Archives Mensuelles: avril 2014

C’est officiel: tous les bureaux de vote ne fermeront pas à la même heure

Comme nous l’avions annoncé le 1er avril dernier, tous les bureaux de vote ouverts pour les élections consulaires et européennes ne fermeront à la même heure.

Le Journal officiel du 25 avril publie trois textes relatifs aux élections des français de l’étranger.

Horaires des scrutins: par dérogation à la règle générale, les bureaux de vote de Québec, Koweït et Doha fermeront à 19h, heure légale locale, comme l’indique cet arrêté du 18 avril 2014.

Bureaux de vote: l’annexe d’un autre arrêté du 18 avril fixe la liste des bureaux de vote ouverts par les ambassades et postes consulaires pour les deux élections. Classés par pays, on y trouve le nom de la circonscription consulaire, la dénomination du bureau par type de scrutin, le lieu où est situé le bureau de vote et les bureaux centralisateurs par type de scrutin. On relèvera notamment que les électeurs se rendant à l’ambassade de France au Canada seront dépouillés à deux endroits différents, pour partie à Montréal, pour le reste à Toronto. Ceux qui votent au consulat général à Toronto seront dépouillés à Toronto. Les électeurs des Bermudes, qui votent à l’agence consulaire de Hamilton sont dépouillés par les bureaux centralisateurs de Manhattan (New-York).

Dispositions diverses: l’arrêté du 20 juillet 2007 (dont la dernière modification date de 2012) est modifié en quelques points, qui concernent essentiellement les pièces justificatives d’identité et les procuration. Les détails sont à lire dans l’arrêté du 11 avril.

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La « liste Feydeau » soutenue par François Fillon

Après avoir présenté mardi sa liste à Moncton (plus petit bureau de vote de la circonscription avec 872 inscrits, soit 1,5% du total), Jeanine de Feydeau était ce jeudi 24 avril à Montréal, à l’Hôtel des Encans. Comme à Moncton, elle a du excuser l’absence du sénateur Duvernois.

Mme de Feydeau a procédé à une présentation de ses colistiers puis des enjeux de cette nouvelle élection avant de rappeler la « victoire sans appel de l’UMP et de ses alliés aux récentes élections municipales » et critiquer le remaniement ministériel, qualifiant de honteuse la « comédie-feuilleton du pouvoir« .

Mais la surprise vint de son annonce « en primeur » que sa « liste UMP-UFE est soutenue par François Fillon« .

« Nous soutenons son action et nous n’avons toujours pas accepté la fraude constatée, en 2012, alors qu’il était candidat à la présidence de l’UMP » a commenté Jeanine de Feydeau, ajoutant à l’endroit de l’un des membres de sa liste qu’elle lui reconnaissait « le droit démocratique de dire et médire pour justifier son retrait après le dépôt légal des listes au consulat« .

Si la candidate tête de liste n’a pas donné le nom de la personne concernée, nous ne pouvons que penser à Sarah Takforyan. En effet, mercredi, sur l’heure du midi, a été diffusé aux électeurs de la circonscription de Montréal-Moncton-Halifax un courriel signé « Sarah Takforyan, chargée de mission UMP, section Montréal« . Mme Takforyan, qui a été nouvellement promue chargée de mission, disait dans ce courriel qu’elle avait été « trompée » par ses colistiers et évoquait une « substitution illégale […] délibérément orchestrée par Jeanine de Feydeau, elle-même poussée par on-ne-sait quel dépit« . Elle précisait par ailleurs que les deux premiers de la liste (Mme de Feydeau et M. Soumoy) « ne font donc plus partie de l’UMP« .

Or, deux courriers datés du 9 avril et signés de Nadine Morano (déléguée générale aux élections à l’UMP) font état pour Mme de Feydeau et M. Soumoy d’une « suspension provisoire » décidée une semaine plus tôt par le Bureau Politique (sic). A Soir Américain, nous avons décidé de ne pas diffuser ces deux lettres, pour la simple raison qu’elles contiennent toutes deux l’adresse personnelle des candidats visés. En revanche, le courriel signé par Mme Takforyan et expédié à plus de 50.000 personnes contient ces deux courriers avec adresses.

A la lecture attentive de ces deux lettres, on peut relever que Mme Morano « informe » chacun des destinataires qu’ils disposent « d’un délai de 7 jours francs à compter de la notification de la présente décision » pour faire part de leurs observations, et au besoin demander à être entendus. Joint par téléphone le 24 avril, Vincent Soumoy (n°2 de la liste) a indiqué n’avoir jamais reçu cette lettre recommandée et l’avoir découverte dans le courriel signé de Mme Takforyan. A titre indicatif, un courrier de la Caisse des Français de l’Étranger (tarif normal) parvient au Québec en moins d’une semaine.

Si Jeanine de Feydeau dit désormais avoir le soutien de François Fillon, rappelons que le 17 mars, dans un tweet, Michaël Pilater se prévalait du soutien de Jean-François Copé.

Selon l’équipe Feydeau, ce que certains appellent imbroglio politique et d’autres usurpation, viendrait du fait que le député Lefebvre souhaitait que le responsable des Jeunes Pop au Canada, M. Pilater, figure en deuxième position. « Après avoir compris que cette demande était irréaliste, Frédéric Lefebvre a commencé à exercer des pressions « parisiennes » pour que la 4ème place lui revienne » commente-t-on. On y estime par ailleurs que M. Pilater est « un étudiant d’à peine 21 ans, non représentatif, qui a encore tout à apprendre« , précisant que « deux jeunes filles s’étaient déjà vu confier la tâche de représenter les étudiants« .

Un texte peu amène à l’endroit du député Lefebvre se termine par : « la liste ayant été déposée et validée par les autorités officielles en charge de l’élection avec le titre « Union des républicains de droit et du centre URDC avec le Soutien de l’UMP et de l’UFE », la loi nous oblige à nous présenter comme tel ». Ce texte, publié sur le site Internet de la liste, détaille l’exaspération des colistiers.

Exclusions et promotion à l’UMP

Après les intimidations expliquées ici, voici le temps des exclusions à l’UMP.

On apprend à la lecture de L’Outarde libérée que Jeanine de Feydeau et Vincent Soumoy, respectivement nº1 et nº2 de la « liste de Feydeau » (troisième dans l’ordre de dépôt des listes à Montréal-Moncton-Halifax, ont été tous deux exclus de l’UMP. La décision vient de Paris, explique L’Outarde, qui indique par ailleurs que la nº9 de cette liste considérée comme dissidente par les instances parisiennes, Sarah Takforyan, jouit pour sa part d’une promotion, faisant désormais partie de l’organigramme canadien du parti. On apprend du reste que Mme Takforyan est « présente malgré elle » sur la « liste Feydeau ».

Ainsi, c’est donc la « liste Pilater », pourtant déposée en septième place au Consulat, qui reçoit le soutien du député Frédéric Lefebvre. On ne sait rien, en revanche à la lecture de L’Outarde du sort réservé à la « liste Lubrina », qui a été la première à se revendiquer de l’UMP. De quoi souhaiter bonne chance aux électeurs de droite de la 4e circonscription du Canada pour qu’ils s’y retrouvent… En toute logique, un électeur vivant de longue date dans la circonscription devrait davantage faire confiance à M. Lubrina ou à Mme de Feydeau, qui ont déjà siégé à l’AFE, qu’à M. Pilater.

Par surcroît, ce dernier considère les conseillers consulaires « un peu comme des conseillers municipaux », alors que les conseillers consulaires n’ont aucunement un rôle décisionnel, mais purement un rôle consultatif, à l’instar des conseillers de quartier qui existent dans les grandes villes françaises depuis plus de dix ans, et dans les villes expérimentales depuis près de vingt ans (lire ce billet du 26 février).

Pour couronner le tout, L’Outarde indique que, aux yeux de Frédéric Lefebvre, « les conseillers consulaires seront des relais entre le député et les citoyens », alors même que le président de chaque conseil consulaire est le chef de poste diplomatique, qui n’a de compte à rendre qu’au Quai d’Orsay. Par conséquent, les conseillers consulaires, au sens que les a définis la loi du 22 juillet, sont des courroies de transmission entre la population émigrée et son ministre de tutelle.

Fleur Pellerin devra se contenter des anciens bureaux de Yamina Benguigui

En ces temps de restrictions budgétaires, et de vente de 25 locaux ou bâtiments par le ministère des Affaires étrangères dont la maison Kent, présentement siège du Consulat général de France à Québec, la nouvelle Secrétaire d’État en charge des Français de l’étranger s’est vu refuser par deux fois un hôtel particulier à Paris.

Mme Pellerin, qui possède trois casquettes depuis le 9 avril, ne souhaitait pas occuper les locaux Yamina Benguigui, qui dans le gouvernement Ayrault I était ministre déléguée aux Français de l’étranger et à la Francophonie, puis dans le gouvernement suivant était ministre déléguée à la Francophonie.

C’est ce qu’indique ce dimanche Le Parisien, qui précise que l’hôtel particulier qu’elle briguait dans le VIIe arrondissement lui a été refusé dans un premier temps par Laurent Fabius, dans un second temps par Manuel Valls.

PS: Sur son compte Twitter, Mme Pellerin a démenti les deux interventions évoquées par Le Parisien. 20 Minutes en fait état (lire ici). Dans la foulée, elle s’est rendue rue de la Convention, où travaillaient autrefois Mme Conway-Mouret et M. Canfin.

Mise à jour du 14 avril, 11h15 HE

Le Consulat de France à Québec est à vendre

Il n’y a pas que la résidence de l’ambassadeur de France à l’ONU qui soit à vendre. Du reste, c’est presque de l’histoire ancienne, car on savait dès juillet 2013 que la propriété du 740 Park Avenue serait mise en vente. Au total, 25 propriétés situées à l’étranger (contre plus de 1700 en France) vont être mises en vente, dont le Consulat général de France à Québec.

La prochaine cession du Consulat devrait intervenir dans le courant de l’année 2014. Le bâtiment de trois étages se situe sur un terrain de 830m² en plein cœur du quartier historique de Québec, juste à côté du Château Frontenac. Le rôle des taxes foncières évalue à 2,53 millions de dollars canadiens la valeur du terrain et du bâtiment (ce qui entraîne une facture annuelle de taxes municipales d’environ 7400$), et les propriétés se vendent généralement bien au-delà de la valeur définie par la ville. Il faudra vraisemblablement compter au moins quatre millions de dollars pour faire une offre.

Le consulat de France, situé au 25 rue Saint-Louis, le 12 février 2014 (photo Soir Américain)

Le consulat de France, situé au 25 rue Saint-Louis, le 12 février 2014 (photo Soir Américain)

La Maison Kent, qui abrite le consulat, date de 1648, ce qui en fait l’un des plus anciens bâtiments de Québec. Elle possède une histoire riche. C’est notamment dans cette maison que fut signée la capitulation de Québec en 1759 face aux troupes britanniques (dans le cadre de la guerre de Sept Ans). Il est classé monument historique depuis 1952 par le gouvernement du Québec. Le consulat y est installé depuis 1980. Le Service culturel, scientifique et de coopération du Consulat s’y est d’abord installé, rejoint depuis 1995 par les bureaux du consul général.

« La population de Québec est maintenant accoutumée à voir le drapeau tricolore flotter sur la façade de cet immeuble […] du Vieux-Québec. L’institution est donc fortement ancrée dans le paysage culturel urbain de la ville, renforçant d’autant son importance symbolique » peut-on lire sur le site de l’Encyclopédie du Patrimoine culturel de l’Amérique française. Les québécois devront pourtant s’habituer à voir le drapeau flotter sur un autre bâtiment où le consulat déménagera, probablement dans la haute-ville de Québec.

 

 

Fleur Pellerin en charge des Français de l’étranger

Le gouvernement français a été complété ce mercredi 9 avril par quatorze Secrétaires d’Etat venus renforcer les seize ministres nommés la semaine passée.

Au Quai d’Orsay, c’est Fleur Pellerin qui, auprès d’un Laurent Fabius au champ très élargi, aura en charge à la fois le Commerce extérieur, la Promotion du tourisme, et les Français de l’étranger. A ce dernier poste, elle remplace Hélène Conway-Mouret.

Mme Pellerin était dans le gouvernement précédent en charge du numérique. Elle y sera remplacée par la franco-canadienne Axelle Lemaire, jusqu’alors députée (PS) des Français de l’étranger, et qui avait refusé en 2012 d’entrer au gouvernement.

Née à Séoul en 1973, Fleur Pellerin est sortie de l’ENA pour aller directement à la Cour des Comptes. Membre de l’équipe de campagne de Lionel Jospin en 2002 puis de celle de Ségolène Royal en 2007, la « reine de Corée » faisait partie des deux gouvernements de Jean-Marc Ayrault.

La nomination de Mme Pellerin en charge des Français de l’étranger intervient à moins de cinquante jours des élections consulaires (lire nos différents sujets et notre page FB dédiée) et du scrutin européen, pour lequel les Français de l’étranger ont retrouvé le droit de vote, dans la région Île-de-France, où Harlem Désir était supposé mener la liste PS. Or M. Désir vient lui aussi d’entrer au gouvernement, lui aussi au Quai d’Orsay, où il aura en charge les Affaires européennes.

Aux élections européennes, ce jeu de chaises musicales pourrait parachuter en Île-de-France Vincent Peillon, qui était jusque là élu depuis 2004 au Parlement européen pour la région Sud-Est.

Pour compléter l’équipe de Secrétaires d’État entourant Laurent Fabius, la députée (PRG) de Saint-Pierre et Miquelon Annick Girardin est nommée Secrétaire d’État chargée du Développement et de la Francophonie.

Un champ d’action très élargi pour Laurent Fabius

Dans un entretien au Parisien mis en ligne ce dimanche, Laurent Fabius, toujours en charge des Affaires étrangères dans le nouveau gouvernement, indique l’ensemble de ses attributions.

Le Quai d’Orsay aura compétence pour la diplomatie en général, ainsi que pour les affaires européennes, le développement, les Français de l’étranger, la francophonie. En plus, le commerce extérieur et le tourisme en relèveront désormais, confirme M. Fabius, qui précise que le but d’un tel regroupement est l’efficacité et la cohérence.

Son entretien dans Le Parisienest à lire ici.

Tous les bureaux de vote ne ferment pas à 18h

Ce mardi 1er avril, à trois jours de la date fixée par l’article 21 de la loi et rappelée dans le mémento du candidat, le ministère des Affaires étrangères fait parvenir aux électeurs les premières informations relatives aux élections consulaires.

Vote

Dans le cas de la 3e circonscription du Canada (Québec, où se trouvent les cogérants de Soir Américain), le lieu de vote précisé est bien celui que nous avions indiqué dès le 27 mars.

La surprise vient des horaires d’ouverture du bureau de vote: ceux de Québec seront ouverts jusqu’à 19heures, soit une heure de plus qu’en temps normal. En revanche, comme l’indique ici un candidat de la « liste Feydeau », les bureaux de Montréal et de Moncton ferment à 18h. Il convient donc de lire bien attentivement ce courriel, puisque toute la communication se fait par Internet.

Le courriel, qui ne dit rien concernant la faculté retrouvée pour les Français de l’étranger ne résidant pas dans l’Union européenne de voter pour le scrutin pour les listes présentes en Île-de-France, indique, comme cela est prévu par la loi, les listes en présence (trois à Québec). Deux décrets, pourtant, ont été publiés voici quelques jours au Journal officiel.

Il contient en sus un lien hypertexte sur l’élection des représentants des Français de l’étranger.

Une autre communication ministérielle est prévue le 5 mai, date de l’ouverture officielle de la campagne électorale.

La copie d’écran ci-dessus, qui est le tableau inséré dans le courriel expédié ce mardi aux électrices et aux électeurs de la circonscription de Québec, il n’est pas précisé que toute personne désireuse de voter par voie électronique devait mettre à jour ses coordonnées avant le 17 mars.

[titre modifié et texte allongé à 13h, heure de l’est, pour tenir compte des horaires variés donnés par le ministère des Affaires étrangères]