveaux savoirs issus des recherches
  • Ouvrir la connaissance ainsi produite à toutes les parties prenantes, y compris le grand public.

BON. 
Simple, quoi ?

Je ne sais pas si on va y arriver, mais au moins on aura le mérite d’essayer quelque chose de nouveau, pour moi évident et nécessaire aujourd’hui.

Projet de recherche sur un sujet bien précis (« soigner ceux qui bougent entre les cultures et entre les mondes »), notre initiative sera aussi et surtout un laboratoire sur les méthodes de travail du monde de demain.

La vraie thématique, c’est le changement et comment nous le vivons, en tant qu’êtres humains qui ont besoin d’ancrage et de sécurité pour vivre.

On y fera de l’interculturel, en vrai.

Privé ET public.
Commercial ET social.
Durable ET innovant.
Pointu ET accessible.

Soyez fiers de ce que vous ne faîtes pas.
Souvent, il y a une bonne raison 🙂

Très belle semaine,

Anne-Laure

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Un réseau mondial des coopératives de presse

À l’occasion du Sommet international des coopératives (SICoop), dont la troisième édition se tenait à Québec du 9 au 13 octobre 2016, des journalistes couvrant l’événement ont décidé d’unir leurs efforts « pour promouvoir plus que jamais les valeurs coopératives dans le monde ».

Sur les six journalistes à l’initiative de ce réseau, au moins deux étaient déjà venus à Québec en octobre 2012 et en octobre 2014 pour les précédentes éditions du SICoop; fondée en 2010 à l’occasion de la Conférence de Lévis (Québec) la Coop de presse Ensemble avait aussi été représentée à chaque édition du Sommet.

Ces six membres-fondateurs (trois femmes et trois hommes) disent avoir « bien saisi l’importance pour le mouvement coopératif de mieux se faire connaître auprès de la population [l’un des nombreux thèmes abordés la semaine passée à Québec, et sur lequel nous reviendrons] et entendent bien se saisir des enjeux de l’heure pour mettre en lumière la vitalité de ces entreprises partout dans le monde ».

Les personnes à l’initiative de NewsQoop-NQC (Nouvelles de Qualité Coopérative) affichent l’ambition de promouvoir les valeurs et principes de l’Alliance coopérative internationale (ACI, dont le siège est désormais transféré à Bruxelles) et privilégier les 17 objectifs de développement durable définis par l’ONU en 2015. Les journalistes à l’origine de cette structure proviennent d’Amérique du Nord (Canada et Québec) et d’Europe (Portugal et France). Il s’agit de (de gauche à droite sur la photo):

coop_journalistes

Cinq des six fondateurs du réseau (photo DR)

– Carlos Wehdorn (région de Porto, Portugal), Cooperativa de Solidariedade Social Povo Portuense;

– Fernando Neves Rodrigues Martinho (Portugal), NewsCoop;

– Sarah Arthurs (Calgary, Canada), NewsCoop;

– Nathalie Deraspe (région des Laurentides, Québec), présidente de la coopérative de presse Ensemble;

– Paulo Jorge Teixeira (Rio Tinto, région de Porto, Portugal), président de Cooperativa de Solidariedade Social Povo Portuense;

– Viviane Neiter (Nancy, France), enseignante, conférencière, journaliste free-lance (absente de la photo, ayant dû quitter Québec pour Montréal dès la fin du SICoop).

Le réseau NewsQoop-NQC « permettra de partager information, reportages et expertises au sein des organes de communication de presse de chaque pays représenté », ses journalistes souhaitant « faire rayonner une information éthique de qualité ». Les six fondateurs se donnent deux ans pour finaliser leur projet en créant une coopérative mondiale de journalisme présente sur tous les continents. Pourquoi deux ans? Parce qu’à Québec dans deux ans devrait avoir lieu -comme chaque mois d’octobre des années paires- le prochain Sommet international des coopératives.

Soir Américain ayant assisté au SICoop 2016, n’hésitez pas à nous contacter [coordonnées par ici] si vous souhaitez être mis en contact avec l’un(e) des initiateurs(trices) de ce projet.

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Ordre national du Mérite: douze récipiendaires en Amérique du Nord pour la promotion de mai

Parmi les quatre décrets de nominations, promotions ou élévations dans l’Ordre national du Mérite publiés au Journal officiel du 15 mai, l’un d’eux (long de 35 pages) concerne les personnes relevant du Ministère des affaires étrangères.

Nous avons repéré pour vous les récipiendaires suivants, tous admis au titre de chevalier:

Au titre du personnel du Ministère

  • Madame Rima Abdul Malak, attachée culturelle à l’Ambassade de France aux États-Unis
  • Monsieur Michel Auguste Henri Clercx, consul général adjoint à Montréal

Au titre du protocole

  • Monsieur Nicolas Émile Brindel, directeur de l’École française bilingue, Consul honoraire de France à Greenville, États-Unis
  • Madame Naïma Charafi, professeure de français (programme de français des Nations-Unies), New York
  • Monsieur Marc Albert Cormier, directeur de SOS Devoirs, service francophone d’aide aux devoirs scolaires, Canada
  • Monsieur Alain Boris Dancyger, directeur général des Grands Ballets Canadiens de Montréal, Canada
  • Madame Fouzia Dine, née Ibrahimi, attachée économique à l’Ambassade de France au Canada
  • Madame Valérie Denise Louise Gautier-Cardin, née Gautier, présidente de l’association Retour des Vétérans en Normandie,  association engagée dans le devoir de mémoire et l’aide aux vétérans américains
  • Madame Corinne Hélène Gayard Mills, née Gayard, professeure de français et consule honoraire à Charleston, États-Unis
  • Monsieur Luc Raoul Louis Hardy, président de Sagax, société de capital-risque, et de Green Cross International, organisation de défense de l’environnement, États-Unis
  • Monsieur Jean-Pierre Pellegrin, haut-fonctionnaire, secrétaire adjoint au Secrétariat aux priorités et aux projets stratégiques au Ministère du Conseil exécutif du Québec, Canada
  • Madame Marie-Claire Ribeill, née Alvès, enseignante, directrice de l’antenne américaine de SKEMA Business School à Raleigh, consule honoraire à Raleigh, États-Unis

Association Québec-France: copié-collé ministériel

Deux questions relatives au soutien financier des activités de l’Association Québec-France (dont le siège à Québec a été fermé) posées par les sénateurs Daniel Reiner (groupe Socialiste et Républicain) et François Zocchetto (UDI-UC) (ni l’un ni l’autre ne sont membres du groupe France-Québec, ou du groupe France-Canada), viennent de recevoir une réponse identique du Secrétariat d’État auprès du ministère des affaires étrangères et du développement international, chargé du développement et de la francophonie. Cette réponse établit les paramètres de la collaboration entre la France et le Québec, en dehors des questions institutionnelles et économiques, et rappelle que le financement passe désormais par des financements sur projets.

« À cet égard, ces financements n’ont vocation à financer ni les frais de fonctionnement d’associations, ni des projets répétés chaque année, afin de promouvoir renouvellement et sens de l’initiative. La commission permanente de coopération franco-québécoise (CPCFQ) a ainsi retenu pour 2015-2016 des projets portés par divers acteurs de la coopération franco-québécoise, dont deux par les associations France-Québec et Québec-France (financement du prix littéraire « Marie-Claire Blais », échanges de jeunes entre municipalités françaises et québécoises). Ces associations sont invitées à soumettre des demandes de financement pour d’autres projets lors du prochain appel à projets de la CPCFQ, qui sera lancé en juin 2016 ».

La réponse du Secrétariat d’État implique également que ce type de financement permet de financer une plus grande variété de projets portés par la société civile :

« L’évolution de ces financements n’induit pas un désengagement de la France et du Québec dans le soutien aux échanges entre les sociétés civiles. Sur l’année 2015, 42 projets portés par des associations françaises et québécoises seront ainsi financés. La diversité des différentes structures (de la petite association locale au pôle de compétitivité) et la variété des thèmes couverts (santé et affaires sociales, justice, culture, économie sociale et solidaire, développement économique, mobilité des jeunes…) démontrent la vitalité des collaborations et des échanges franco-québécois. »

Une aide sera octroyée au Citim pour 2015

Dans une question écrite (QE) publiée au JO du sénat en novembre 2014, Claudine Lepage, sénatrice PS, avait interrogé le ministère des Affaires étrangères sur la suppression de la subvention accordée à l’organisme Clé-Citim de Montréal. La réponse des services de Laurent Fabius a été publiée au JO du sénat le 19 février, en même temps que celle à Robert del Picchia (UMP) sur le même sujet mais plus globale.

OSBL créé voici près de trente ans afin d’aider les jeunes immigrants à acquérir une première expérience locale, Clé-Citim « apporte une aide précieuse à environ 600 jeunes par an », précise Mme Lepage.

Dans la QE nº13803 publiée le 20 novembre dernier, Mme Lepage attirait l’attention de M. Fabius « sur la possible suppression de la subvention dont bénéficie l’organisme Clés pour l’intégration au travail des immigrants (Citim). Selon la sénatrice socialiste, « la suppression de cette subvention entraînerait la fin de cette aide à la recherche d’emploi mise en place par la CITIM à destination des jeunes Français ou francophones.

Trois mois plus tard, au JO du sénat du 19 février 2015, le ministère des Affaires étrangères et du Développement international confirmait que la Loi de finances pour 2015 « a supprimé la ligne budgétaire dédiée à la formation et à la recherche d’emplois à l’étranger » que la Cour des comptes avait critiquées en 2013. « Toutefois, cette suppression n’entraînera pas la fin de l’accompagnement local de nos concitoyens », indique le ministère. « Afin de ne pas mettre en péril l’équilibre financier des associations qui, dans certains pays, gèrent les services emploi et formation professionnelle en faveur de nos ressortissants, il a été demandé aux postes diplomatiques et consulaires de se rapprocher des opérateurs afin de construire avec eux et avec le concours des services œuvrant à l’étranger à la diplomatie économique, un plan d’augmentation des recettes qui permette de parvenir à un autofinancement à l’horizon 2017 ».

Jusqu’en 2017, le Quai d’Orsay « continuera à accompagner, de manière dégressive […] les dispositifs locaux d’emploi et de formation professionnelle dans les pays où ils existent, grâce à des redéploiements de crédits internes au programme budgétaire 151.

La subvention accordée à la Citim sera « vraisemblablement d’un montant inférieur à celle octroyée en 2014, prévient le ministère, qui prendra une décision finale « après avis du Conseil consulaire pour l’emploi et la formation professionnelle auprès du Consulat général à Montréal, lors de la Commission permanente pour l’emploi et la formation professionnelle qui aura lieu le 13 mars 2015.

« Je reste pleinement mobilisée sur ce sujet afin qu’une nouvelle subvention soit bel et bien accordée à la Citim, commente Claudine Lepage sur son site Internet.

Outre le consulat général de France au Québec, deux ministères québécois co-financent la Citim: le ministère de l’Immigration et des Communautés Culturelles du Québec et celui de l’Emploi et de la solidarité sociale du Québec.

La question de Claudine Lepage et la réponse ministérielle sont disponibles dans leur intégralité au sénat.

Notons que, six semaines plus tôt, le sénateur UMP Robert del Picchia avait lui aussi posé une question sur la fin des aides. Sa question ne visait pas Montréal, mais l’ensemble des programmes coopératifs d’aide à la formation professionnelle des immigrants. La réponse à sa question est intervenue en même temps que celle spécifique à la Citim, et va dans le même sens. C’est à lire ici.

Mondial féminin de la FIFA: un tarif réduit avec l’ambassade de France

Sélectionnée pour participer à la Coupe du Monde 2015 de football 2015, l’équipe de France a le vent en poupe, au point de battre l’équipe américaine par 2 à 0.

Le Mondial 2015 féminin de la FIFA se déroule cette année au Canada. Et pour les amateurs, l’ambassade de France propose… un rabais de 30% sur le prix régulier des billets individuels pour assister aux différents matchs des Bleues. Pour bénéficier de cette offre spéciale, il suffit de guetter ici la mise en place progressive des codes spécifiques à chaque rencontre.

Pour l’instant, seul le code du match Mexique-France du 17 juin est disponible, et la procédure de réservation est expliquée ici avec le code de ce match pour exemple. En réservant par le biais de l’ambassade de France, le choix des places proposées sera uniquement dans un groupe de supporters français.

La billetterie « grand public » n’ouvre que le 26 février, mais la prévente a commencé: comme indiqué sur le site de la FIFA, elle s’adresse uniquement aux détenteurs de carte Visa.

Du 6 juin au 5 juillet, le Mondial 2015 féminin de la FIFA se déroulera dans six villes: Vancouver, Edmonton, Winnipeg, Ottawa, Montréal et Moncton. Le prix des places varie de 20,15$ (clin d’œil au millésime) à 95$ pour l’ensemble des rencontres. Seules les demi-finales et la finale proposent des billets plus chers: jusqu’à 100$ pour la demi-finale d’Edmonton ou 122,50$ pour celle de Montréal, jusqu’à 165$ pour la finale à Vancouver, avec toutefois des places à 50$ ou 65$, ainsi que des tarifs intermédiaires. Le match pour la troisième place (« petite finale », à Edmonton) reste à des tarifs abordables, entre 30$ et 65$. Le guide de la billetterie est disponible ici.

Après leur victoire contre les USA à Lorient dimanche dernier, les Bleues ont encore à affronter en match amical le Portugal, le Danemark puis le Japon en mars, et pour clôturer le tout le Canada en avril, comme le calendrier FFF l’indique.

Premiers résultats, premières contestations

Sur le continent américain, élections européennes et élections consulaires avaient lieu samedi 24 mai à l’urne. Jusqu’à 18h dans tous les bureaux de vote, sauf celui de Québec, qui faisait partie des trois bureaux du monde à fermer exceptionnellement à 19h, heure locale. Les premiers résultats, dans l’attente du dépouillement du BVE (bureau de vote électronique) pour ce qui concerne les consulaires, ont été donnés hier soir, et les contestations, tant à Montréal qu’à Québec, n’ont pas tardé.

À l'intérieur, la solennité est de rigueur, comme en France...

À l’intérieur, la solennité est de rigueur, comme en France…

Pour la 4e circonscription du Canada (Montréal, Moncton, Halifax), qui compte 55.000 ressortissants français recensés au Registre et 47.377 électeurs inscrits, 3.392 électeurs avaient choisi le vote informatique entre le 14 et le 20 mai, le pic de votants ayant été atteint le 16 mai avec 639 participants. Au total, la participation pour le vote électronique était donc de 7,2%, très légèrement supérieure à la moyenne mondiale (7,08%).

À l’urne ce samedi 24 mai, ils étaient 2.475 à signer la liste d’émargement, soit 5,2% du corps électoral.

En tout (vote électronique et vote à l’urne), la participation a donc été de 12,38% pour Montréal-Moncton-Halifax.

Le résultat du vote à l’urne (provisoire donc) est le suivant:
– Blancs et nuls: 695
– liste Sauvage (PS): 421 (23,65%)
– liste Pilater (UMP): 241 (13,5%)
– liste Molitor (Front de Gauche): 216 (12,1%)
– liste De Feydeau (UMP, diss.): 168 (9,4%)
– liste Boîtier (UDI): 163 (9,2%)
– liste Indépendants: 158 (8,9%)
– liste Lubrina (UMP, diss.): 146 (8,2%)
– liste Mohsen (divers): 140 (7,8%)
– liste Blin (RFQA): 127 (7,1%)

Cette importance du vote Blanc-Nul s’explique par le fait que quatre des bureaux de vote ont invalidé les bulletins de trois listes (listes Boîtier, Lubrina, Mohsen), diminuant ainsi leur score, à la demande de représentants de deux listes qui avaient fait le tour des bureaux de vote afin de faire constater que les bulletins papier comportaient des noms de personnalités n’étant pas candidates. Toutefois, ce dimanche dans la matinée, l’UDI Montréal évoquait dans un message sur Facebook « un score remarquable » lors du vote à l’urne, et attendait les résultats du vote électronique pour lundi en espérant qu’ils confirmeraient la tendance.

Un candidat de Montréal a expliqué à Soir Américain que les présidents des différents bureaux de vote avaient sollicité les assesseurs et scrutateurs (certains semble-t-il par vote secret) avant de prendre la décision de comptabiliser ou non ces bulletins. « Désastre démocratique à Montréal. Responsabilité première de l’État qui n’a pas mis en place une commission électorale », allait commenter dans la soirée un électeur montréalais.

Car c’est bien là le problème, qui va également se poser à Québec quelques heures plus tard…

... mais, l'affichage électoral est fait avec les moyens du bord, à l'Intérieur du centre de vote, et dans l'ordre inverse de ce qu'il devrait être.

… mais, l’affichage électoral est fait avec les moyens du bord, à l’Intérieur du centre de vote, et dans l’ordre inverse de ce qu’il devrait être.

À Québec, le choix des électeurs était bien plus restreint, comme nous l’expliquions ici: trois listes seulement se disputaient les suffrages des électeurs.

Québec compte un peu plus de dix mille ressortissants français inscrits au Registre, dont 7.700 ont le droit de vote (7.707 au vote informatique, 7.705 au vote à l’urne, quatre jours après la fermeture du BVE). 582 électeurs s’étaient exprimés par voie électronique (7,6% du corps électoral), le pic ayant eu lieu le 17 mai avec 108 votants.

Samedi, 513 émargements ont été constatés au bureau de vote des consulaires à Québec (contre 679 aux européennes, où le vote électronique n’était pas possible, les deux bureaux de votes étant séparés par un rideau).

Ont obtenu à l’urne (provisoire, donc):
– liste Saliba (Unir et aider): 185 (37%)
– liste Spaggiari (Rassemblement des Français de gauche): 185 (37%)
– liste De Soulages (UMP-UFE): 129 (25,8%)
– blancs et nuls: 14

Mais un représentant de la liste « Français de Gauche » allait déposer dès l’issue du dépouillement une série d’observations (imprimées et raturées à divers endroits) concernant la campagne et le matériel de la liste « Unir et aider ». Il a fallu environ une heure à l’employée consulaire pour reporter à la main (sur des feuilles volantes qui allaient être visées par les candidats puis annexées au procès-verbal) l’ensemble de ces observations.

Des observations aussi diverses et variées que:
l’utilisation des couleurs bleu-blanc-rouge sur les affiches et la circulaire électorale; sur ce point, M. Saliba expliquait à Soir Américain avoir utilisé une couleur orangée pour éviter toute contestation. Néanmoins, si le bleu-blanc-rouge est autorisé pour l’emblème d’un parti, il est interdit pour celui d’une association. Or le logo des Amis du fonds des Anciens combattants de Québec contient deux éléments rouge pâle. Là, l’absence d’une commission électorale laissera le soin au juge de l’élection de trancher, mais il est anormal -si une faute de la liste Saliba était avérée- que ce matériel électoral ait pu être mis en ligne par le ministère des Affaires étrangères, lequel avait refusé lors de la législative partielle de 2013 la diffusion de la circulaire d’un candidat qui avait utilisé des mots d’une langue étrangère.

l’utilisation d’une adresse Internet associative hébergée en « .ca » était aussi parmi les reproches faits à la liste Saliba. Selon les candidats du Rassemblement des Français de gauche, l’utilisation d’une telle adresse pour l’envoi de la propagande électorale pouvait laisser supposer que la liste bénéficiait d’une aide matérielle ou logistique d’une association, étrangère par surcroît. Or toute aide associative doit être facturée au tarif habituel. Interrogé par Soir Américain, M. Saliba ne comprenait pas le problème, et une de ses soutiens nous expliquait l’historique de certaines associations françaises implantées à Québec, dont l’une depuis la fin du XIXe siècle. Certes, nous avons reçu des courriels de la SFQ (Société française de Québec), mais s’agissant d’une élection locale il nous semblait pour le moins logique que la propagande électorale soit expédiée par des acteurs locaux. Et nous ne pouvons pas comparer avec la liste du Rassemblement des Français de gauche, dont nous n’avons reçu aucun courriel; en revanche, nous avons bien reçu deux courriels de la présidente de ADFE-Français du monde, dont nous ne savons pas s’ils ont été facturés à la liste locale du Rassemblement des Français de gauche. Idem pour le logo de cette liste, commun à presque toutes les listes qui se présentaient dans le monde. De la part de l’UMP, nous avons reçu des courriels émanant d’une adresse en « @usacanada2014.com », laissant supposer une organisation commune centralisée, ou du siège de l’UMP, mais la liste PS-EELV n’a pas émis samedi à notre connaissance de contestation sur ces points…

– la liste Spaggiari contestait aussi le contenu de la propagande de la liste Saliba. En l’occurrence, il était reproché à la liste associative de se faire passer comme représentative de toutes les associations du Québec. Une lecture attentive de la propagande électorale montre que ce n’est pas le cas: la liste est estampillée « soutenue par nos associations françaises de Québec » et revêt le logo de la SFQ, donc il s’agit de toute évidence des associations liées à la Société Française de Québec.

Les opérations de dépouillement ont pris du retard à cause des divers recomptages.

Les opérations de dépouillement ont pris du retard à cause des divers recomptages.

D’autres points ont été reprochés à la liste Saliba par la liste Spaggiari, sur lesquels nous reviendrons ultérieurement une fois le PV en notre possession.

Ce n’est que lundi ou au plus tard mardi que le Consul général de France à Québec proclamera les résultats, une fois qu’il aura eu connaissance du « dépouillement » du vote électronique et compilé les résultats et observations.

En tout état de cause, le juge de l’élection aura à trancher: soit il considère (comme il l’avait fait pour rétablir la liste UMP-UFE à Québec) qu’il y a manquement de l’administration et validera les résultats, soit il annulera l’élection, soit il invalidera purement et simplement la liste associative.

Et cela n’empêche personne de contester à nouveau la liste UMP-UFE qui comporte côte-à-côte deux candidates de sexe féminin, alors que la loi et les décrets d’application ont prévu l’alternance des sexes et non la parité. Lorsque le Tribunal administratif de Paris avait rétabli cette liste (validée dans un premier temps par le Consulat général puis retirée), le TA de Paris avait invoqué l’erreur de l’administration, sans préjuger d’un futur contentieux électoral, puisque n’importe quel électeur de la circonscription -et pas seulement un candidat ou un parti- peut demander l’invalidation de cette liste, manifestement non conforme.

Lorsque nous quittions hier soir le Collège Stanislas de Québec, où se déroulaient les deux scrutins, le dépouillement du vote pour le Parlement européen avait commencé depuis peu, alors que le scrutin était clos depuis trois heures de temps: un petit différentiel entre le nombre d’émargements et le nombre de bulletins de vote avait entraîné plusieurs recomptages.

Quel mode de scrutin pour les consulaires?

Prenons en exemple la 3e circonscription du Canada (Consulat général de Québec): 10.261 ressortissants français recensés, donc « seulement » quatre conseillers consulaires à élire. Ce choix n’est pas innocent: non seulement c’est là que le blogue Soir Américain s’est lancé au printemps dernier, mais en sus il y a plus d’un conseiller à élire et pas de délégués, ce qui évite donc les cas plus complexes évoqués au précédent billet.

La circonscription consulaire de Québec est donc un exemple assez représentatif, en terme de processus électoral. Les électeurs y votaient traditionnellement plus à gauche qu’à droite, mais la ligne a un peu bougé vers la droite lors de la législative partielle de 2013, ce qui pourrait mettre les formations de gauche en difficulté pour cette élection.

Les diverses simulations sont basées sur le premier tour de cette législative partielle, dernière consultation en date où il y avait le choix entre plus de deux bulletins. Il y avait à l’époque 7654 électeurs (un nombre qui variera très légèrement à la baisse en 2014; les chiffres définitifs seront connus dans quelques jours). La participation avait été 15,04%, supérieure de 1,68% à celle du Canada et de 1,57% à celle de l’ensemble de la circonscription législative (USA+Canada). Au total, il y avait à Québec (vote à l’urne et vote électronique) 1.151 votants au premier tour, dont 1.122 suffrages exprimés.

Résultat par candidat (dans l’ordre de présentation, avec étiquette politique puis nombre de voix):

  • Louis Giscard d’Estaing (UDI): 50 voix
  • Damien Regnard (DVD): 91 voix
  • Nicolas Druet (MoDem): 59 voix
  • Franck Scemama (PS): 291 voix
  • Nicolas Rousseaux (DVD): 2 voix
  • Cyrille Giraud (EELV): 105 voix
  • Frédéric Lefebvre (UMP): 288 voix
  • Thierry-Franck Fautre (FN): 90 voix
  • Véronique Vermorel (Parti pirate): 47 voix
  • Céline Clément (Front de Gauche): 92 voix
  • Pauline Czatoryska (sans étiquette): 3 voix
  • Karel Vereycken (Solidarité & Progrès): 4 voix

Nul ne sait pour l’instant quelles seront les listes en présence, les candidatures devant être déposées entre le 10 mars (entrée en vigueur des nouvelles LEC) et le 15 mars (un samedi, pour le continent américain) ou le 16 (un dimanche, dans le reste du monde).

Dans le cas (plus qu’improbable) où il y aurait exactement le même nombre de voix en mai 2014 qu’au premier tour de mai 2013, examinons les cas de figure suivants, sans tenir compte ni de l’affaiblissement réel ou supposé de la majorité présidentielle ni de l’effet réel ou supposé de l’action du député UMP Frédéric Lefebvre, élu en juin 2013. On ne prend pas en compte non plus dans ces exemples les votes blancs ou nuls (rappelons que le vote blanc est reconnu a minima à compter du 1er avril prochain).

Selon ces modalités, quatre cas d’espèce sont étudiés ci-dessous: les cas n°1 et 4, basés sur cinq listes, varient du tout au tout, le cas n°2, basé sur trois listes -avec une possibilité de deux-, donne une égalité droite-gauche, et le cas n°3, sur quatre listes, donne aussi une égalité droite-gauche.

Pour rappel, on applique pour chaque attribution de siège, la règle de la plus forte moyenne.

Cas n°1– liste d’alliance des partis de gouvernement (PS+EELV, soit Maj. gouv.), liste UMP (UMP), liste d’alliance UDI-MoDem-Regnard (DVD), liste FN (FN), liste Front de Gauche (FdG)

La simulation donne: 396 à  Maj. gouv., 288 à UMP, 200 à DVD, 90 à FN, 92 à FdG. Personne n’obtient la majorité absolue.

Le quotient électoral est de 267 (nombre de suffrages exprimés divisé par nombre de sièges à pourvoir). Les deux listes arrivées en tête l’ont atteint, et obtiennent chacune un siège.

Le troisième siège est attribué à la liste qui a obtenu la plus forte moyenne, soit la liste DVD (Maj. gouv. est à 198, UMP est à 144). Le quatrième siège est attribué à la liste Maj. gouv. avec sa moyenne de 198 (contre 144 pour UMP et 100 pour DVD).

Au final, dans ce cas de figure, une union PS-EELV prend deux sièges, une liste UMP sans alliés en obtient un, et une liste DVD aussi.

Cas n°2– liste unitaire des gauches (PS, EELV, FdG), liste unitaire des droites (UMP-UDI-MoDem), liste FN

La simulation donne: 488 à l’union des gauches, 488 à l’union des droites, 92 au FN. Ce cas pose un problème d’égalité du nombre de voix entre les deux listes arrivées en tête. L’Article 27 précise que le plus jeune est élu.

Contournons ce problème en imaginant le cas où la droite aurait une voix de plus, au détriment de la gauche.

Il faut diviser le nombre de suffrages obtenus par le nombre de sièges à pourvoir (1068/4) pour avoir le quotient électoral (267). Seules les deux premières listes franchissent cette barre. Elles prennent chacune un siège.

Le troisième siège revient à la liste d’union des droites (163 contre 162,67). Le quatrième siège reviendra à la liste de la gauche (162,67 contre 122,25). En fin de compte, les deux premières listes, toutes deux d’union, obtiennent chacune deux sièges.

Notons au passage que si le FN fait alliance avec tous les autres partis de droite, la liste de gauche obtient 488 voix (un siège) et celle des droites 580, ce qui représente d’emblée deux sièges. Le quatrième siège reviendra à la liste des partis de gauche. Si ce résultat ne change rien sur le fond, il est donné à titre indicatif afin de montrer que, à droite, personne n’a besoin de s’afficher avec le Front national, malgré ses résultats plutôt bons à la législative partielle de 2013 sans avoir vraiment fait campagne. C’est davantage au centre gauche que l’UMP cherche à recruter, comme on peut le lire ici.

Cas n°3– liste unitaire des gauches (PS, EELV, FdG), liste UMP (UMP), alliance UDI-MoDem-Regnard (DVD), liste FN (FN).

La simulation donne: 488 à l’union des gauches, 288 à UMP, 200 à DVD, 90 à FN.

Il faut diviser le nombre de suffrages obtenus par le nombre de sièges à pourvoir (1068/4) pour avoir le quotient électoral (267). Seules les deux premières listes obtiennent le quotient électoral, et ont chacune un premier siège.

Le 3e siège est attribué à la liste de gauche, qui est à 244 de moyenne. Pour le 4e siège, c’est la liste DVD qui l’emporte, avec 200 de moyenne (contre 162 à la gauche et 144 à l’UMP). La répartition finale est identique à celle du cas n°1 (deux élus de gauche, un élu UMP, un élu DVD).

Cas n°4– une liste Maj. gouv (PS+EELV), une liste de droite unie (UMP+UDI+MoDem), une liste DVD reprenant le résultat de Damien Regnard en 2013, une liste FdG et une liste FN.

La simulation donne 397 à la liste d’union des droites, 396 à la Maj. gouv., 91 DVD, 92 FdG et 90 FN.

Dans ce cas, le premier siège revient à l’UMP+UDI+MoDem, le deuxième à PS+EELV, le troisième à la liste DVD, et le quatrième à la liste UMP. Il suffit d’une droite unie de la même façon que dans de nombreuses communes françaises aux municipales pour que, même avec une liste de droite dissidente, la majorité gouvernementale sans le Front de Gauche tombe à un seul siège sur la circonscription de Québec.

L’union fait d’autant plus la force, dans ce mode de scrutin que le législateur a posé un certain nombre de verrous. Par exemple, une rencontre de campagne organisée à l’Université Laval comme Frédéric Lefebvre avait pu faire le 22 avril 2013 est formellement interdite par l’Article 24 de la loi, cet établissement étant « une personne morale de droit étranger ». Par ailleurs, comme le précise l’Article 21, l’État ne prend en charge que l’acheminement des bulletins de vote, et ne rembourse -forfaitairement- leur impression (ainsi que les affiches électorales) que pour les listes ayant obtenu au moins 5% des suffrages exprimés.

De son côté, le gouvernement entend rester à budget constant par rapport à l’ancien mode de représentation des Français de l’étranger, comme l’indique le bleu budgétaire du Quai d’Orsay d’octobre 2013. Et, si « les associations représentatives au niveau national des Français établis hors de France concourent à l’exercice des droits civiques et à la participation à la vie démocratique de la Nation des Français établis hors de France », comme le dit l’Article 2 de la loi, seuls les « partis ou groupements politiques » peuvent participer au financement de la campagne électorale d’un candidat ou d’une liste de candidats », indique l’Article 24, excluant par là les associations représentatives.

Comment se planter au Québec

20140223-152652.jpgLe collectif Souriez-vous! (anciennement Souriez, vous êtes Français!) a commencé à publier ce mois-ci une -ambitieuse- série de 21 billets sur le thème Comment se planter au Québec?.

Prévue pour être publiée jusqu’à l’été (le 21 juin 2014), cette série est assez drôle à lire et donne plein de conseils pour échouer son intégration au Québec, précisant d’emblée que, même si on y parle le français, on est en Amérique du Nord. Ce que pas mal d’immigrants n’ont pas en tête avant l’atterrissage, hélas.

La série est publiée depuis le 2 février sur le site de Souriez-vous! Pour la retrouver sans son intégralité, il suffit de cliquer ici. Bonne lecture, et prenez-en de la graine!

18ème congrès des associations Québec-France et France-Québec

Le 18ème congrès commun des associations Québec-France et France-Québec se tiendra du 11 au 14 juillet prochain à Montréal. Sous le haut patronage des Premiers ministres Pauline Marois et Jean-Marc Ayrault, le congrès a pour thème « Notre réseau, vers de nouveaux horizons ».

Pour Mme Pauline Marois, c’est l’occasion de revenir sur la relation entre le Québec et la France. « La relation entre le Québec et la France est unique. En plus de partager une langue, nous avons en commun une histoire, un patrimoine, sans compter les accords, partenariats et jumelages de toutes sortes que nous avons mis sur pied et que nous entretenons depuis nombre d’années« . Jean-Marc Ayrault quant à lui place ces rencontres dans le prolongement des « 17èmes rencontres alternées des Premiers ministres québécois et français, que nous avons tenues à Québec, avec mon amie Pauline Marois, au mois de mars dernier » et revient également sur la spécificité de l’histoire et de la langue communes.

Le Congrès proposera plusieurs ateliers, notamment sur les nouvelles formes de coopération, « pour impliquer davantage les citoyens dans la relation franco-québécoise« . Il permettra également aux maires des villes jumelées de se rencontrer, en marge du congrès. Au total, plus de 300 communes sont concernées.

« Nos travaux, ceux qui les animeront et en débattront, devront nous projeter dans l’avenir, dans le court et le moyen terme, dans les réponses au défi qui est le nôtre : notre utilité, notre contribution à une relation franco-québécoise sans cesse renouvelée, participative, enrichissante pour ses membres et reconnue par nos partenaires gouvernementaux, ouverte sur de nouveaux publics » a déclaré le Directeur général de l’Association Québec-France, Alyre Jomphe.

En 2011, le 17ème congrès commun s’était tenu à Bergerac, en France. Il avait pour thème « Les citoyens au cœur de la relation franco-québécoise ».