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Vincent Boileau-Autin se lance en politique

Premier marié homosexuel de France dès l’adoption de la loi en 2013, Vincent Boileau-Autin a quitté Montpellier ce dimanche 19 février pour Montréal, où travaille désormais son époux Bruno.

Source: compte Twitter @TBoussaries

Source: compte Twitter @TBoussaries

En début de semaine, Thierry Boussarie, consultant en communication numérique, a annoncé que Vincent Boileau-Autin était candidat dans la 1ère circonscription des Français hors de France pour les élections législatives qui auront lieu au printemps, dans la foulée de la présidentielle.

Dans un entretien publié ce dimanche par 20 Minutes, ce nouveau venu en politique explique qu’il ne se lance pas dans la course pour gagner, mais pour apporter « un vent de fraîcheur » alors que la campagne présidentielle revêt à ses yeux « un goût amer, un goût d’eau sale ».

Le Parlement européen approuve deux accords avec le Canada

Lors de sa séance du mercredi 15 février au matin, le Parlement européen a approuvé d’une part l’Accord de libre échange (Accord économique et commercial global, AECG -CETA en anglais) et d’autre part donné leur consentement à la conclusion d’un Accord de partenariat stratégique UE-Canada (APS).

Approuvé par 506 voix (142 élus ont voté contre, 43 se sont abstenus), l’APS devrait être un complément de l’AECG dans la coopération bilatérale entre l’Union européenne et le Canada sur les questions dites « non commerciales », comme la politique étrangère, la sécurité, la lutte contre le terrorisme, la lutte contre le crime organisé, le développement durable, la recherche et la culture.

L’AECG (CETA) pour sa part n’a été approuvé que par 408 voix, 254 parlementaires s’y étant opposés et 33 s’étant abstenus.

L’AECG ne supprime pas les tarifs douaniers liés aux services publics, audiovisuels, ou de transports. Il ne supprime pas non plus les taxes sur quelques produits agricoles, comme les produits laitiers, les volailles et les œufs. En clair, si des fromages français, italiens ou néerlandais venaient inonder les épiceries québécoises, ils ne pourraient pas être moins chers qu’ils ne le sont actuellement, sauf évidemment lorsqu’ils sont vendus en spéciaux.

Par ailleurs, le règlement des différents entre investisseurs et États (RDIE) a été remplacé par le système juridictionnel des investissements. Son but est de garantir un contrôle gouvernemental sur le choix des arbitres et d’améliorer la transparence, précise-t-on à Strasbourg, où se réunissait le Parlement européen, et où le Premier ministre canadien Justin Trudeau doit s’exprimer jeudi 16 février.

Quelque 140 indications géographiques européennes relatives à des denrées alimentaires et à des boissons vendues au Canada ont également été protégées dans le texte de l’AECG.

Les diverses assemblées (nationales en Europe et provinciales au Canada) doivent désormais donner leur aval pour l’ensemble de l’AECG, mais la grande majorité des mesures pourront s’appliquer provisoirement « le premier jour du mois suivant la date à laquelle les deux parties se seront informées mutuellement de l’achèvement de toutes les procédures internes nécessaires », soit probablement entre le 1er mars et le 1er mai.

La situation en Syrie préoccupe la France, le Canada, et les USA 

Dans une déclaration conjointe rendue publique ce mercredi 7 décembre, les chefs d’État et de Gouvernement de la France, de l’Allemagne, du Canada, des États-Unis, de l’Italie et du Royaume-Uni s’inquiètent de la situation à Alep.

Ces pays appellent la Russie et l’Iran à « user de leur influence » afin que le régime syrien accepte le plan de l’ONU, rejeté lundi en raison du veto de la Russie et de la Chine.

« Une catastrophe humanitaire se produit juste sous nos yeux », disent les pays signataires, ajoutant qu’hôpitaux et écoles « sont utilisés comme cibles pour saper le moral des populations » et estimant que « l’urgence absolue est un cessez-le-feu immédiat ». L’intégralité de la déclaration commune, rappelant aussi que le Secrétaire général de l’ONU a parlé de « crimes de guerre » est à lire ici.

Quelques heures avant ce communiqué, on apprenait que l’armée avait pris le contrôle de la vieille ville d’Alep.

Fillon l’emporte, même chez les Français de l’étranger

Pour la primaire « de la droite et du centre », les Français hors de France ont été moins nombreux à voter au second tour qu’au premier. Contrairement au premier tour, ils ont cette fois placé François Fillon devant Alain Juppé.

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Les Français de l’étranger étaient plus de 58.600 à s’être inscrits: la répartition par pays est indiquée ici. Au 19 octobre nous avions annoncé entre 56.500 et 60.000 participants et précisé que les inscrits devait laisser leurs coordonnées bancaires aux organisateurs afin d’être prélevés de deux fois 2€. Pourtant, seuls 49.500 ont voté à ce second tour de la primaire. Au premier tour, déjà, ils n’étaient que 53.000.

Parallèlement, la participation en France (4,29 millions au premier tour) aurait augmenté, selon les chiffres partiels remontés auprès de la haute autorité à 13h puis à 17h, heure de Paris. Vers 20h30, le résultat des 2.100 premiers bureaux de vote donnaient François Fillon vainqueur à 69%, un pourcentage qui baissait légèrement quelques minutes plus tard, mais qui semble ne pas pouvoir descendre aux 61% d’un sondage diffusé à l’issue du débat télévisé de l’entre-deux tours. Il était réalisé il est vrai sur 550 électeurs certains de leur choix à partir d’un échantillon de plus de 4.800 personnes.

À 15h (heure de l’est, soit 21h heure de Paris, Alain Juppé félicitait déjà François Fillon à l’occasion d’une brève allocution. Il lui annonçait son soutien, disant en même temps qu’il allait se consacrer entièrement à sa ville de Bordeaux.

Comme sur le modèle américain, le vainqueur prit la parole un quart d’heure plus tard, depuis son quartier général. Après les remerciements d’usage, il appelait ceux qui le souhaitaient à le rejoindre. « François Hollande a abaissé la fonction présidentielle et il faudra la relever », lançait-il, après avoir pourtant appelé « ceux qui ne sont pas de notre camp » mais ont tout de même voté [NDLR: les électeurs se présentant comme de gauche] à rejoindre son camp.

Le président Hollande à ce moment-là ne pouvait pas réagir, étant dans l’avion le ramenant du Sommet de la Francophonie, qui se tenait à Madagascar les 26 et 27 novembre. Notons au passage -sans rapport avec la primaire de droite- que l’Ontario a obtenu le statut d’observateur auquel la province postulait dans le but avoué de devenir membre permanent.

À 18h10 (heure de l’est), dix mille bureaux de vote (sur 10.229) avaient été dépouillés. Le nombre de participants était alors égal à celui du total du premiers tour: 4,29 millions d’électeurs. François Fillon avait à cette heure 66,5% des suffrages exprimés.

À Paris, 257.600 bulletins avaient été dépouillés dans 299 des 313 bureaux: Alain Juppé y avait gagné vingt mille voix par rapport au premier tour mais plafonnait à 45%. Au premier tour, l’ensemble des bureaux de vote avait totalisé 261.317 bulletins, soit un quart des électeurs inscrits. C’est deux fois et demi la moyenne  observée dans l’ensemble de la France et cinq fois plus -tant en nombre qu’en pourcentage- que les Français de l’étranger!

Faits saillants du vote hors de France

1ère circonscription (Canada, USA): Alain Juppé obtient soixante voix de plus qu’au premier tour, alors que 600 électeurs du premier tour n’ont pas participé au second. Il reste donc en tête en Amérique du Nord (52,6%). À 16h15 locales, Michel Gaudart de Soulages, responsable du comité de soutien à Alain Juppé annonçait comme il se doit que François Fillon était « le seul candidat » de la droite.

6e circonscription (Suisse, Liechtenstein): au premier tour, c’était la seule qui avait mis François Fillon en tête avec 2762 voix. Au second tour, il en obtient neuf cents de plus (3643 voix pour être précis). Pourtant, 320 électeurs du premier tour ont boudé le second.

Sur les onze circonscriptions: Alain Juppé ne conserve que l’Amérique du Nord (1ère), le Benelux (4e), l’Europe de l’Est (7e) et l’Afrique du Nord (9e), sa plus large victoire se situant dans la 7e, avec 55,6% des suffrages exprimés. La plus large victoire de François Fillon est moins surprenante: 59,1% des voix en Suisse et au Liechtenstein.

La participation est très faible à l’étranger: au final, elle n’a attiré que 5% du corps électoral, contre 10% pour l’ensemble des électeurs français et 25% des électeurs parisiens. Non seulement il fallait s’inscrire au plus tard mi-octobre lorsque l’on vote à l’étranger, mais par surcroît le député Frédéric Lefebvre avait indiqué au quotidien montréalais Le Devoir que certaines cartes de paiement n’étaient pas compatibles avec le système mis en place par la Haute autorité chargée de la primaire.

Durant l’entre-deux tours, un portrait croisé de MM. Fillon et Juppé a été publié sur le site de journalistes coopératifs Ensemble, basé au Québec.

NB: sujet publié initialement à 14h50 HE, mis à jour au fil du temps

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Primaire de la droite: Juppé grand vainqueur chez les Français de l’étranger

Alors que le premier tour de la primaire de droite donne une nette avance à François Fillon et place Nicolas Sarkozy en « troisième homme », les Français de l’étranger ont massivement préféré Alain Juppé, lui accordant plus de 45% des suffrages sur les onze circonscriptions électorales.

Contrairement aux électeurs de France et des outremers, qui devaient voter à l’urne et pouvaient donc se décider à la dernière minute sur une éventuelle participation, les Français résidant hors de France devaient se préinscrire plus d’un mois avant le premier tour pour participer. Ainsi, entre 56.500 et 60.000 participants à cette première primaire de droite étaient attendus. À l’heure où nous écrivions ces lignes, sur la base de 53.000 votes, Alain Juppé obtenait plus de 45% des suffrages, François Fillon plus de 37%, et Nicolas Sarkozy, devancé dans plusieurs circonscriptions par Nathalie Kosciusko-Morizet, était sous la barre des 9%.

Le bug informatique qui a entaché l’ouverture du vote (à 13h, heure de l’est, samedi), était résolu à 14h23 (20h23 heure française). L’impossibilité d’accès était mondiale, et non pas -comme on l’a cru un moment- restreinte à l’Amérique du Nord.

Dans la 1ère circonscription (USA-Canada), Alain Juppé atteint 47,4%, suivi de François Fillon (33,4%), de Nicolas Sarkozy (9,2%), Nathalie Kosciusko-Morizet obtenant pour sa part 6,7%. Bruno Le Maire (2%), Jean-Frédéric Poisson (1,1%) et Jean-François Copé (0,2%) ferment la marche. Notons que le vote blanc ou nul était possible pour le vote électronique, puisque notre circonscription en compte 9, sur 7.871 électeurs ayant pris part au vote.

En revanche, chez nos voisins de Saint-Pierre et Miquelon (où 89 personnes ont voté samedi dans deux bureaux de vote), on ne compte aucun bulletin blanc. Le classement est le même néanmoins qu’en Amérique du Nord, et seuls les résultats en pourcentage changent sérieusement: tout en étant distancé par Alain Juppé (42,7%) et François Fillon (21,3%), l’ancien président de la République obtient 20,2%, soit sensiblement sa moyenne nationale.

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Vendredi soir, dans un restaurant de Québec, divers responsables LR s’étaient regroupés à l’initiative du délégué LR local, Michel Gaudart de Soulages. Les tendances des « deux favoris des sondages » étaient représentées à table, mais l’on pouvait lire sur les visages une incertitudes, probablement liée à la découverte plus que tardive par les instituts de sondage de la remontée de François Fillon, qui cinq années durant fut le Premier ministre de Nicolas Sarkozy.

La semaine prochaine, les électeurs auront donc le choix entre deux anciens hôtes de Matignon: Alain Juppé, défenseur de l’identité heureuse, et François Fillon, auteur en mai 2007 du discours de Bercy sur l’identité française, qui allait donner lieu dès l’élection de Sarkozy à la création du ministère de « l’identité nationale ». L’été 2015, un mois avant ses soixante-dix ans et sa venue à Québec pour le Salon des Vins, Alain Juppé avait annoncé qu’il ne ferait qu’un mandat en cas d’élection.

Victoire de Trump: Annie Michel sous le choc

Ancienne colistière de Franck Scemama à la législative partielle de 2013 dans notre circonscription, élue AFE depuis 2014, Annie Michel, retraitée depuis peu, vit à New York depuis vingt-sept ans. Originaire de la Nièvre, elle a raconté au groupe Centre France sa nuit électorale et sa stupéfaction suite à l’élection de Donald Trump à la Maison-Blanche.

Comme une majorité de New-Yorkais, Annie Michel avait choisi Hillary Clinton. Au lendemain de cette nuit où elle et ses amis avaient « arrêté d’espérer » vers 23heures (HE), elle qualifie l’élection de Trump de « retour en arrière ». Néanmoins, elle ajoute au sujet de celui qui a entamé ce jeudi la transition: « Je ne sais pas s’il ira jusqu’au bout [de ses annonces, NDLR]« .

« Beaucoup de Républicains », ajoute-t-elle, ont voté « contre ce fou ». Même ses voisins pensent que, grâce à l’élection de Trump, ils vont être plus riches, s’étonne Annie Michel.

Ancienne enseignante, l’élue AFE pour les États-Unis trouve que « les Américains manquent d’éducation civique, historique et de culture politique ».

Malgré son immense déception, Annie Michel se dit « plutôt courageuse » et n’envisage pas de quitter son pays d’adoption.

Son entretien à L’Yonne républicaine est à lire ici.

Le Québec, une destination particulière 

Sénateur (PS) des Français hors de France, Jean-Yves Leconte, cinquante ans, était à Québec jeudi 3 novembre, accompagné de Yan Chantrel, pour qui c’était déjà la deuxième visite à la Capitale nationale depuis l’annonce de sa candidature aux législatives de 2017. Le sénateur -qui attend pour fin novembre le résultat des primaires afin de savoir si les militants lui accordent l’investiture pour un deuxième mandat- a donné à Soir Américain sa vision du Québec.

Si Jean-Yves Leconte n’est sénateur que depuis septembre 2011, il siégeait depuis 1994 (trois ans après son arrivée en Pologne) au Conseil supérieur des Français de l’étranger (CSFE, créé en 1949, modifié en 1982), puis à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE, dans son ancienne formule): il commence donc à être rôdé à certaines spécificités locales.

Le sénateur Jean-Yves Leconte à Québec, novembre 2016. Photo DR.

Le sénateur Jean-Yves Leconte à Québec, novembre 2016. Photo DR.

Pour ce père de trois garçons franco-polonais dont un n’a encore que huit ans, la communauté française du Québec est « très spécifique », avec son lot, bon an mal an, de 25.000 entrées annuelles, incluant les résidents temporaires, et sans compter les départs. « Je n’ai jamais vu ça ailleurs dans le monde », commente le sénateur Leconte quand il évoque la volonté d’intégration des Français qui vont au Québec. Aussi, des sujets comme l’éducation dans le réseau AEFE ne font-ils pas partie des priorités des expatriés, du moins à Montréal et à Québec.

À l’occasion d’une permanence parlementaire tenue dans la capitale économique, une demi-douzaine de personnes ont été reçues, notamment pour des histoires de retraites, de calcul de taux, ou de liquidation de retraite. Aucun rapport avec 2013, quand le problème majeur de Montréal était le délai d’attente pour obtenir le premier rendez-vous pour un passeport. Dans une question écrite -outil qu’il dit utiliser avec parcimonie-, Jean-Yves Leconte parlait de six mois d’attente, un problème résolu depuis qui, selon lui, n’existait à ce point-là qu’à Montréal et à Londres.

À la Capitale nationale, le sénateur devait aussi tenir une permanence… mais les rares inscrits se sont désistés, préférant sans doute le cadre convivial d’un café proche de l’Hôtel de Ville à la solennité d’un entretien minuté à la représentation consulaire du 500 Grande-Allée. D’ailleurs, ils étaient aussi une demi-douzaine à converser autour d’un verre avec le sénateur et le candidat à la députation, qui devaient partir dans la foulée aux États-Unis.

Le transfert de compétences à Montréal en matière d’état civil, en vigueur depuis cet été, n’a pas encore eu semble-t-il de répercussions majeures. Pourtant, le site du consulat général de France à Montréal indique un délai de trois mois pour enregistrer une naissance et de trois semaines après réception de la dernière pièce pour enregistrer un décès survenu à Moncton, dont l’état civil a aussi été transféré à Montréal. Le site du consulat à Montréal indique aux Français de Québec qu’il faut se déplacer pour ces démarches, ce qui pourtant n’est pas requis pour les Français des Maritimes…


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L’Appel de Québec est en ligne

Les participants de la Conférence Québec UNESCO, réunis à la Capitale nationale depuis dimanche 30 octobre, souhaitent « mettre en place un environnement inclusif et pertinent propre à assurer la prévention efficace de la radicalisation et de l’extrémisme violent ».

Illustration: dans un couloir du Centre des congrès de Québec, la version anglaise est annoncée pour bientôt (photo: F.A.)

Illustration (cliquez pour voir en grand): dans un couloir du Centre des congrès de Québec, la version anglaise est annoncée pour bientôt (photo: F.A.)

La radicalisation violente n’étant pas l’apanage d’une seule religion, d’une seule idéologie, ou d’un seul peuple, les congressistes estiment que la prévention « est une responsabilité commune au regard des principes et des valeurs consacrés par de nombreux instruments internationaux relatifs aux droits de la personne ».

Un texte en sept considérants, que la ministre des Relations internationales et de la Francophonie Christine St-Pierre avait appelé de ses vœux dès dimanche après-midi, détaille les cinq points de cet Appel de Québec.

 


Primaire de droite et du centre: 6% des électeurs se sont préinscrits

Le nombre de Français inscrits sur les listes électorales consulaires (LEC) arrêtées en décembre 2015 et qui se sont préinscrits pour voter à la primaire de la droite et du centre en novembre s’élève, dans la 1ère circonscription législative des Français de l’étranger à 6% des électeurs. Un pourcentage très honorable, surtout s’agissant d’une nouveauté chez les électeurs de droite.

Le nombre provisoire au 19 octobre (1) des inscriptions validées sur l’ensemble des onze circonscriptions est de 56.531, soit environ 5% du corps électoral de la LEC mondiale (2), selon les chiffres communiqués à SoirAméricain par la Haute autorité chargée de veiller au bon déroulement de ce scrutin. Il reste environ 4.500 inscriptions à valider ou à rejeter (3), ce qui, dans le « meilleur » des cas amènerait le pourcentage mondial au niveau de celui de la 1ère circonscription, qui regroupe les États-Unis et le Canada. Le responsable de l’organisation de cette primaire, le député des Hauts-de-Seine Thierry Solère, se réjouit de l’inscription de plus ou moins 60.000 personnes, qu’il compare aux 7.000 électeurs hors de France qui avaient participé à la primaire socialiste de l’automne 2011.

Sur la 1ère circonscription, 9.115 personnes sont déjà inscrites, soit 1/6e des Français de l’étranger souhaitant s’exprimer pour seulement 1/10e des électeurs de la LEC mondiale. Dans les détails, 2.546 inscrits vivent au Canada, et 6.569 aux Etats-Unis. Le nombre d’inscrits aux USA est le même que dans la 3ème circonscription (la Suisse, 6.568), celui des Français du Canada est supérieur à celui de la 2ème circonscription (Amérique du Sud, 2.250), et avoisine celui de la 5ème circonscription (Andorre, Espagne, Monaco, Portugal, 2.625).

Le nombre des inscriptions est d’autant plus élevé que tous les candidats n’ont pas communiqué, du moins d’après les courriels que nous avons pu croiser. Outre le député Frédéric Lefebvre -qui finalement ne concourt pas-, il semble que seuls trois candidats ont écrit: Jean-François Copé, François Fillon (arrivé plusieurs fois dans les pourriels), et Alain Juppé (arrivé par deux fois en pourriel). Nous ne tenons volontairement pas compte des messages des divers comités locaux de soutien pour leurs envois, ne sachant pas s’ils agissent à la demande des candidats ou de leur propre chef. Il est probable que des électeurs en aient eu assez de ces divers messages, car parmi ceux arrivés directement dans la corbeille des indésirables figurait dimanche un député  ayant écrit depuis son adresse de l’Assemblée.

On peut fort légitimement penser que ceux qui se sont préinscrits voteront, puisqu’ils devaient, lors de l’inscription, donner leurs coordonnées bancaires afin de s’acquitter des frais des deux tours, qu’ils participent ou non au scrutin, qu’il y ait un bug informatique local ou non. En France, seuls ceux qui se déplaceront devront payer 2€ par tour auquel il votent.

Par ailleurs, lors des élections générales de 2012, les Français de l’étranger avaient moins voté que la moyenne nationale. Aux législatives (choix entre vote à l’urne et vote informatique), leur participation oscillait entre 12 et 26% (moins de 20% pour la 1ère circonscription), alors que la participation totale frôlait les 55%. À la présidentielle (vote à l’urne uniquement), seulement 42% des Français hors de France avaient voté, contre 80% pour la France entière.

Rien qu’en appliquant le ratio de participation le plus sage –deux fois moins de participation à l’étranger par rapport a la France-, la participation à cette primaire « de la droite et du centre » devrait être de l’ordre de deux millions et demi d’électeurs, le nombre de deux millions de participants étant suffisant pour combler les dépenses prévues par les organisateurs. Il est cependant fort probable que les trois millions soient dépassés: outre l’utilisation de plus en plus massive des médias sociaux, les sept candidats du premier tour de cette première primaire de droite passeront à la télévision française trois fois à 21h sur un total de cinq chaînes, alors que pour la primaire socialiste de l’automne 2011 avait eu ses trois débats pré-premier tour sur « seulement » trois chaînes, et que l’un de ces débats se déroulait avant 20h sur iTELE, qui plus est dans la foulée du renouvellement sénatorial.

Entre la primaire socialiste de 2006, qui a vu la victoire de Ségolène Royal au premier tour, et celle de 2011 où il a fallu deux tours pour que François Hollande émerge, on a pu mesurer l’importance de la télévision. La primaire de 2006 n’a été diffusée que sur les deux chaines parlementaires, et a attiré moins de 200.000 électeurs, alors que la primaire de 2011 a envoyé plus de deux millions et demi de personnes aux urnes, soit treize fois plus. Selon les chiffres Médiamétrie de l’époque, le débat diffusé à 18h sur iTELE avait attiré 4% de l’audience.

La droite, qui voici cinq ans dénonçait les méthodes du Parti socialiste, pourrait fort bien en tirer profit en novembre.

Notes:

(1) Les inscriptions pouvaient se faire jusqu’au dimanche 16 octobre inclusivement (heure de Paris), mais les règles indiquées sur le site Internet disaient « avant le 16 octobre ». Elles n’étaient automatiques que pour les électeurs inscrits sur la LEC en décembre 2015 et qui fournissaient aux organisateurs de la primaire les mêmes renseignements que ceux enregistrés par le MAE.

(2) Si plus d’un million et demi de Français figurent sur le Registre (1,6 million en 2012, 1,7 million en 2016) à peine plus d’un million étaient inscrits sur les listes électorales en 2012. Le premier chiffre permet entre autres de calculer les plafonds de dépenses électorales et d’attribuer les dotations de l’État aux postes consulaires, le deuxième concerne les scrutins. Ce ratio s’observe aussi en France.

(3) Les inscriptions en attente correspondent grosso modo aux jeunes qui auront 18 ans lors de la présidentielle, aux Français de l’étranger qui ont fourni des renseignements différents de ceux figurant sur la LEC lors de leur préinscription, à ceux qui ont tenté de tricher, mais aussi aux erreurs informatiques.

Un réseau mondial des coopératives de presse

À l’occasion du Sommet international des coopératives (SICoop), dont la troisième édition se tenait à Québec du 9 au 13 octobre 2016, des journalistes couvrant l’événement ont décidé d’unir leurs efforts « pour promouvoir plus que jamais les valeurs coopératives dans le monde ».

Sur les six journalistes à l’initiative de ce réseau, au moins deux étaient déjà venus à Québec en octobre 2012 et en octobre 2014 pour les précédentes éditions du SICoop; fondée en 2010 à l’occasion de la Conférence de Lévis (Québec) la Coop de presse Ensemble avait aussi été représentée à chaque édition du Sommet.

Ces six membres-fondateurs (trois femmes et trois hommes) disent avoir « bien saisi l’importance pour le mouvement coopératif de mieux se faire connaître auprès de la population [l’un des nombreux thèmes abordés la semaine passée à Québec, et sur lequel nous reviendrons] et entendent bien se saisir des enjeux de l’heure pour mettre en lumière la vitalité de ces entreprises partout dans le monde ».

Les personnes à l’initiative de NewsQoop-NQC (Nouvelles de Qualité Coopérative) affichent l’ambition de promouvoir les valeurs et principes de l’Alliance coopérative internationale (ACI, dont le siège est désormais transféré à Bruxelles) et privilégier les 17 objectifs de développement durable définis par l’ONU en 2015. Les journalistes à l’origine de cette structure proviennent d’Amérique du Nord (Canada et Québec) et d’Europe (Portugal et France). Il s’agit de (de gauche à droite sur la photo):

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Cinq des six fondateurs du réseau (photo DR)

– Carlos Wehdorn (région de Porto, Portugal), Cooperativa de Solidariedade Social Povo Portuense;

– Fernando Neves Rodrigues Martinho (Portugal), NewsCoop;

– Sarah Arthurs (Calgary, Canada), NewsCoop;

– Nathalie Deraspe (région des Laurentides, Québec), présidente de la coopérative de presse Ensemble;

– Paulo Jorge Teixeira (Rio Tinto, région de Porto, Portugal), président de Cooperativa de Solidariedade Social Povo Portuense;

– Viviane Neiter (Nancy, France), enseignante, conférencière, journaliste free-lance (absente de la photo, ayant dû quitter Québec pour Montréal dès la fin du SICoop).

Le réseau NewsQoop-NQC « permettra de partager information, reportages et expertises au sein des organes de communication de presse de chaque pays représenté », ses journalistes souhaitant « faire rayonner une information éthique de qualité ». Les six fondateurs se donnent deux ans pour finaliser leur projet en créant une coopérative mondiale de journalisme présente sur tous les continents. Pourquoi deux ans? Parce qu’à Québec dans deux ans devrait avoir lieu -comme chaque mois d’octobre des années paires- le prochain Sommet international des coopératives.

Soir Américain ayant assisté au SICoop 2016, n’hésitez pas à nous contacter [coordonnées par ici] si vous souhaitez être mis en contact avec l’un(e) des initiateurs(trices) de ce projet.

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