Archives de Catégorie: Diplomatie

Kareen Rispal arrivera en septembre

La nouvelle ambassadrice de France au Canada, Kareen Rispal (lire son parcours ici) devrait prendre ses fonctions à Ottawa en septembre. Elle remplacera Nicolas Chapuis, qui avait été nommé en 2015.

Dans un entretien réalisé en avril par Acteurs publics et diffusé le 23 mai, elle explique la place des femmes dans la diplomatie française et raconte comment elle a pu, à sa manière, lutter contre les stéréotypes de genre. L’entretien avec Mme Rispal est à visionner ici.

Alors que les femmes représentent plus de la moitié des agents dépendant du Quai d’Orsay, plus on monte dans la hiérarchie, moins elles sont représentées, à l’image de nombreuses entreprises. En 1972, seule une femme était ambassadrice, en 1982 elle n’étaient que trois, et à l’issue du quinquennat Hollande, elles sont presque cinquante à représenter la France dans divers endroits du monde.

À Montréal, Catherine Feuillet a été nommée consule générale en 2015. À Québec Laurence Haguenauer est devenue consule générale en septembre 2016 (et Emmanuelle Pavillon-Grosser a été promue consule générale adjointe). À Moncton et Halifax, Laurence Monmayrant a été nommée consule générale voici un an.

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De nouveaux consuls à Vancouver, Chicago et La Nouvelle-Orléans

Trois nouveaux consuls prendront leurs fonctions prochainement au Canada et aux États-Unis. 

Par décret en date du 20 avril 2017, Philippe Sutter, conseiller des affaires étrangères, est nommé consul général de France à Vancouver, en remplacement de M. Jean-Christophe Tallard-Fleury, appelé à d’autres fonctions. Philippe Sutter est sous-directeur « action multilatérale » (groupe III) à la direction générale des relations internationales et de la stratégie du ministère de la Défense depuis 2015.

Par décret du 20 avril 2017, Guillaume Lacroix, conseiller des affaires étrangères hors classe (cadre d’Orient), est nommé consul général de France à Chicago, en remplacement de M. Vincent Floreani. M. Lacroix est conseiller Afrique au Ministère des Affaires étrangères depuis 2013, et a déjà été premier secrétaire de l’Ambassade de France aux États-Unis entre 2005 et 2009.

Également par décret en date du 20 avril 2017, Vincent Sciama, secrétaire des affaires étrangères principal, est nommé consul général de France à La Nouvelle-Orléans, en remplacement de M. Grégor Trumel. Il était chargé de mission auprès du directeur des Nations unies, des organisations internationales, des droits de l’Homme et de la francophonie depuis janvier 2017. Auparavant, il avait notamment été directeur adjoint puis directeur de cabinet du secrétaire d’État chargé du Développement et de la Francophonie, André Vallini (mars à décembre 2016).

Kareen Rispal nommée ambassadrice au Canada

Par décret du 20 avril 2017, Kareen Rispal est nommée ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de la République française au Canada.

Elle remplace Nicolas Chapuis, appelé à d’autres fonctions. Actuellement directrice des Amériques et des Caraïbes au Ministère des Affaires étrangères et du Développement international, elle a déjà été Conseillère culturelle et de coopération à l’ambassade de France à New York, aux Etats-Unis, de 2006 à 2010.

Kareen Rispal, et le sous-ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Jean-Stéphane Bernard. Photo : Délégation générale du Québec à Paris.

Titulaire d’une maîtrise de droit public, diplômée de Sciences-Po et énarque (promotion Diderot, 1986), elle a travaillé au service de la coopération économique à la direction des Affaires économiques et financières du MAE (1988-1989), été Sous-directrice du droit international économique et du droit communautaire à la direction des Affaires juridiques au sein du même ministère (1997-2000). Directrice du développement durable et des affaires publiques de Lafarge (octobre 2010-août 2014), elle est actuellement membre du Haut-Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes.

En poste à l’étranger, elle a notamment été première conseillère à l’ambassade de France à Londres (2000-2002), secrétaire générale de la délégation française à la 60ème session de l’Assemblée générale des Nations unies (septembre 2005-janvier 2006), et conseillère culturelle et de coopération à l’ambassade de France aux Etats-Unis (2006-2010)

Christian Dumais-Lvowski nommé chevalier de la Légion d’honneur

Le journaliste, auteur et réalisateur canadien Christian Dumais-Lvowski, soixante-deux ans, est fait chevalier de la Légion d’honneur (promotion de Pâques 2017), selon un décret publié au Journal officiel du 16 avril, spécifique aux décorations remises aux étrangers.

Arrivé jeune à Paris (en 1974), Christian Dumais-Lvowski (CDL) travaille pour des agences de presse françaises puis devient conseiller éditorial à Actes-Sud, où il dirige la collection « Le Souffle de l’esprit ». C’est d’ailleurs pour Actes-Sud qu’il a traduit une biographie de son concitoyen Glenn Gould.

Dans les années 90, CDL se lance dans une traduction exhaustive des Cahiers de Nijinski. La mise en scène par Isabelle Nanty de cette œuvre au Festival d’Avignon (1994) donnera lieu à des adaptations dans des villes aux cultures aussi diverses que Montréal, Rome, Moscou, Zürich ou Bruxelles, sans oublier l’Opéra Bastille et l’Athénée à Paris. Parmi la dizaine de documentaires qu’il écrit, coproduit, ou conseille pour Arte, le film Valsav Nijinski, une âme en exil et -fin 2016- Luchino Visconti entre vérité et passion.

En mai 2013 éclate une polémique sur les droits d’auteur du Sacre du printemps, en présence de Christian Dumais-Lvowski (en charge de la succession Nijinski), Tamara Nijinski (venue spécialement de Phœnix à Paris), Aurélie Filipetti, alors ministre de la Culture, dont La Presse fait écho, par le biais d’une dépêche d’agence.

Ironie de l’histoire: à l’été 2014, la Gazette du Canada avait annoncé un peu prématurément cette distinction française, pour publier un erratum deux mois plus tard.

Plan Nord: un partenariat Québec-Monaco

Le Premier ministre du Québec Philippe Couillard et S.A.S. le Prince Albert II de Monaco étaient ce mardi 13 décembre à la séance de signature d’une convention-cadre visant à soutenir des projets de coopération entre le Gouvernement du Québec, la Société du Plan Nord, et la Fondation Prince Albert II de Monaco.

Cette convention-cadre à été signée par la ministre des Relations internationales et de la Francophonie Christine St-Pierre et le P-Dg de la Société du Plan Nord Robert Sauvé (pour le Québec), ainsi que par le vice-président et administrateur délégué de la Fondation Prince Albert II de Monaco S. E. Bernard Fautrier et la présidente de la branche canadienne de cette fondation la docteure Diane Vachon.

Photo

Photo récupérée sur le compte Twitter du MRIF-Québec

La cérémonie se déroulait en marge du Forum Arctic Circle, qui s’est tenu du 11 au 13 décembre à Québec. Le but annoncé de cet accord est d’intensifier les projets de coopération sur,le territoire du Plan Nord par le soutien d’initiatives techniques, scientifiques et méthodologiques pour répondre aux enjeux de cette région et favoriser le développement durable.

« Grâce à cette convention, nous nous donnons un nouvel outil pour poursuivre nos efforts en matière de lutte contre les changements climatiques en territoire nordique, d’énergies renouvelables et de protection de la biodiversité. Cela témoigne de la reconnaissance internationale de l’expertise québécoise dans ces domaines« , a estimé le Premier ministre Philippe Couillard.

« Je me réjouis de la collaboration entre le Gouvernement du Québec et la branche canadienne de ma fondation pour l’avancement de la recherche scientifique et appliquée dans le domaine de la biodiversité de la région arctique. Les efforts investis par le Québec dans le développement durable et respectueux de cette région, notamment au regard des communautés autochtones, méritent nos encouragements et nos éloges« , lui a répondu le Prince Albert II de Monaco.

Dans la journée de mardi, le Prince Albert II de Monaco devait également participer à la séance spéciale du Forum sur les changements climatiques aux côtés du ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, David Heurtel, précisent les services du Premier ministre.

La situation en Syrie préoccupe la France, le Canada, et les USA 

Dans une déclaration conjointe rendue publique ce mercredi 7 décembre, les chefs d’État et de Gouvernement de la France, de l’Allemagne, du Canada, des États-Unis, de l’Italie et du Royaume-Uni s’inquiètent de la situation à Alep.

Ces pays appellent la Russie et l’Iran à « user de leur influence » afin que le régime syrien accepte le plan de l’ONU, rejeté lundi en raison du veto de la Russie et de la Chine.

« Une catastrophe humanitaire se produit juste sous nos yeux », disent les pays signataires, ajoutant qu’hôpitaux et écoles « sont utilisés comme cibles pour saper le moral des populations » et estimant que « l’urgence absolue est un cessez-le-feu immédiat ». L’intégralité de la déclaration commune, rappelant aussi que le Secrétaire général de l’ONU a parlé de « crimes de guerre » est à lire ici.

Quelques heures avant ce communiqué, on apprenait que l’armée avait pris le contrôle de la vieille ville d’Alep.

L’Appel de Québec est en ligne

Les participants de la Conférence Québec UNESCO, réunis à la Capitale nationale depuis dimanche 30 octobre, souhaitent « mettre en place un environnement inclusif et pertinent propre à assurer la prévention efficace de la radicalisation et de l’extrémisme violent ».

Illustration: dans un couloir du Centre des congrès de Québec, la version anglaise est annoncée pour bientôt (photo: F.A.)

Illustration (cliquez pour voir en grand): dans un couloir du Centre des congrès de Québec, la version anglaise est annoncée pour bientôt (photo: F.A.)

La radicalisation violente n’étant pas l’apanage d’une seule religion, d’une seule idéologie, ou d’un seul peuple, les congressistes estiment que la prévention « est une responsabilité commune au regard des principes et des valeurs consacrés par de nombreux instruments internationaux relatifs aux droits de la personne ».

Un texte en sept considérants, que la ministre des Relations internationales et de la Francophonie Christine St-Pierre avait appelé de ses vœux dès dimanche après-midi, détaille les cinq points de cet Appel de Québec.

 


Valls au Canada, au Québec, et à SPM: trois petits jours et puis s’en va

Initialement prévue en juin afin d’être à Saint-Pierre et Miquelon le 18 pour les festivités du Bicentenaire de la rétrocession, la visite de Manuel Valls au Canada, au Québec et à SPM avait été reportée à l’automne en raison de la situation en France.

Envoyé aux rédactions de France le 30 septembre, un communiqué précise que le Premier ministre se rendra « au Canada, y compris au Québec », alors que les rencontres alternées, instaurées en 1977, n’avaient pas vu la venue au Québec d’un Premier ministre français depuis mars 2013 (à l’époque Jean-Marc Ayrault, depuis devenu ministre des Affaires étrangères).

Le voyage de Manuel Valls sera dans les faits très bref: un départ de Paris le mercredi 12 octobre, à l’issue du conseil des ministres, une partie de la journée du 13 avec Justin Trudeau à Ottawa, ne laissant presque que le vendredi 14 à l’agenda pour la 19e édition des rencontres alternées: le Premier ministre a en effet décidé de se rendre sur l’archipel de Saint-Pierre et Miquelon le samedi 15… Autant dire que tous les sujets n’auront pas le temps d’être abordés. On peut par exemple penser aux vétérinaires français, qui faisaient parler d’eux ces derniers jours, alors qu’ils revendiquaient déjà voici trois ans la reconnaissance de leur qualification. De même, Radio Canada annonçait peu avant le report de la venue de Manuel Valls que près de deux cents médecins français restaient sur le carreau au Québec, moins de cent cinquante (selon les calculs du consulat général de France à Québec) ayant vu leurs diplômes validés suite à l’entente signée au début du quinquennat de Nicolas Sarkozy…

Bonne nouvelle toutefois: le projet d’un centre de recherche maritime à Rimouski n’attend plus que les signatures, indiquait à L’Avantage la nouvelle consule générale Laurence Haguenauer. Ce centre de recherches franco-québécois est destiné à analyser les aspects environnementaux, économiques et sociaux de la stratégie maritime. Et s’il se trouvera à Rimouski, ce n’est pas un hasard: c’est à que depuis 1944 se trouve ce que l’on appelle de nos jours l’Institut maritime du Québec (IMQ).

Bien que l’agenda officiel n’ait pas encore été diffusé, il parait très improbable que l’hôte de Matignon fasse un tour au Sommet international des coopératives, puisque cette troisième édition se termine le 13 octobre. En 2012, pour la première édition, Benoit Hamon avait assisté au pré-sommet puis était reparti en France avant les réunions ouvertes à tous les participants; en 2014, lors de la 2e édition, Carole Delga s’était adressée aux participants par le biais d’une vidéo enregistrée à l’avance, du fait du décalage horaire.

À Saint-Pierre, le Square Joffre -en hommage aux marins disparus- a été inauguré samedi 1er octobre. Un risque de moins pour Manuel Valls de croiser le président de la collectivité territoriale Stéphane Artano, qui avait écrit fin avril au Premier ministre pour lui dire qu’il ne comptait pas le recevoir.

Nicolas Chibaeff quitte le consulat général, mais pas le Québec

Après trente ans au service de la diplomatie française, dont quatre dans la capitale nationale, le consul général de France à Québec Nicolas Chibaeff annonce ce mardi 30 août qu’il reste au Québec: il part pour Montréal, à l’Université du Québec à Montréal, en qualité de diplomate en résidence et chercheur associé à la Chaire Raoul-Dandurand. M. Chibaeff sera remplacé jeudi 1er septembre par Mme Laurence Haguenauer.

Le consul Nicolas Chibaeff (à gauche) aux côtés de MM. Alain Juppé (maire de Bordeaux) et Régis Labeaume (maire de Québec), le 27 août 2015, dans les salons de l'hôtel de ville de Québec, à l'occasion du salon des vins de Bordeaux. Photo F. A.

Le consul Nicolas Chibaeff (à gauche) aux côtés de MM. Alain Juppé (maire de Bordeaux) et Régis Labeaume (maire de Québec), le 27 août 2015, dans les salons de l’hôtel de ville de Québec, à l’occasion du salon des vins de Bordeaux. Photo F. A.

Nommé en septembre 2012 à la capitale nationale, Nicolas Chibaeff avait pris son poste dès le mois suivant, ce qui lui avait toutefois permis d’assister à Paris à la première visite de la nouvelle Première ministre du Québec Pauline Marois, élue en septembre.

Dans le cadre des relations franco-québécoises, M. Chibaeff allait avoir à préparer la visite du Premier ministre français Jean-Marc Ayrault, en mars 2013, à l’occasion des rencontres alternées France-Québec. Dans la foulée, le consul général allait superviser une législative partielle: la dernière occasion donnée aux Français de la liste électorale consulaire (LEC) d’aller voter dans l’Espace France adjacent à la résidence consulaire, qui allait être détruit quelques mois plus tard (Centre de documentation consacré à la culture française, l’Espace France abritait également le bureau local de Office Français de l’Immigration et de l’Intégration).

En 2014, la toute première élection des conseillers consulaires, qui tombait en même temps que le scrutin européen  -auquel les Français résidant hors d’Europe n’avaient pas pu participer en 2004 ni en 2009- avait lieu au Collège Stanislas. Ces deux scrutins se tenaient en avril, alors que le Premier ministre du Québec était devenu Philippe Couillard, dont Le Télégramme indiquait qu’il était inscrit sur les listes électorales françaises. En France aussi, le Premier ministre avait changé, et c’est pour la venue de Manuel Valls (annoncée pour juin 2016, puis reportée à l’automne) que M. Chibaeff et son équipe ont préparé la prochaine rencontre alternée France-Québec. Annoncée pour juin 2016, cette visite traditionnelle de la France au Québec a été reportée à l’automne du fait de la situation en France.

Durant le passage de Nicolas Chibaeff à Québec fut lancée une infolettre à destination des Français inscrits à la LEC; outre un éditorial co-signé par les consuls généraux de la capitale nationale et de la capitale économique, on y trouvait diverses informations culturelles et politiques, ainsi que le « portrait du mois » d’un(e) Français vivant au Québec. Depuis l’été 2015, cette infolettre ne paraît plus: la dernière édition de La France au Québec a été distribuée le 10 juillet 2015, à la veille de la Fête nationale française. Une Fête soulignée diversement, au gré des ans, du fait de la conjoncture économique: en 2013 un pique-nique en plein air ayant entraîné des coups de soleil, en 2014 une soirée réservée à très peu de monde mais médiatisée car dans un lieu prestigieux, et en 2015 une soirée largement sponsorisée pour les personnalités locales (médias et hommes politiques) mais payante pour le français moyen (où il ne restait plus rien) au rez-de-chaussée de l’immeuble qui, en avril 2016, allait abriter le consulat.

Car le consulat général de France à Québec, situé dans une maison du XVIIe siècle depuis le début des années 80, a été mis en vente au printemps 2014, et les locaux plus fonctionnels ont ouvert au public le 18 avril 2016.

Dans le contexte du terrorisme international, le consul Chibaeff a eu l’occasion de vivre les attentats de l’automne 2014 au Québec (Saint-Jean sur Richelieu) puis au Canada (Ottawa). Moins de trois mois plus tard, alors que commençait l’année 2015, Paris était endeuillée par des attentats. Le jour de la tuerie de Charlie hebdo, le ministre fédéral de la sécurité publique alla au consulat porter des roses blanches, devant lesquelles dans la soirée et sous un froid glacial Français et Québécois vinrent se recueillir. Le 11 janvier, alors que de nombreux chefs d’État étaient à Paris, plusieurs milliers de personnes défilaient à Québec (lire L’InfoBourg de février 2015, pp. 10-11, ici en PDF), et diverses manifestations avaient lieu en Amérique du Nord. À la suite des attentats de novembre 2015, une cérémonie plus courte allait se dérouler devant le consulat général de France.

Titulaire d’une maîtrise de droit public, d’un diplôme de Sciences Po Paris et ancien élève de l’École nationale d’administration (ENA, promotion Denis Diderot, 1986 ), M. Chibaeff est entré au ministère de la Défense en 1986. Quatre ans plus tard, il était détaché auprès du ministère des Affaires étrangères. Il a occupé des postes à l’administration centrale (Europe, 1990-1991), puis a été premier secrétaire à Moscou (1991-1994), deuxième conseiller au même poste (1994-1995), puis à Alger (1995-1997) et à l’administration centrale (Afrique du Nord et Moyen-Orient). Nicolas Chibaeff a été délégué dans les fonctions de sous-directeur d’Afrique du Nord (1997-2000), délégué dans les fonctions de sous-directeur des Affaires politiques (Nations Unies et organisations internationales, 2000-2002), deuxième conseiller puis conseiller de coopération et d’action culturelle à Moscou (2002-2006), commissaire pour les Années croisées France-Russie (CulturesFrance , 2007-2012 ), secrétaire général chargé de la préparation et de l’organisation de l’édition 2012 de la conférence des ambassadeurs.

Lors de l’officialisation de la nomination de Mme Haguenauer, Nicolas Chibaeff avait annoncé qu’il passerait l’été à Québec. Une douzaine de jours plus tôt, à l’occasion du cinquantenaire de la coopération franco-québécoise, il avait livré une sorte de bilan de son séjour dans la Capitale nationale.

Dans une courte déclaration au Journal de Québec quelques jours avant le 14 juillet, Nicolas Chibaeff critiquait le « décalage » entre le « discours publicitaire » pour attirer les Français au Québec et la réalité vécue par beaucoup d’immigrants.

Quant au 14 juillet lui-même, le dernier de M. Chibaeff à Québec en qualité de Consul général, il avait été endeuillé par des dizaines de morts à Nice, sur la Promenade des Anglais. Du coup, M. Chibaeff avait subitement quitté le 500 Grande-Allée afin de se rendre sur les Plaines d’Abraham prononcer quelques mots avant le concert de Julien Clerc.

À lire: Ma Ville à moi, dans Le 16/08 de novembre 2015

Consul honoraire de France à Halifax, Neville Gilfoy est mort

Neville Gilfoy, homme d’affaires et philanthrope, est mort subitement mardi 19 juillet, indique le groupe Progress media, qu’il dirigeait depuis près d’un quart de siècle. Il était consul honoraire de France à Halifax.

Peter Moreira, qui avait travaillé pour lui « pendant plus d’une décennie »raconte dans le Herald Business qu’il avait su adapter son groupe de presse aux évolutions technologiques des vingt dernières années.

Neville Gilfoy était également le consul honoraire de France à Halifax. Dans un message diffusé mercredi 20 juillet, le consul général de France dans les Provinces atlantiques le décrit comme « un homme très sympathique, très travailleur et très  généreux qui rendait de nombreux services aux Français de Nouvelle-Écosse ». Le compte Twitter du consulat de France précise qu’il convient temporairement de s’adresser à Moncton pour les démarches.

Souffrant d’un cancer, M. Gilfoy n’avait pas mis à jour son compte Twitter depuis deux mois. Sur LinkedIn, le réseau social professionnel, son profil (mis à jour) le dit propriétaire du groupe Progress media depuis 1992 jusqu’à « aujourd’hui (24 ans) ».

Marié à Ann Janega, fille d’immigrants slovaques devenue avocate puis nommée juge de la citoyenneté en Nouvelle-Écosse en 2013, le consul honoraire de France à Halifax avait deux enfants, Jamie et Peter, précise le Herald News.

Ses activités philanthropiques (notamment au Niger et au Burkina Faso), sont détaillées sur le site de CBC.

Les détails relatifs à l’exposition du corps le 22 juillet et aux obsèques le 23 viennent d’être rendus publics par la société dont il était le manager.