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De nouveaux consuls à Vancouver, Chicago et La Nouvelle-Orléans

Trois nouveaux consuls prendront leurs fonctions prochainement au Canada et aux États-Unis. 

Par décret en date du 20 avril 2017, Philippe Sutter, conseiller des affaires étrangères, est nommé consul général de France à Vancouver, en remplacement de M. Jean-Christophe Tallard-Fleury, appelé à d’autres fonctions. Philippe Sutter est sous-directeur « action multilatérale » (groupe III) à la direction générale des relations internationales et de la stratégie du ministère de la Défense depuis 2015.

Par décret du 20 avril 2017, Guillaume Lacroix, conseiller des affaires étrangères hors classe (cadre d’Orient), est nommé consul général de France à Chicago, en remplacement de M. Vincent Floreani. M. Lacroix est conseiller Afrique au Ministère des Affaires étrangères depuis 2013, et a déjà été premier secrétaire de l’Ambassade de France aux États-Unis entre 2005 et 2009.

Également par décret en date du 20 avril 2017, Vincent Sciama, secrétaire des affaires étrangères principal, est nommé consul général de France à La Nouvelle-Orléans, en remplacement de M. Grégor Trumel. Il était chargé de mission auprès du directeur des Nations unies, des organisations internationales, des droits de l’Homme et de la francophonie depuis janvier 2017. Auparavant, il avait notamment été directeur adjoint puis directeur de cabinet du secrétaire d’État chargé du Développement et de la Francophonie, André Vallini (mars à décembre 2016).

Kareen Rispal nommée ambassadrice au Canada

Par décret du 20 avril 2017, Kareen Rispal est nommée ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de la République française au Canada.

Elle remplace Nicolas Chapuis, appelé à d’autres fonctions. Actuellement directrice des Amériques et des Caraïbes au Ministère des Affaires étrangères et du Développement international, elle a déjà été Conseillère culturelle et de coopération à l’ambassade de France à New York, aux Etats-Unis, de 2006 à 2010.

Kareen Rispal, et le sous-ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Jean-Stéphane Bernard. Photo : Délégation générale du Québec à Paris.

Titulaire d’une maîtrise de droit public, diplômée de Sciences-Po et énarque (promotion Diderot, 1986), elle a travaillé au service de la coopération économique à la direction des Affaires économiques et financières du MAE (1988-1989), été Sous-directrice du droit international économique et du droit communautaire à la direction des Affaires juridiques au sein du même ministère (1997-2000). Directrice du développement durable et des affaires publiques de Lafarge (octobre 2010-août 2014), elle est actuellement membre du Haut-Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes.

En poste à l’étranger, elle a notamment été première conseillère à l’ambassade de France à Londres (2000-2002), secrétaire générale de la délégation française à la 60ème session de l’Assemblée générale des Nations unies (septembre 2005-janvier 2006), et conseillère culturelle et de coopération à l’ambassade de France aux Etats-Unis (2006-2010)

Présidentielle premier tour: des résultats surprenants, surtout au Québec

De nombreux problèmes d’organisation, Montréal (bureau 06) qui commençait à peine à dépouiller à 4h du matin, de la pluie, des files d’attentes interminables, et des résultats surprenants: telles sont les grandes lignes de ce premier tour de l’élection présidentielle en Amérique du nord. 

Selon les résultats quasi-définitifs de Montréal (57.000 électeurs), la participation était semblable à 2012 (environ 41%). A Québec, le total des bureaux donnait une participation de l’ordre de 44%.

À Québec, une pluie continue et des files de longueur variable en fonction de l’heure (ici peu avant 16h)

Si les bureaux de vote ont ouvert globalement à l’heure, les files d’attente se sont vite allongées, au point d’en dissuader plus d’un. À Montréal, par exemple, une pétition à été lancée pour réclamer plusieurs centres de votes, les 24 bureaux montréalais étant situés tous au Collège Stanislas. A Québec, sous une pluie continue, la file d’attente oscillait en fonction du bureau de vote entre 1/2 heure et 1h30 environ. A Toronto, où il n’y avait que deux bureaux de vote pour 6000 électeurs, l’attente est montée jusqu’à 3 heures. A Berkeley, en revanche, pour trois bureaux, pas de temps d’attente.

Frédéric Lefebvre appelle à voter Macron

Au centre de vote de Québec, au collège Stanislas, les affiches de Marine Le Pen étaient absentes. Le Quai d’Orsay a précisé qu’elles n’avaient pas été livrées dans les délais impartis pour être présentes à l’étranger.

En milieu de journée, depuis Los Angeles, Frédéric Lefebvre (député LR sortant de notre circonscription) a appelé « résolument » sur Facebook à voter Emmanuel Macron. « La France a besoin d’addition pas de division. Elle a besoin d’équilibre pas de radicalité » écrit-il notamment.

Il a également envoyé au Président de la République une lettre pour protester contre les conditions d’organisation du vote en Amérique du nord. Il y fait remarquer notamment des radiations abusives des listes électorales, de rattachements « arbitraires » à un nouveau bureau de vote distant parfois de plus de 400 km, de difficultés pour établir des procurations et de personnes qui ont découvert une fois arrivées au bureau de vote qu’elles n’étaient pas inscrites. Sur les quatre bureaux de vote de Québec, trois ont eu durant la journée des électeurs supplémentaires inscrits sur décision du Tribunal administratif de Paris. La cellule de veille parisienne du Tribunal a été sollicitée au moins une dizaine de fois.

Montréal (résultats partiels)

Le Bureau de vote n°6 n’a commencé son dépouillement qu’à 4h du matin. 40,52% des électeurs ont voté. Les bulletins blancs et nuls sont de l’ordre de 1%.

  • Emmanuel Macron: 36%
  • Jean-Luc Mélenchon: 29,5%
  • François Fillon: 14%
  • Benoît Hamon: 9,5%
  • Marine Le Pen: 6,3%

Au bureau de vote nº3 de Québec, l’urne est restée scellée longtemps après la clôture du scrutin: le président et les assesseurs s’affairaient à comprendre un différentiel entre les enveloppes non utilisées et ce qu’il était supposé leur rester. Des recomptages ont permis de comprendre que l’erreur provenait de Paris.

Québec (résultats définitifs)

  • Emmanuel Macron: 30,5%
  • Jean-Luc Mélenchon: 25,5%
  • François Fillon: 15, 75%
  • Marine Le Pen: 13,9%
  • Benoît Hamon: 8,1%

Ottawa-Montréal 

Il s’agit du bureau géographiquement situé à Ottawa, mais pour des électeurs du Québec. Participation de 48%, 1% blancs et nuls.

  • Emmanuel Macron: 37%
  • Jean-Luc Mélenchon: 21,5%
  • François Fillon: 15,7%
  • Marine Le Pen: 11,4%
  • Benoît Hamon: 8,4%

Ottawa-Toronto

Participation:56,4%, blancs ou nuls 1%.

  • Emmanuel Macron: 46,8%
  • François Fillon: 18,4%
  • Jean-Luc Mélenchon: 14,9%
  • Benoît Hamon: 8,6%
  • Marine Le Pen: 6,6%

Vancouver (bureaux 1 et 2)

  • Emmanuel Macron: 39,7%
  • Jean-Luc Mélenchon: 22%
  • François Fillon: 14,5%
  • Benoît Hamon: 12,5%
  • Marine Le Pen: 6,2%

Boston

  • Emmanuel Macron: 55%
  • François Fillon: 22,1%
  • Jean-Luc Mélenchon: 11%
  • Benoît Hamon: 5,7%
  • Marine Le Pen: 2,7%

Palo Alto

  • Emmanuel Macron: 58,9%
  • François Fillon: 24,1%
  • Jean-Luc Mélenchon: 7,1%
  • Benoît Hamon: 4,3%
  • Marine Le Pen: 3,4%

San Diego

  • Emmanuel Macron: 46,8%
  • François Fillon: 26,5%
  • Jean-Luc Mélenchon: 10,1%
  • Marine Le Pen: 7,6%
  • Benoît Hamon: 6%

Selon French Morning, qui se base sur 70% des suffrages dépouillés, Emmanuel Macron dépasse la barre des 50% aux États-Unis. Viennent ensuite François Fillon à plus de 24%, Jean-Luc Mélenchon à 10%, Benoît Hamon à moins de 6% et Marine Le Pen à 3,9%.

Résultats du scrutin des Français hors de France

Le ministère de l’Intérieur a publié lundi 24 avril au soir (heure de Paris) les résultats définitifs des Français de l’étranger. Au total, 44,28% des 1.264.113 inscrits se sont rendus aux urnes. Cette participation -en hausse de six points selon le Quai d’Orsay- correspond  à celle de la circonscription de Québec, mais les résultats sont tout autre. Le grand gagnant est Emmanuel Macron (40,40% des suffrages exprimés), devant François Fillon (26,32%). Jean-Luc Mélenchon est à 15,83%, Benoit Hamon à 6,87%, et Marine Le Pen arrive cinquième avec 6,48%. Le sondage rendu public fin mars ne donnait que les deux premiers dans l’ordre, reléguant Jean-Luc Mélenchon à la cinquième place avec 8%, alors qu’il en a obtenu le double.

À Québec, où le vote pour la candidate du Front national a plus que doublé et frôle les 14%, le maire Régis Labeaume espère que « les Français vont tout faire pour battre sévèrement Mme Le Pen ».

Au final, les résultats France, outremers, et Français de l’étranger (à consulter ici) montrent que François Fillon n’a que 360.000 voix de retard sur Marine Le Pen, et qu’il manquait 600.000 voix à Jean-Luc Mélenchon pour se qualifier. Pour mémoire, en 2002, avec une participation de 71,6% (contre 77,77% cette année), Jean-Marie Le Pen n’avait éliminé Lionel Jospin que de deux cent mille voix. Le Premier ministre socialiste se présentait pour la deuxième fois à la magistrature suprême, le fondateur du Front national en était à sa quatrième candidature.

Avec 4,8 millions de voix, le candidat du FN était qualifié pour le second tour de 2002 (41 millions d’électeurs inscrits). En 2017, si quatre candidats dépassent les sept millions de suffrages exprimés, deux d’entre eux (François Fillon pour Les Républicains et Jean-Luc Mélenchon pour France Insoumise) ratent le coche. Il y avait près de 47,6 millions d’inscrits à ce premier tour.

Le second tour aura lieu samedi 6 mai en Amérique du Nord, à Saint-Pierre et Miquelon, aux Caraïbes, en Amérique du Sud et en Guyane. Il se déroulera le dimanche 7 mai dans le reste du monde. Les bureaux de vote (866 à l’étranger, un peu moins de 70.000 en France et dans les outremers) seront ouverts de 8h à 19h (heure locale), sauf les bureaux fermant plus tardivement. Ceux du Canada qui ferment à 20h sont indiqués ici et .

Sujet réactualisé régulièrement.

Damien Regnard annonce sa candidature

Damien Regnard, conseiller AFE depuis 2009, a annoncé ce vendredi 14 avril sa candidature aux législatives de 2017 dans notre circonscription. 

Âgé de 51 ans, établi en Louisiane depuis une vingtaine d’années, il s’était déjà présenté à la législative partielle de 2013. Natif de Paris, mais d’origine auvergnate, il a navigué enfant entre Montréal et Lyon et étudié à Aix-en-Provence. Sa carrière professionnelle a débuté dans l’immobilier avant de se réorienter dans les activités de service au commerce international. En s’installant en Louisiane, il a développé la filiale américaine d’un grand groupe français.

« Je suis votre candidat […] Je partage le dynamisme de ceux qui ont choisi l’aventure de mener leur vie à l’étranger tout en portant haut la fierté de leur pays d’origine, notre France » indique-t-il dans l’annonce de sa candidature.

Présidentielle: le « grand débat » vu de Québec

Mercredi 5 avril, au lendemain du débat BFMTV-CNews, IciQuébec, l’antenne de Radio Canada à la Capitale nationale, invitait trois Français inscrits sur la liste électorale consulaire.

Romain, Fabien, et Manon avaient été conviés en fin d’après-midi à s’exprimer au micro de Catherine Lachaussée sur leur impressions d’après-débat ainsi que sur le climat politique entourant l’élection présidentielle, dont le premier tour aura lieu le samedi 22 avril dans notre circonscription.

L’émission est à réécouter ici (onglet « Accès à tous les sujets », sélectionner « Élections en France »).

Pour savoir à quelle heure ferme votre bureau de vote à l’occasion de la présidentielle, lire ici. Pour le sondage BVA relatif aux intentions de vote des Français de l’étranger, c’est là.

Primaires citoyennes: trois électeurs sur dix ont payé mais pas voté

Les résultats des Primaires citoyennes, dites « primaires de gauche » réservent deux surprises sur le vote des Français de l’étranger: d’une part trois électeurs sur dix ont payé mais ne se sont pas exprimés, d’autre part le mieux placé des demi-finalistes est Benoit Hamon, contrairement à d’autres scrutins… dont la primaire de droite, le dernier en date.

Les chiffres que Soir Américain s’est procurés donnent Benoit Hamon en première position, avec 35,67% des suffrages exprimés, devant Manuel Valls, qui n’obtient que 28,15% des voix. Chez les Français de l’étranger, on vote encore moins Valls que chez les électeurs de France, de Corse, et des outremers: les résultats définitifs publiés le 25 janvier donnent un peu plus de 31% à l’ancien Premier ministre de François Hollande.

Pour mémoire, lors de la primaire de la droite et du centre, Alain Juppé était arrivé largement en tête au premier tour, avec 45% des suffrages contre 37 pour François Fillon. La vapeur s’était inversée au second tour avec quasiment un 52/48 en faveur de l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy.

La participation, par ailleurs, est surprenante: dans les deux élections primaires, il fallait être inscrit sur les listes électorales consulaires (LEC) pour procéder à la préinscription à ce choix partisan, et aussi… laisser ses coordonnées bancaires pour prélèvement, que l’on vote ou non.

À droite, environ 58.600 inscriptions ont été validées et le scrutin n’a réuni que 53.000 électeurs au premier tour et 49.500 au second. En clair, 90% des électeurs ont voté lorsque Nicolas Sarkozy a été éliminé, et 84,5% pour départager les deux finalistes. Le nombre de bulletins blancs était marginal (de l’ordre de 200). Deux cents bulletins blancs, c’est aussi ce que Solférino a trouvé en dépouillant les Français de l’étranger: 227 précisément. Sauf que 227 blancs pour près de 11700 votants, ça frise les 2%. Quant aux votants, ils ne représentaient que 73% des 16000 inscrits. En clair, près de trente pour cent des 16.013 personnes qui disaient souhaiter participer à ce scrutin ont laissé leurs coordonnées bancaires, se sont fait prélever les frais de participation, mais n’ont pas pris la parole.

Il n’empêche: le 1er secrétaire fédéral de la FFE-PS Boris Faure se félicite auprès de Soir Américain du « quasi-doublement du nombre de votants par rapport à primaire 2011« . En 2011, 6.800 Français de l’étranger avaient voté au premier tour (7.200 au second), accordant à Martine Aubry plus de 39% des voix du premier tour et plus de 55% de celles du second.

Par ailleurs Boris Faure rappelle à Soir Américain que les chiffres de la primaire à droite « ont été obtenus grâce à une période de préinscription quatre fois plus longue que la nôtre« . Pas faux. Et on pourrait même ajouter que le calendrier était très défavorable pour tenter de faire voter des électeurs non affiliés à un parti politique: il fallait s’y prendre juste durant les congés des fêtes de fin d’année. Un calendrier taillé il est vrai à l’origine pour ne pas obliger le président Hollande à se déclarer trop vite.

Plan Nord: un partenariat Québec-Monaco

Le Premier ministre du Québec Philippe Couillard et S.A.S. le Prince Albert II de Monaco étaient ce mardi 13 décembre à la séance de signature d’une convention-cadre visant à soutenir des projets de coopération entre le Gouvernement du Québec, la Société du Plan Nord, et la Fondation Prince Albert II de Monaco.

Cette convention-cadre à été signée par la ministre des Relations internationales et de la Francophonie Christine St-Pierre et le P-Dg de la Société du Plan Nord Robert Sauvé (pour le Québec), ainsi que par le vice-président et administrateur délégué de la Fondation Prince Albert II de Monaco S. E. Bernard Fautrier et la présidente de la branche canadienne de cette fondation la docteure Diane Vachon.

Photo

Photo récupérée sur le compte Twitter du MRIF-Québec

La cérémonie se déroulait en marge du Forum Arctic Circle, qui s’est tenu du 11 au 13 décembre à Québec. Le but annoncé de cet accord est d’intensifier les projets de coopération sur,le territoire du Plan Nord par le soutien d’initiatives techniques, scientifiques et méthodologiques pour répondre aux enjeux de cette région et favoriser le développement durable.

« Grâce à cette convention, nous nous donnons un nouvel outil pour poursuivre nos efforts en matière de lutte contre les changements climatiques en territoire nordique, d’énergies renouvelables et de protection de la biodiversité. Cela témoigne de la reconnaissance internationale de l’expertise québécoise dans ces domaines« , a estimé le Premier ministre Philippe Couillard.

« Je me réjouis de la collaboration entre le Gouvernement du Québec et la branche canadienne de ma fondation pour l’avancement de la recherche scientifique et appliquée dans le domaine de la biodiversité de la région arctique. Les efforts investis par le Québec dans le développement durable et respectueux de cette région, notamment au regard des communautés autochtones, méritent nos encouragements et nos éloges« , lui a répondu le Prince Albert II de Monaco.

Dans la journée de mardi, le Prince Albert II de Monaco devait également participer à la séance spéciale du Forum sur les changements climatiques aux côtés du ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, David Heurtel, précisent les services du Premier ministre.

Retour en France: l’union fait la force

Anne-Laure Fréant, fondatrice en 2015 du site Retour en France et auteure du Guide 2016 (l’édition 2017 est en préparation), a vécu six ans à l’étranger, entamant son périple par un PVT au Québec. Rentrée en France il y a deux ans, confrontée comme beaucoup à des démarches et à l’incompréhension des autres, elle a créé également un groupe Facebook d’entraide fort de plus de six mille membres. Ce dimanche, elle lance un appel que nous reproduisons ci-dessous.


Lettre à ceux qui connaissent l’importance de ce qu’ils ne font pas

Le 27 Novembre, en face d’un beau tableau.

Cher toi,

J’espère que cette lettre te trouve en bonne forme, positif, serein, aligné avec toi-même. Si ce n’est pas le cas, je te souhaite de trouver une chose à faire (ou justement, à ne pas faire) aujourd’hui pour que ça s’arrange.

Cela fait maintenant deux ans que le projet « Retour en France » a commencé.

Deux ans depuis la création du groupe facebook d’entraide qui compte aujourd’hui 6 412 membres et des centaines de posts, commentaires, messages privés dont j’ignore l’existence, rencontres improvisées dans plusieurs villes du monde dont j’ignore aussi, la plupart du temps, l’existence, pour l’apprendre parfois fortuitement des mois plus tard.

« Tiens, je t’ai pas dis, mais j’ai connu ton groupe en faisant un apéro sympa à Toronto ! »

« L’autre jour, à Kiev, une expat m’a dit quoooiiiii tu connais pppaaaaasss le groupe d’entraide pour le retour en France ? »

C’est génial, franchement.
J’espère qu’ensemble on arrivera à structurer tout ça pour que ce projet se déploie de toute son envergure, c’est à dire le monde des francophones nomades (pour l’instant), mais aussi le sujet du changement, du multiple, de l’inclusif, et des impacts que cela aura sur la société française (ses entreprises, ses emplois, sa culture, ses institutions) dans les années à venir.

(Si ça te parle, tu peux rejoindre le groupe de réflexion collective qui démarre enfin en vue de créer une structure ensemble début 2017. Laisse moi un petit mot pour être informé de la prochaine rencontre !).

En deux ans, j’ai l’impression d’avoir fait énormément de choses.
Mais le plus dur ce n’est pas ça.
Ce sont les centaines de choses que j’ai décidé de ne pas faire.

Même quand tout le monde te dit qu’il faut le faire.
Même quand personne ne comprends vraiment ce que tu veux faire.
Même quand tout le monde pense avoir compris et te prends pour une andouille parce que tu ne fais pas ce qu’ils te disent de faire.

Comme choisir entre une vocation commerciale et une vocation sociale, par exemple.

Ca recommence !
Tu ne peux pas être chti-franco-anglo canadienne !
Tu ne peux pas parler à moitié anglais, à moitié français !
CHOISIS, nom de dieu.
C’est terrible cette obsession du choix.

No thanks ! 

Car si on se plie toujours à choisir entre des catégories pré-existantes, on n’invente rien, on reproduit.
On continue avec ce caillou dans la chaussure que tout le monde se refile, ce truc pas pratique qui emmerde tout le monde depuis 75 ans mais « on va pas se plaindre, on a une chaussure ! ».

L’associatif pur ne permet pas de se rémunérer pour le travail que l’on fait.
Le commercial pur ne permet pas de valoriser le caractère social de ce que l’on fait.
Le scientifique pur ne permet pas de communiquer directement avec le grand public.

Et moi je veux faire les trois.

Parce que je crois que les réponses aux problématiques complexes d’aujourd’hui sont à la croisée de tout ça.

  • Répondre à des enjeux de société en mobilisant l’intelligence collective.
  • Impliquer toutes les parties prenantes dans la construction du savoir.
  • Vulgariser le savoir existant pour le rendre opérationnel et donc « commercialisable ».
  • Pérénniser la recherche en la finançant par une activité commerciale raisonnée.
  • Faire évoluer l’offre commerciale grâce aux nouveaux savoirs issus des recherches
  • Ouvrir la connaissance ainsi produite à toutes les parties prenantes, y compris le grand public.

BON. 
Simple, quoi ?

Je ne sais pas si on va y arriver, mais au moins on aura le mérite d’essayer quelque chose de nouveau, pour moi évident et nécessaire aujourd’hui.

Projet de recherche sur un sujet bien précis (« soigner ceux qui bougent entre les cultures et entre les mondes »), notre initiative sera aussi et surtout un laboratoire sur les méthodes de travail du monde de demain.

La vraie thématique, c’est le changement et comment nous le vivons, en tant qu’êtres humains qui ont besoin d’ancrage et de sécurité pour vivre.

On y fera de l’interculturel, en vrai.

Privé ET public.
Commercial ET social.
Durable ET innovant.
Pointu ET accessible.

Soyez fiers de ce que vous ne faîtes pas.
Souvent, il y a une bonne raison 🙂

Très belle semaine,

Anne-Laure

Un guichet unique pour les impatriés en Ile de France à partir de l’automne 2017

Le député de la circonscription a informé ses concitoyens qu’un guichet unique à destination des Français souhaitant revenir s’installer en Ile-de-France sera expérimenté à partir de la rentrée 2017.

« Cette initiative permettra à chacun d’obtenir toutes les informations et services pour lever les difficultés administratives en matière fiscale, sociale, éducative ou d’obtenir un soutien en terme d’emploi ou de logement » peut-on ainsi lire dans le courriel. Valérie Pécresse souligne dans sa correspondance (ci-dessous) l’implication du député et celle de l’Union des Français de l’Étranger Paris dans cette initiative, et mentionne la complémentarité de la démarche avec le guichet unique « Choose Paris » à destination des entreprises.

Le député précise travailler avec d’autres régions pour générer des initiatives semblables.

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Yan Chantrel en campagne pour les Législatives 2017

Le 3 novembre 2016, Yan Chantrel venait à Québec pour la deuxième fois rencontrer les électeurs de la circonscription où il est candidat depuis septembre sous la bannière du Parti socialiste.

C’est un jeune (37 ans) candidat plein d’énergie qui a commencé à parcourir la circonscription très en avance, pour présenter un projet résolument affiché comme « progressiste » et convaincre les électeurs. La stratégie rappelle évidemment celle -payante- de Corine Narassiguin en 2012 (il faisait alors partie de son équipe de campagne), qui était partie très tôt pour faire campagne et sillonner la zone. Accompagné du sénateur Jean-Yves Leconte, il rencontrait des membres de la communauté française de Québec en petit comité. Soir Américain l’a interrogé sur ses ambitions et motivations.

Rejoindre les électeurs, avec un projet « progressiste »

Comment rejoindre une circonscription si grande, et si peu mobilisée? Il a décidé de s’y consacrer à temps plein, ayant pris un congé sans solde et assumant les risques personnel et financier d’une campagne. Il attend également de sa plateforme qu’elle puisse générer des idées et mobiliser les citoyens. Cette idée de faire remonter ce qui vient du terrain articule d’ailleurs l’idée qu’il se fait d’un éventuel mandat.

Siégeant à l’AFE depuis 2014 (il fait partie de la Commission du commerce extérieur, du développement durable, de l’emploi et de la formation) au sein du groupe Français du monde, écologie et solidarité, il souhaite faire valoir « notre particularité en tant que Français progressistes d’Amérique du nord ». Yan Chantrel se pose également en candidat de la base, émergeant d’une primaire locale et tirant sa légitimité du terrain, affirmant que les gens ont bien compris sa démarche. Interrogé sur l’impact d’une étiquette PS et le mécontentement hexagonal, il se pose en « agitateur d’idées du PS », qu’il souhaite « réformer de l’intérieur » et fait valoir certaines positions de la FFE-PS « opposées au gouvernement », tout en affirmant ne pas être redevable des instances centrales.

Le député des français de l’étranger, un député comme les autres?

Yan Chantrel, le 3 novembre 2016. Photo DR.

Yan Chantrel, le 3 novembre 2016. Photo DR.

L’homme conçoit le rôle de député des français de l’étranger comme très particulier, représentant plusieurs cultures, non juste celle du français expatrié. Un éloignement géographique qui permet un certain recul, pour pouvoir dire à l’Hexagone le positif comme le négatif. Pour Yan Chantrel, les français n’ont pas toujours conscience de ce qui se passe bien dans le pays, et il peut être intéressant de le leur rappeler, de l’extérieur, de faire reconnaitre l’apport et la richesse des français de l’étranger, de casser l’idée auprès de l’opinion publique française que leur compatriotes s’exilent pour des causes fiscales.

Des enjeux majeurs

L’accès à l’éducation en français est l’un des premiers enjeux qu’il souhaite défendre, sans toutefois la réduire à la seule fréquentation des lycées français. Plus que des bourses, ce sont avant tout des initiatives du type FLAM ou une prise en charge des cours du CNED pour permettre le maintien du lien avec l’instruction française qui sont privilégiées dans son programme, qui s’inscrit dans une perspective plus globale de diplomatie par la francophonie.

Interrogé sur les valeurs fondamentales qui sous-tendent son engagement, le candidat a tenu a parler de citoyenneté, celle qui n’a pas de frontière, qui permet d’éviter le repli sur soi. Dénonçant une gauche « parfois trop défensive » sur cet enjeu, se prononçant contre l’assimilation au profit de l’intégration, il souhaite « mener cette bataille » et promouvoir des valeurs d’ouverture et de diversité. Des valeurs qui passeraient concrètement par une mobilité des jeunes français de 18 à 25 ans, qui iraient passer un mois à l’étranger, pris en charge par l’État.

Le candidat poursuit sa campagne dans le nord-est de la circonscription dans les prochaines semaines. Il se déplacera vers l’ouest en janvier.

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