Archives de l’Auteur mademoiselletitam

Primaires citoyennes: trois électeurs sur dix ont payé mais pas voté

Les résultats des Primaires citoyennes, dites « primaires de gauche » réservent deux surprises sur le vote des Français de l’étranger: d’une part trois électeurs sur dix ont payé mais ne se sont pas exprimés, d’autre part le mieux placé des demi-finalistes est Benoit Hamon, contrairement à d’autres scrutins… dont la primaire de droite, le dernier en date.

Les chiffres que Soir Américain s’est procurés donnent Benoit Hamon en première position, avec 35,67% des suffrages exprimés, devant Manuel Valls, qui n’obtient que 28,15% des voix. Chez les Français de l’étranger, on vote encore moins Valls que chez les électeurs de France, de Corse, et des outremers: les résultats définitifs publiés le 25 janvier donnent un peu plus de 31% à l’ancien Premier ministre de François Hollande.

Pour mémoire, lors de la primaire de la droite et du centre, Alain Juppé était arrivé largement en tête au premier tour, avec 45% des suffrages contre 37 pour François Fillon. La vapeur s’était inversée au second tour avec quasiment un 52/48 en faveur de l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy.

La participation, par ailleurs, est surprenante: dans les deux élections primaires, il fallait être inscrit sur les listes électorales consulaires (LEC) pour procéder à la préinscription à ce choix partisan, et aussi… laisser ses coordonnées bancaires pour prélèvement, que l’on vote ou non.

À droite, environ 58.600 inscriptions ont été validées et le scrutin n’a réuni que 53.000 électeurs au premier tour et 49.500 au second. En clair, 90% des électeurs ont voté lorsque Nicolas Sarkozy a été éliminé, et 84,5% pour départager les deux finalistes. Le nombre de bulletins blancs était marginal (de l’ordre de 200). Deux cents bulletins blancs, c’est aussi ce que Solférino a trouvé en dépouillant les Français de l’étranger: 227 précisément. Sauf que 227 blancs pour près de 11700 votants, ça frise les 2%. Quant aux votants, ils ne représentaient que 73% des 16000 inscrits. En clair, près de trente pour cent des 16.013 personnes qui disaient souhaiter participer à ce scrutin ont laissé leurs coordonnées bancaires, se sont fait prélever les frais de participation, mais n’ont pas pris la parole.

Il n’empêche: le 1er secrétaire fédéral de la FFE-PS Boris Faure se félicite auprès de Soir Américain du « quasi-doublement du nombre de votants par rapport à primaire 2011« . En 2011, 6.800 Français de l’étranger avaient voté au premier tour (7.200 au second), accordant à Martine Aubry plus de 39% des voix du premier tour et plus de 55% de celles du second.

Par ailleurs Boris Faure rappelle à Soir Américain que les chiffres de la primaire à droite « ont été obtenus grâce à une période de préinscription quatre fois plus longue que la nôtre« . Pas faux. Et on pourrait même ajouter que le calendrier était très défavorable pour tenter de faire voter des électeurs non affiliés à un parti politique: il fallait s’y prendre juste durant les congés des fêtes de fin d’année. Un calendrier taillé il est vrai à l’origine pour ne pas obliger le président Hollande à se déclarer trop vite.

Plan Nord: un partenariat Québec-Monaco

Le Premier ministre du Québec Philippe Couillard et S.A.S. le Prince Albert II de Monaco étaient ce mardi 13 décembre à la séance de signature d’une convention-cadre visant à soutenir des projets de coopération entre le Gouvernement du Québec, la Société du Plan Nord, et la Fondation Prince Albert II de Monaco.

Cette convention-cadre à été signée par la ministre des Relations internationales et de la Francophonie Christine St-Pierre et le P-Dg de la Société du Plan Nord Robert Sauvé (pour le Québec), ainsi que par le vice-président et administrateur délégué de la Fondation Prince Albert II de Monaco S. E. Bernard Fautrier et la présidente de la branche canadienne de cette fondation la docteure Diane Vachon.

Photo

Photo récupérée sur le compte Twitter du MRIF-Québec

La cérémonie se déroulait en marge du Forum Arctic Circle, qui s’est tenu du 11 au 13 décembre à Québec. Le but annoncé de cet accord est d’intensifier les projets de coopération sur,le territoire du Plan Nord par le soutien d’initiatives techniques, scientifiques et méthodologiques pour répondre aux enjeux de cette région et favoriser le développement durable.

« Grâce à cette convention, nous nous donnons un nouvel outil pour poursuivre nos efforts en matière de lutte contre les changements climatiques en territoire nordique, d’énergies renouvelables et de protection de la biodiversité. Cela témoigne de la reconnaissance internationale de l’expertise québécoise dans ces domaines« , a estimé le Premier ministre Philippe Couillard.

« Je me réjouis de la collaboration entre le Gouvernement du Québec et la branche canadienne de ma fondation pour l’avancement de la recherche scientifique et appliquée dans le domaine de la biodiversité de la région arctique. Les efforts investis par le Québec dans le développement durable et respectueux de cette région, notamment au regard des communautés autochtones, méritent nos encouragements et nos éloges« , lui a répondu le Prince Albert II de Monaco.

Dans la journée de mardi, le Prince Albert II de Monaco devait également participer à la séance spéciale du Forum sur les changements climatiques aux côtés du ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, David Heurtel, précisent les services du Premier ministre.

Retour en France: l’union fait la force

Anne-Laure Fréant, fondatrice en 2015 du site Retour en France et auteure du Guide 2016 (l’édition 2017 est en préparation), a vécu six ans à l’étranger, entamant son périple par un PVT au Québec. Rentrée en France il y a deux ans, confrontée comme beaucoup à des démarches et à l’incompréhension des autres, elle a créé également un groupe Facebook d’entraide fort de plus de six mille membres. Ce dimanche, elle lance un appel que nous reproduisons ci-dessous.


Lettre à ceux qui connaissent l’importance de ce qu’ils ne font pas

Le 27 Novembre, en face d’un beau tableau.

Cher toi,

J’espère que cette lettre te trouve en bonne forme, positif, serein, aligné avec toi-même. Si ce n’est pas le cas, je te souhaite de trouver une chose à faire (ou justement, à ne pas faire) aujourd’hui pour que ça s’arrange.

Cela fait maintenant deux ans que le projet « Retour en France » a commencé.

Deux ans depuis la création du groupe facebook d’entraide qui compte aujourd’hui 6 412 membres et des centaines de posts, commentaires, messages privés dont j’ignore l’existence, rencontres improvisées dans plusieurs villes du monde dont j’ignore aussi, la plupart du temps, l’existence, pour l’apprendre parfois fortuitement des mois plus tard.

« Tiens, je t’ai pas dis, mais j’ai connu ton groupe en faisant un apéro sympa à Toronto ! »

« L’autre jour, à Kiev, une expat m’a dit quoooiiiii tu connais pppaaaaasss le groupe d’entraide pour le retour en France ? »

C’est génial, franchement.
J’espère qu’ensemble on arrivera à structurer tout ça pour que ce projet se déploie de toute son envergure, c’est à dire le monde des francophones nomades (pour l’instant), mais aussi le sujet du changement, du multiple, de l’inclusif, et des impacts que cela aura sur la société française (ses entreprises, ses emplois, sa culture, ses institutions) dans les années à venir.

(Si ça te parle, tu peux rejoindre le groupe de réflexion collective qui démarre enfin en vue de créer une structure ensemble début 2017. Laisse moi un petit mot pour être informé de la prochaine rencontre !).

En deux ans, j’ai l’impression d’avoir fait énormément de choses.
Mais le plus dur ce n’est pas ça.
Ce sont les centaines de choses que j’ai décidé de ne pas faire.

Même quand tout le monde te dit qu’il faut le faire.
Même quand personne ne comprends vraiment ce que tu veux faire.
Même quand tout le monde pense avoir compris et te prends pour une andouille parce que tu ne fais pas ce qu’ils te disent de faire.

Comme choisir entre une vocation commerciale et une vocation sociale, par exemple.

Ca recommence !
Tu ne peux pas être chti-franco-anglo canadienne !
Tu ne peux pas parler à moitié anglais, à moitié français !
CHOISIS, nom de dieu.
C’est terrible cette obsession du choix.

No thanks ! 

Car si on se plie toujours à choisir entre des catégories pré-existantes, on n’invente rien, on reproduit.
On continue avec ce caillou dans la chaussure que tout le monde se refile, ce truc pas pratique qui emmerde tout le monde depuis 75 ans mais « on va pas se plaindre, on a une chaussure ! ».

L’associatif pur ne permet pas de se rémunérer pour le travail que l’on fait.
Le commercial pur ne permet pas de valoriser le caractère social de ce que l’on fait.
Le scientifique pur ne permet pas de communiquer directement avec le grand public.

Et moi je veux faire les trois.

Parce que je crois que les réponses aux problématiques complexes d’aujourd’hui sont à la croisée de tout ça.

  • Répondre à des enjeux de société en mobilisant l’intelligence collective.
  • Impliquer toutes les parties prenantes dans la construction du savoir.
  • Vulgariser le savoir existant pour le rendre opérationnel et donc « commercialisable ».
  • Pérénniser la recherche en la finançant par une activité commerciale raisonnée.
  • Faire évoluer l’offre commerciale grâce aux nouveaux savoirs issus des recherches
  • Ouvrir la connaissance ainsi produite à toutes les parties prenantes, y compris le grand public.

BON. 
Simple, quoi ?

Je ne sais pas si on va y arriver, mais au moins on aura le mérite d’essayer quelque chose de nouveau, pour moi évident et nécessaire aujourd’hui.

Projet de recherche sur un sujet bien précis (« soigner ceux qui bougent entre les cultures et entre les mondes »), notre initiative sera aussi et surtout un laboratoire sur les méthodes de travail du monde de demain.

La vraie thématique, c’est le changement et comment nous le vivons, en tant qu’êtres humains qui ont besoin d’ancrage et de sécurité pour vivre.

On y fera de l’interculturel, en vrai.

Privé ET public.
Commercial ET social.
Durable ET innovant.
Pointu ET accessible.

Soyez fiers de ce que vous ne faîtes pas.
Souvent, il y a une bonne raison 🙂

Très belle semaine,

Anne-Laure

Un guichet unique pour les impatriés en Ile de France à partir de l’automne 2017

Le député de la circonscription a informé ses concitoyens qu’un guichet unique à destination des Français souhaitant revenir s’installer en Ile-de-France sera expérimenté à partir de la rentrée 2017.

« Cette initiative permettra à chacun d’obtenir toutes les informations et services pour lever les difficultés administratives en matière fiscale, sociale, éducative ou d’obtenir un soutien en terme d’emploi ou de logement » peut-on ainsi lire dans le courriel. Valérie Pécresse souligne dans sa correspondance (ci-dessous) l’implication du député et celle de l’Union des Français de l’Étranger Paris dans cette initiative, et mentionne la complémentarité de la démarche avec le guichet unique « Choose Paris » à destination des entreprises.

Le député précise travailler avec d’autres régions pour générer des initiatives semblables.

7vn3a6hq1fe

Enregistrer

Enregistrer

Yan Chantrel en campagne pour les Législatives 2017

Le 3 novembre 2016, Yan Chantrel venait à Québec pour la deuxième fois rencontrer les électeurs de la circonscription où il est candidat depuis septembre sous la bannière du Parti socialiste.

C’est un jeune (37 ans) candidat plein d’énergie qui a commencé à parcourir la circonscription très en avance, pour présenter un projet résolument affiché comme « progressiste » et convaincre les électeurs. La stratégie rappelle évidemment celle -payante- de Corine Narassiguin en 2012 (il faisait alors partie de son équipe de campagne), qui était partie très tôt pour faire campagne et sillonner la zone. Accompagné du sénateur Jean-Yves Leconte, il rencontrait des membres de la communauté française de Québec en petit comité. Soir Américain l’a interrogé sur ses ambitions et motivations.

Rejoindre les électeurs, avec un projet « progressiste »

Comment rejoindre une circonscription si grande, et si peu mobilisée? Il a décidé de s’y consacrer à temps plein, ayant pris un congé sans solde et assumant les risques personnel et financier d’une campagne. Il attend également de sa plateforme qu’elle puisse générer des idées et mobiliser les citoyens. Cette idée de faire remonter ce qui vient du terrain articule d’ailleurs l’idée qu’il se fait d’un éventuel mandat.

Siégeant à l’AFE depuis 2014 (il fait partie de la Commission du commerce extérieur, du développement durable, de l’emploi et de la formation) au sein du groupe Français du monde, écologie et solidarité, il souhaite faire valoir « notre particularité en tant que Français progressistes d’Amérique du nord ». Yan Chantrel se pose également en candidat de la base, émergeant d’une primaire locale et tirant sa légitimité du terrain, affirmant que les gens ont bien compris sa démarche. Interrogé sur l’impact d’une étiquette PS et le mécontentement hexagonal, il se pose en « agitateur d’idées du PS », qu’il souhaite « réformer de l’intérieur » et fait valoir certaines positions de la FFE-PS « opposées au gouvernement », tout en affirmant ne pas être redevable des instances centrales.

Le député des français de l’étranger, un député comme les autres?

Yan Chantrel, le 3 novembre 2016. Photo DR.

Yan Chantrel, le 3 novembre 2016. Photo DR.

L’homme conçoit le rôle de député des français de l’étranger comme très particulier, représentant plusieurs cultures, non juste celle du français expatrié. Un éloignement géographique qui permet un certain recul, pour pouvoir dire à l’Hexagone le positif comme le négatif. Pour Yan Chantrel, les français n’ont pas toujours conscience de ce qui se passe bien dans le pays, et il peut être intéressant de le leur rappeler, de l’extérieur, de faire reconnaitre l’apport et la richesse des français de l’étranger, de casser l’idée auprès de l’opinion publique française que leur compatriotes s’exilent pour des causes fiscales.

Des enjeux majeurs

L’accès à l’éducation en français est l’un des premiers enjeux qu’il souhaite défendre, sans toutefois la réduire à la seule fréquentation des lycées français. Plus que des bourses, ce sont avant tout des initiatives du type FLAM ou une prise en charge des cours du CNED pour permettre le maintien du lien avec l’instruction française qui sont privilégiées dans son programme, qui s’inscrit dans une perspective plus globale de diplomatie par la francophonie.

Interrogé sur les valeurs fondamentales qui sous-tendent son engagement, le candidat a tenu a parler de citoyenneté, celle qui n’a pas de frontière, qui permet d’éviter le repli sur soi. Dénonçant une gauche « parfois trop défensive » sur cet enjeu, se prononçant contre l’assimilation au profit de l’intégration, il souhaite « mener cette bataille » et promouvoir des valeurs d’ouverture et de diversité. Des valeurs qui passeraient concrètement par une mobilité des jeunes français de 18 à 25 ans, qui iraient passer un mois à l’étranger, pris en charge par l’État.

Le candidat poursuit sa campagne dans le nord-est de la circonscription dans les prochaines semaines. Il se déplacera vers l’ouest en janvier.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Djihad, en ouverture de la conférence Québec UNESCO sur Internet et la radicalisation des jeunes

La pièce de théâtre Djihad, écrite et mise en scène par Ismaël Saïdi, a été présentée ce 30 octobre en ouverture de la conférence Québec Unesco sur Internet et la radicalisation des jeunes. Une pièce drôle-amère tout en nuances, saluée d’une ovation debout de tous les spectateurs.

L’histoire est désormais connue: trois « pieds nickelés du djihad », que l’on suit le long de leur périple chaotique jusqu’en Syrie. Arrivés là par des chemins différents, mais pas par hasard, et dont l’un des points communs est de n’avoir jamais lu le Coran: ces trois jeunes ont-ils vraiment fait le choix de partir combattre? Voici une tragi-comédie qui se déroule inéluctablement sous nos yeux, et dont les répliques ciselées, contemporaines, sont aussi drôles qu’âpres et caustiques. La pièce soulève autant de questions que l’on peut s’en poser lorsqu’on aborde le sujet de la radicalisation, et permet d’ouvrir ces deux jours de colloque sous de bons auspices.

« La mosquée, c’est l’endroit où je rêve qu’il y ait des bacs +5 dans différents domaines, mais aujourd’hui ça c’est pas le cas« , a précisé l’auteur lors du débat suivant la représentation. Pour lui, la prévention est centrale, et il pointe la mosquée « comme étant la solution« .

La pièce est un succès en Europe, en Belgique où elle attiré plus de 60.000 spectateurs et reçu le label d’utilité publique (ce qui permet aux écoles de recevoir des subventions pour que les enfants puissent assister à sa représentation) ou en France, où elle est jouée depuis septembre jusqu’en décembre, à Paris et ailleurs. Elle sera jouée à Montréal les 1er et 2 novembre à guichets fermés. Elle a été jouée devant les sénateurs français en octobre, à l’initiative de François Zochetto, président du groupe UDI-UC, et Nathalie Goulet, sénatrice UDI-UC de l’Orne et rapporteur de la mission d’information sur « l’organisation, la place et le financement de l’islam en France et de ses lieux de culte ».

Ce mois-ci, Ismaël Saïdi était l’Invité de TV5 Monde (Patrick Simonin). On peut l’entendre présenter sa pièce.

Élections 2017: les démarches indispensables en 2016

Deux scrutins auront lieu en 2017: l’élection présidentielle prévue en avril et mai, et les législatives, annoncées en mai et juin. Alors que vient d’être publiée au Journal officiel du sénat la réponse à une question posée par Louis Duvernois (LR, Français hors de France), il est temps de faire le point sur votre situation électorale…

Dans sa question écrite nº 21233 publiée au JO Sénat du 14 avril 2016, le sénateur Duvernois évoquait les difficultés de l’exercice du droit de vote, notamment en cas de radiation par la commission administrative consulaire. À l’heure « d’une mobilité constante », l’élu craignait que la révision réglementaire des listes ne prive des électeurs de leur droit de vote.

Alors que doit s’ouvrir fin septembre une nouvelle session extraordinaire du Parlement, la réponse du Quai d’Orsay a été publiée au JO Sénat du 8 septembre. Rédigée à l’intention du ministre de l’Intérieur -l’organisateur des scrutins nationaux-, cette question fut transmise au ministre des Affaires étrangères -qui a en charge l’administration des Français de l’étranger.

Tout d’abord, le MAEDI rappelle que l’inscription au Registre dure au maximum cinq ans, et qu’il revient au Français hors de France de procéder à son renouvellement. Si l’inscription arrive prochainement à échéance, « plusieurs relances par courrier électronique et postal » doivent être expédiées par le poste consulaire. Et en 2016 chaque électeur doit être contacté à quatre reprises: deux salves de courriels ont déjà été envoyées mi-juin et mi-juillet aux 1,2 millions d’inscrits que comptent les LEC. Si vous ne les avez pas reçus (y compris dans les indésirables), manifestez-vous auprès de votre consulat. Un troisième envoi massif de courriels doit être effectué mi-septembre, puis un dernier mi-novembre. Et ceci même si votre carte consulaire est valide au-delà de 2017.

Dans le cas où vous auriez déménagé en France ou à l’étranger, ces courriels vous permettront de mettre à jour votre situation électorale, donc de potentiellement vous faire radier sans vous déplacer, ce qui est un préalable à toute demande d’inscription ailleurs…

Dans sa réponse, le ministère des Affaires étrangères rappelle les dispositions de l’article L12 du code électoral, utiles entre autres aux Français récemment retournés en France et ne pouvant pas encore justifier du paiement d’une Taxe d’habitation.

Enfin, cette réponse permet de savoir que, de 2012 à 2016, la population française inscrite au Registre a augmenté de 7,31% (1.710.890 Français cette année contre 1.594.303 en 2012) et le nombre des électeurs inscrits est, de son côté, passé de 1.147.403 en 2012 à 1.212.890 en 2016 (progression de 5,70%).

Notons que le même JO Sénat du 8 septembre, toujours en réponse à une question du sénateur Louis Duvernois, annonce que le nombre de bureaux de vote ouverts en 2017 aux Français de l’étranger sera en augmentation de 10,9% par rapport aux scrutins nationaux de 2012.

Les réponses ministérielles aux questions développées ci-dessus sont disponibles pages 3830 et 3832 de cette édition du JO Sénat.

Ordre national du Mérite: douze récipiendaires en Amérique du Nord pour la promotion de mai

Parmi les quatre décrets de nominations, promotions ou élévations dans l’Ordre national du Mérite publiés au Journal officiel du 15 mai, l’un d’eux (long de 35 pages) concerne les personnes relevant du Ministère des affaires étrangères.

Nous avons repéré pour vous les récipiendaires suivants, tous admis au titre de chevalier:

Au titre du personnel du Ministère

  • Madame Rima Abdul Malak, attachée culturelle à l’Ambassade de France aux États-Unis
  • Monsieur Michel Auguste Henri Clercx, consul général adjoint à Montréal

Au titre du protocole

  • Monsieur Nicolas Émile Brindel, directeur de l’École française bilingue, Consul honoraire de France à Greenville, États-Unis
  • Madame Naïma Charafi, professeure de français (programme de français des Nations-Unies), New York
  • Monsieur Marc Albert Cormier, directeur de SOS Devoirs, service francophone d’aide aux devoirs scolaires, Canada
  • Monsieur Alain Boris Dancyger, directeur général des Grands Ballets Canadiens de Montréal, Canada
  • Madame Fouzia Dine, née Ibrahimi, attachée économique à l’Ambassade de France au Canada
  • Madame Valérie Denise Louise Gautier-Cardin, née Gautier, présidente de l’association Retour des Vétérans en Normandie,  association engagée dans le devoir de mémoire et l’aide aux vétérans américains
  • Madame Corinne Hélène Gayard Mills, née Gayard, professeure de français et consule honoraire à Charleston, États-Unis
  • Monsieur Luc Raoul Louis Hardy, président de Sagax, société de capital-risque, et de Green Cross International, organisation de défense de l’environnement, États-Unis
  • Monsieur Jean-Pierre Pellegrin, haut-fonctionnaire, secrétaire adjoint au Secrétariat aux priorités et aux projets stratégiques au Ministère du Conseil exécutif du Québec, Canada
  • Madame Marie-Claire Ribeill, née Alvès, enseignante, directrice de l’antenne américaine de SKEMA Business School à Raleigh, consule honoraire à Raleigh, États-Unis

Laurence Monmayrant, nouvelle consule générale à Moncton et Halifax

Par décret en date du 10 mai 2016, publié le 12 mai, Mme Laurence Monmayrant, secrétaire des affaires étrangères, en fonctions à l’administration centrale, est nommée consule générale de France à Moncton et Halifax.

Laurence Monmayrant sera la première femmes nommée à Moncton et Halifax, et la troisième des femmes représentant officiellement la France au Canada, après Catherine Feuillet à Montréal et Laurence Haguenauer à Québec. Madame Monmayrant a occupé divers postes à l’étranger, et a notamment œuvré à la Mission permanente de la France auprès des Nations-Unies, ainsi qu’en tant que Consule générale adjointe à Canton, et Première Secrétaire à l’Ambassade de France à Kinshasa.

Le Consulat général de France dans les Provinces atlantiques compte environ  1000 Français inscrits sur les listes consulaires dans les quatre provinces de l’est du Canada. En raison de la restructuration du réseau, certains services consulaires, comme la délivrance des passeports, n’y sont plus offerts.

La nouvelle consule générale remplacera M. Vincent Hommeril, qui avait été nommé en 2012 et qui sera appelé à d’autres fonctions.

Association Québec-France: copié-collé ministériel

Deux questions relatives au soutien financier des activités de l’Association Québec-France (dont le siège à Québec a été fermé) posées par les sénateurs Daniel Reiner (groupe Socialiste et Républicain) et François Zocchetto (UDI-UC) (ni l’un ni l’autre ne sont membres du groupe France-Québec, ou du groupe France-Canada), viennent de recevoir une réponse identique du Secrétariat d’État auprès du ministère des affaires étrangères et du développement international, chargé du développement et de la francophonie. Cette réponse établit les paramètres de la collaboration entre la France et le Québec, en dehors des questions institutionnelles et économiques, et rappelle que le financement passe désormais par des financements sur projets.

« À cet égard, ces financements n’ont vocation à financer ni les frais de fonctionnement d’associations, ni des projets répétés chaque année, afin de promouvoir renouvellement et sens de l’initiative. La commission permanente de coopération franco-québécoise (CPCFQ) a ainsi retenu pour 2015-2016 des projets portés par divers acteurs de la coopération franco-québécoise, dont deux par les associations France-Québec et Québec-France (financement du prix littéraire « Marie-Claire Blais », échanges de jeunes entre municipalités françaises et québécoises). Ces associations sont invitées à soumettre des demandes de financement pour d’autres projets lors du prochain appel à projets de la CPCFQ, qui sera lancé en juin 2016 ».

La réponse du Secrétariat d’État implique également que ce type de financement permet de financer une plus grande variété de projets portés par la société civile :

« L’évolution de ces financements n’induit pas un désengagement de la France et du Québec dans le soutien aux échanges entre les sociétés civiles. Sur l’année 2015, 42 projets portés par des associations françaises et québécoises seront ainsi financés. La diversité des différentes structures (de la petite association locale au pôle de compétitivité) et la variété des thèmes couverts (santé et affaires sociales, justice, culture, économie sociale et solidaire, développement économique, mobilité des jeunes…) démontrent la vitalité des collaborations et des échanges franco-québécois. »