Archives de Catégorie: France-Québec

L’Appel de Québec est en ligne

Les participants de la Conférence Québec UNESCO, réunis à la Capitale nationale depuis dimanche 30 octobre, souhaitent « mettre en place un environnement inclusif et pertinent propre à assurer la prévention efficace de la radicalisation et de l’extrémisme violent ».

Illustration: dans un couloir du Centre des congrès de Québec, la version anglaise est annoncée pour bientôt (photo: F.A.)

Illustration (cliquez pour voir en grand): dans un couloir du Centre des congrès de Québec, la version anglaise est annoncée pour bientôt (photo: F.A.)

La radicalisation violente n’étant pas l’apanage d’une seule religion, d’une seule idéologie, ou d’un seul peuple, les congressistes estiment que la prévention « est une responsabilité commune au regard des principes et des valeurs consacrés par de nombreux instruments internationaux relatifs aux droits de la personne ».

Un texte en sept considérants, que la ministre des Relations internationales et de la Francophonie Christine St-Pierre avait appelé de ses vœux dès dimanche après-midi, détaille les cinq points de cet Appel de Québec.

 


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Djihad, en ouverture de la conférence Québec UNESCO sur Internet et la radicalisation des jeunes

La pièce de théâtre Djihad, écrite et mise en scène par Ismaël Saïdi, a été présentée ce 30 octobre en ouverture de la conférence Québec Unesco sur Internet et la radicalisation des jeunes. Une pièce drôle-amère tout en nuances, saluée d’une ovation debout de tous les spectateurs.

L’histoire est désormais connue: trois « pieds nickelés du djihad », que l’on suit le long de leur périple chaotique jusqu’en Syrie. Arrivés là par des chemins différents, mais pas par hasard, et dont l’un des points communs est de n’avoir jamais lu le Coran: ces trois jeunes ont-ils vraiment fait le choix de partir combattre? Voici une tragi-comédie qui se déroule inéluctablement sous nos yeux, et dont les répliques ciselées, contemporaines, sont aussi drôles qu’âpres et caustiques. La pièce soulève autant de questions que l’on peut s’en poser lorsqu’on aborde le sujet de la radicalisation, et permet d’ouvrir ces deux jours de colloque sous de bons auspices.

« La mosquée, c’est l’endroit où je rêve qu’il y ait des bacs +5 dans différents domaines, mais aujourd’hui ça c’est pas le cas« , a précisé l’auteur lors du débat suivant la représentation. Pour lui, la prévention est centrale, et il pointe la mosquée « comme étant la solution« .

La pièce est un succès en Europe, en Belgique où elle attiré plus de 60.000 spectateurs et reçu le label d’utilité publique (ce qui permet aux écoles de recevoir des subventions pour que les enfants puissent assister à sa représentation) ou en France, où elle est jouée depuis septembre jusqu’en décembre, à Paris et ailleurs. Elle sera jouée à Montréal les 1er et 2 novembre à guichets fermés. Elle a été jouée devant les sénateurs français en octobre, à l’initiative de François Zochetto, président du groupe UDI-UC, et Nathalie Goulet, sénatrice UDI-UC de l’Orne et rapporteur de la mission d’information sur « l’organisation, la place et le financement de l’islam en France et de ses lieux de culte ».

Ce mois-ci, Ismaël Saïdi était l’Invité de TV5 Monde (Patrick Simonin). On peut l’entendre présenter sa pièce.

Valls au Canada, au Québec, et à SPM: trois petits jours et puis s’en va

Initialement prévue en juin afin d’être à Saint-Pierre et Miquelon le 18 pour les festivités du Bicentenaire de la rétrocession, la visite de Manuel Valls au Canada, au Québec et à SPM avait été reportée à l’automne en raison de la situation en France.

Envoyé aux rédactions de France le 30 septembre, un communiqué précise que le Premier ministre se rendra « au Canada, y compris au Québec », alors que les rencontres alternées, instaurées en 1977, n’avaient pas vu la venue au Québec d’un Premier ministre français depuis mars 2013 (à l’époque Jean-Marc Ayrault, depuis devenu ministre des Affaires étrangères).

Le voyage de Manuel Valls sera dans les faits très bref: un départ de Paris le mercredi 12 octobre, à l’issue du conseil des ministres, une partie de la journée du 13 avec Justin Trudeau à Ottawa, ne laissant presque que le vendredi 14 à l’agenda pour la 19e édition des rencontres alternées: le Premier ministre a en effet décidé de se rendre sur l’archipel de Saint-Pierre et Miquelon le samedi 15… Autant dire que tous les sujets n’auront pas le temps d’être abordés. On peut par exemple penser aux vétérinaires français, qui faisaient parler d’eux ces derniers jours, alors qu’ils revendiquaient déjà voici trois ans la reconnaissance de leur qualification. De même, Radio Canada annonçait peu avant le report de la venue de Manuel Valls que près de deux cents médecins français restaient sur le carreau au Québec, moins de cent cinquante (selon les calculs du consulat général de France à Québec) ayant vu leurs diplômes validés suite à l’entente signée au début du quinquennat de Nicolas Sarkozy…

Bonne nouvelle toutefois: le projet d’un centre de recherche maritime à Rimouski n’attend plus que les signatures, indiquait à L’Avantage la nouvelle consule générale Laurence Haguenauer. Ce centre de recherches franco-québécois est destiné à analyser les aspects environnementaux, économiques et sociaux de la stratégie maritime. Et s’il se trouvera à Rimouski, ce n’est pas un hasard: c’est à que depuis 1944 se trouve ce que l’on appelle de nos jours l’Institut maritime du Québec (IMQ).

Bien que l’agenda officiel n’ait pas encore été diffusé, il parait très improbable que l’hôte de Matignon fasse un tour au Sommet international des coopératives, puisque cette troisième édition se termine le 13 octobre. En 2012, pour la première édition, Benoit Hamon avait assisté au pré-sommet puis était reparti en France avant les réunions ouvertes à tous les participants; en 2014, lors de la 2e édition, Carole Delga s’était adressée aux participants par le biais d’une vidéo enregistrée à l’avance, du fait du décalage horaire.

À Saint-Pierre, le Square Joffre -en hommage aux marins disparus- a été inauguré samedi 1er octobre. Un risque de moins pour Manuel Valls de croiser le président de la collectivité territoriale Stéphane Artano, qui avait écrit fin avril au Premier ministre pour lui dire qu’il ne comptait pas le recevoir.

Nicolas Chibaeff quitte le consulat général, mais pas le Québec

Après trente ans au service de la diplomatie française, dont quatre dans la capitale nationale, le consul général de France à Québec Nicolas Chibaeff annonce ce mardi 30 août qu’il reste au Québec: il part pour Montréal, à l’Université du Québec à Montréal, en qualité de diplomate en résidence et chercheur associé à la Chaire Raoul-Dandurand. M. Chibaeff sera remplacé jeudi 1er septembre par Mme Laurence Haguenauer.

Le consul Nicolas Chibaeff (à gauche) aux côtés de MM. Alain Juppé (maire de Bordeaux) et Régis Labeaume (maire de Québec), le 27 août 2015, dans les salons de l'hôtel de ville de Québec, à l'occasion du salon des vins de Bordeaux. Photo F. A.

Le consul Nicolas Chibaeff (à gauche) aux côtés de MM. Alain Juppé (maire de Bordeaux) et Régis Labeaume (maire de Québec), le 27 août 2015, dans les salons de l’hôtel de ville de Québec, à l’occasion du salon des vins de Bordeaux. Photo F. A.

Nommé en septembre 2012 à la capitale nationale, Nicolas Chibaeff avait pris son poste dès le mois suivant, ce qui lui avait toutefois permis d’assister à Paris à la première visite de la nouvelle Première ministre du Québec Pauline Marois, élue en septembre.

Dans le cadre des relations franco-québécoises, M. Chibaeff allait avoir à préparer la visite du Premier ministre français Jean-Marc Ayrault, en mars 2013, à l’occasion des rencontres alternées France-Québec. Dans la foulée, le consul général allait superviser une législative partielle: la dernière occasion donnée aux Français de la liste électorale consulaire (LEC) d’aller voter dans l’Espace France adjacent à la résidence consulaire, qui allait être détruit quelques mois plus tard (Centre de documentation consacré à la culture française, l’Espace France abritait également le bureau local de Office Français de l’Immigration et de l’Intégration).

En 2014, la toute première élection des conseillers consulaires, qui tombait en même temps que le scrutin européen  -auquel les Français résidant hors d’Europe n’avaient pas pu participer en 2004 ni en 2009- avait lieu au Collège Stanislas. Ces deux scrutins se tenaient en avril, alors que le Premier ministre du Québec était devenu Philippe Couillard, dont Le Télégramme indiquait qu’il était inscrit sur les listes électorales françaises. En France aussi, le Premier ministre avait changé, et c’est pour la venue de Manuel Valls (annoncée pour juin 2016, puis reportée à l’automne) que M. Chibaeff et son équipe ont préparé la prochaine rencontre alternée France-Québec. Annoncée pour juin 2016, cette visite traditionnelle de la France au Québec a été reportée à l’automne du fait de la situation en France.

Durant le passage de Nicolas Chibaeff à Québec fut lancée une infolettre à destination des Français inscrits à la LEC; outre un éditorial co-signé par les consuls généraux de la capitale nationale et de la capitale économique, on y trouvait diverses informations culturelles et politiques, ainsi que le « portrait du mois » d’un(e) Français vivant au Québec. Depuis l’été 2015, cette infolettre ne paraît plus: la dernière édition de La France au Québec a été distribuée le 10 juillet 2015, à la veille de la Fête nationale française. Une Fête soulignée diversement, au gré des ans, du fait de la conjoncture économique: en 2013 un pique-nique en plein air ayant entraîné des coups de soleil, en 2014 une soirée réservée à très peu de monde mais médiatisée car dans un lieu prestigieux, et en 2015 une soirée largement sponsorisée pour les personnalités locales (médias et hommes politiques) mais payante pour le français moyen (où il ne restait plus rien) au rez-de-chaussée de l’immeuble qui, en avril 2016, allait abriter le consulat.

Car le consulat général de France à Québec, situé dans une maison du XVIIe siècle depuis le début des années 80, a été mis en vente au printemps 2014, et les locaux plus fonctionnels ont ouvert au public le 18 avril 2016.

Dans le contexte du terrorisme international, le consul Chibaeff a eu l’occasion de vivre les attentats de l’automne 2014 au Québec (Saint-Jean sur Richelieu) puis au Canada (Ottawa). Moins de trois mois plus tard, alors que commençait l’année 2015, Paris était endeuillée par des attentats. Le jour de la tuerie de Charlie hebdo, le ministre fédéral de la sécurité publique alla au consulat porter des roses blanches, devant lesquelles dans la soirée et sous un froid glacial Français et Québécois vinrent se recueillir. Le 11 janvier, alors que de nombreux chefs d’État étaient à Paris, plusieurs milliers de personnes défilaient à Québec (lire L’InfoBourg de février 2015, pp. 10-11, ici en PDF), et diverses manifestations avaient lieu en Amérique du Nord. À la suite des attentats de novembre 2015, une cérémonie plus courte allait se dérouler devant le consulat général de France.

Titulaire d’une maîtrise de droit public, d’un diplôme de Sciences Po Paris et ancien élève de l’École nationale d’administration (ENA, promotion Denis Diderot, 1986 ), M. Chibaeff est entré au ministère de la Défense en 1986. Quatre ans plus tard, il était détaché auprès du ministère des Affaires étrangères. Il a occupé des postes à l’administration centrale (Europe, 1990-1991), puis a été premier secrétaire à Moscou (1991-1994), deuxième conseiller au même poste (1994-1995), puis à Alger (1995-1997) et à l’administration centrale (Afrique du Nord et Moyen-Orient). Nicolas Chibaeff a été délégué dans les fonctions de sous-directeur d’Afrique du Nord (1997-2000), délégué dans les fonctions de sous-directeur des Affaires politiques (Nations Unies et organisations internationales, 2000-2002), deuxième conseiller puis conseiller de coopération et d’action culturelle à Moscou (2002-2006), commissaire pour les Années croisées France-Russie (CulturesFrance , 2007-2012 ), secrétaire général chargé de la préparation et de l’organisation de l’édition 2012 de la conférence des ambassadeurs.

Lors de l’officialisation de la nomination de Mme Haguenauer, Nicolas Chibaeff avait annoncé qu’il passerait l’été à Québec. Une douzaine de jours plus tôt, à l’occasion du cinquantenaire de la coopération franco-québécoise, il avait livré une sorte de bilan de son séjour dans la Capitale nationale.

Dans une courte déclaration au Journal de Québec quelques jours avant le 14 juillet, Nicolas Chibaeff critiquait le « décalage » entre le « discours publicitaire » pour attirer les Français au Québec et la réalité vécue par beaucoup d’immigrants.

Quant au 14 juillet lui-même, le dernier de M. Chibaeff à Québec en qualité de Consul général, il avait été endeuillé par des dizaines de morts à Nice, sur la Promenade des Anglais. Du coup, M. Chibaeff avait subitement quitté le 500 Grande-Allée afin de se rendre sur les Plaines d’Abraham prononcer quelques mots avant le concert de Julien Clerc.

À lire: Ma Ville à moi, dans Le 16/08 de novembre 2015

Transfert de compétences de Québec vers Montréal 

À compter du 1er août 2016, les services de l’état civil et de la nationalité seront transférés à Montréal pour l’ensemble des Français au Québec.

C’est un arrêté du 4 juillet, publié au JO du 12, qui annonce ce changement d’attributions. Les différents services de l’état civil (dont la liste est établie par le Quai d’Orsay) concernent autant les Français qui résident au Québec que ceux qui y séjournent à titre temporaire, voire en qualité de touristes. Les services de la nationalité (détaillés ici) ne concernent pas les personnes de passage.

Un peu plus de dix mille ressortissants français sont inscrits au Registre des Français de l’étranger dans la circonscription de Québec, soit cinq fois moins que dans celle de Montréal. Mais, selon les chiffres avancés par les autorités consulaires, la population française réelle serait au moins du double. Rappelons que les frais de chancellerie (qui ont été revalorisés au premier trimestre) sont dans certains cas plus avantageux si vous êtes inscrits au consulat de votre lieu de résidence.

François Alabrune nommé à la Cour permanente d’arbitrage

Consul général de France à Québec lors des festivités du 400e, le diplomate français né à Halifax (Nouvelle-Écosse) François Alabrune est nommé par décret du 27 juin (publié au JO du 1er juillet) à la Cour permanente d’arbitrage (CPA) à La Haye.

Né à Halifax en 1962 (son père y était alors diplomate), François Alabrune est licencié en droit et diplômé de Sciences Po. Après deux années à l’ENA, il a été affecté à la Direction des Affaires juridiques du Quai d’Orsay de 1988 à 1992 avant d’être nommé à la Représentation permanente de la France auprès des Communautés européennes (1992-1996). C’est là qu’arrive sa première affectation en Amérique du Nord: de 1996 à 2000, il est conseiller de la Mission permanente auprès des Nations unies (New York).

En 2001, il retourne en Europe, au Quai d’Orsay, où il retourne aux Affaires juridiques, cette fois comme directeur adjoint. Puis arrive l’été 2004, et voilà M. Alabrune nommé Consul général de France à Québec. À la Maison Kent, l’essentiel de sa mission fut de faciliter les bonnes relations entre la France et le Québec, en vue des cérémonies du 400e anniversaire de la Ville de Québec, en 2008, année où divers événements se tenaient dans la Capitale nationale, dont le XIIe Sommet de la Francophonie. Le 10 juin 2009, François Alabrune était fait officier de l’Ordre national du Québec (lire ici le discours du Premier ministre et  celui du Consul général).

Le mois suivant, M. Alabrune est nommé ambassadeur de France auprès de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), à Vienne. Cinq ans plus tard, en mai 2014, il retourne au Quai d’Orsay, toujours aux Affaires juridiques, mais cette fois comme Directeur. En septembre 2014, il est titularisé ministre plénipotentiaire de 2e classe.

Créée à la suite de la Conférence de La Haye en 1899, la CPA compte désormais 121 États membres, avec les récentes admissions des Bahamas et du Kosovo (communiqués à lire ici et ).

Les nouveaux locaux de l’OFQJ inaugurés

Jeudi 23 juin, le ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Patrick Kanner, a inauguré les nouveaux locaux de l’Office Franco-Québécois pour la Jeunesse (OFQJ) à Saint-Denis (93).

Pour l’occasion, Patrick Kanner était entouré du Délégué général du Québec à Paris, Michel Robitaille, de la Déléguée permanente du Canada auprès de l’UNESCO Line Beauchamp (annoncée le mois dernier pour remplacer M. Robitaille), du maire de Saint-Denis, Didier Paillard, ainsi que des Secrétaires généraux de l’OFQJ.

L’occasion pour le ministre, qui considère que ces locaux sont « une superbe vitrine pour les visiteurs », de rappeler l’importance des bonnes relations -tant avec le Québec que l’Allemagne- et les diverses priorités du gouvernement français pour les jeunes.

Le communiqué du ministère en charge de la Jeunesse est à lire ici. Pour en savoir plus sur l’OFQJ c’est là!

La situation en France pousse Manuel Valls à reporter son voyage 

Le Premier ministre Manuel Valls était depuis les attentats de novembre 2015 annoncé au Québec pour juin 2016 dans le cadre des rencontres alternées entre la France et le Québec. Matignon a annoncé hier le report de cette visite.

M. Valls devait aller à Ottawa pour un entretien avec le Premier ministre du Canada Justin Trudeau, au Québec (Montréal et Québec) pour les rencontres alternées instaurées en 1977 entre la France et le Québec, et dont ce devait être la 19e édition. Un voyage qui tombait pile alors que les professionnels du Québec (dont ceux du ministère des Relations internationales et de la Francophonie) ont déposé un préavis de grève à compter du 3 juin.

Le Premier ministre avait également prévu de se rendre à Saint-Pierre le 18 juin pour les cérémonies du bicentenaire de la rétrocession. Le 18 juin, pourtant, la programmation officielle des festivités du bicentenaire n’annonce rien d’autre que la finale d’un jeu télévisé. Et le président du Conseil territorial Stéphane Artano avait écrit fin avril à Manuel Valls qu’il ne serait pas reçu par la Collectivité, hostile à la réforme du statut de l’archipel telle que la France semble vouloir la faire.

Avec des raffineries bloquées et un début de pénurie de carburant en France, le voyage en Israël du Premier ministre avait été critiqué par un candidat à la primaire de droite, et M. Valls avait ironiquement répondu à M. Le Maire que le monde était connecté.

Le report « à l’automne » du voyage du Premier ministre français s’est fait « en accord avec les autorités canadiennes et québécoises »a précisé Matignon. À Québec, la future consule générale aura eu le temps de prendre ses marques.

Line Beauchamp nommée déléguée générale du Québec à Paris

Mme Line Beauchamp, présentement en poste à l’Unesco, vient d’être nommée déléguée générale du Québec à Paris, a annoncé en primeur la journaliste parlementaire Martine Biron ce mercredi 18 mai.

Line Beauchamp, source.

Line Beauchamp, source

Âgée de 53 ans, l’ancienne ministre -notamment de la Culture de 2003 à 2007- n’aura pas vraiment besoin de déménager pour aller remplacer Michel Robitaille, nommé en octobre 2010, le siège de l’UNESCO étant à Paris.

La délégation générale du Québec à Paris est une représentation à caractère diplomatique, dont le mandat couvre le territoire français et la principauté de Monaco.

Il existe plusieurs délégations générales du Québec: outre Paris, le continent européen en compte une à Bruxelles et une à Londres. En Amérique du Nord, le Québec possède deux délégations générales, l’une à New York, l’autre à Mexico, ainsi que de nombreux bureaux ou représentations, la plus proche du Québec étant située à Boston. En Asie, l’unique délégation générale se trouve à Tokyo.

D’autres représentations du Québec (n’ayant pas le titre de « délégation générale ») sont situées en Asie (par exemple Shanghaï), en Afrique (Dakar), ou en Amérique du Sud (Sāo Paulo). Au total, le Québec est représenté dans 28 lieux à travers le monde.

Début avril, Le Devoir annonçait le prochain départ de Paris de M. Robitaille et rappelait que jusqu’à présent, une seule femme avait représenté le Québec en France: Louise Beaudoin (1984-1985).

Mise à jour: Un communiqué du Conseil des ministres annonce que Mme Julie Miville-Dechêne remplacera Mme Beauchamp à l’Unesco à compter du 22 août 2016.

Retour au Canada pour Laurence Haguenauer, qui remplace Nicolas Chibaeff à Québec 

Par décret du 10 mai, publié au Journal officiel du 12 mai, Mme Laurence Haguenauer est nommée consule générale de France à Québec. La France sera donc représentée par une femme dans la capitale nationale, moins d’un an après la nomination d’une autre femme, Catherine Feuillet, dans la capitale économique.

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Mme Haguenauer à l’occasion du départ de Christophe Bouchard du Quai d’Orsay pour l’AEFE fin janvier 2016. Source.

Tout comme Mme Feuillet, la future consule générale de France à Québec nous arrive des services centraux, et ce n’est pas là leur seul point commun: toutes deux ont été en poste à Bonn (Allemagne) dans les années 1990.

Chevalier de l’Ordre national du mérite (par décret du 15 mai 2011), alors qu’elle était en poste en Hongrie, Mme Haguenauer est également chevalier de la Légion d’honneur (par décret du 31 décembre 2014). Elle était depuis l’été 2013 chef du service des Français à l’étranger à la direction des Français à l’étranger et de l’administration consulaire.

À l’emploi aux Affaires étrangères depuis plus de vingt ans, Mme Haguenauer représentait le Quai d’Orsay auprès de la Caisse française des matières premières fin 1992. Dans les années 90, outre son passage à Bonn (dans le cadre d’un échange entre le  MAE et son homologue allemand), Mme Haguenauer s’est trouvée aux services centraux (Économie et finances, Affaires culturelles, puis Coopération européenne), avant d’être nommée à Ottawa, comme première secrétaire: sa nomination à Québec, s’il s’agit de son premier poste de consule générale, est donc sa deuxième affectation sur le continent nord-américain.

Au début des années 2000, on retrouve la diplomate au ministère de la Justice: elle a été détachée durant trois ans au service des affaires européennes et internationales de la Place Vendôme. Le parcours de Mme Haguenauer la fait ensuite retourner au Quai d’Orsay (sous-directrice de l’administration centrale), puis la mène en Tunisie: d’abord conseillère en coopération et action culturelle, puis directrice de l’Institut français de Tunis.

C’est en août 2010 que la future consule générale de France se retrouve à Budapest, et trois ans plus tard à la direction des Français de l’étranger, quelques mois avant la nomination de Christophe Bouchard, qui a été remplacé en début d’année.

Voici près de deux semaines, alors que la France et le Québec célébraient cinquante ans de coopération, le consul général Nicolas Chibaeff, en poste à la Capitale nationale depuis octobre 2012, s’était livré à une sorte de bilan de son mandat à Québec.