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En attendant la VIe République

En attendant une hypothétique VIe République, qui nécessiterait une Assemblée constituante, Joëlle Garriaud-Maylam, sénatrice (UMP) des Français de l’étranger, propose quelques pistes de réflexion sur nos institutions…

S’interrogeant sur les résultats de l’élection européenne d’avril dernier et sur l’éviction du candidat de l’UMP lors de la législative partielle dans le Doubs, avec dans les deux cas une montée de l’abstention et un « vote aux extrêmes », Joëlle Garriaud-Maylam ne se borne pas à constater « le rejet du système ». Dans une tribune publiée entre un séjour en Égypte et un autre à Washington (qu’elle doit quitter ce dimanche), la sénatrice estime que « concilier efficacité, stabilité, garanties démocratiques, représentativité et participation des citoyens est tout sauf une sinécure. » Selon elle, « des mesures pourraient être votées dès à présent par voie législative ou via une simple révision constitutionnelle », et si « les lois votées jusqu’ici ne vont pas assez loin, la faute n’en revient pas à la Ve République mais à un manque de volonté politique. »

La réflexion de Joëlle Garriaud-Maylam s’articule en divers points:
– voter des lois audacieuses mais acceptées car élaborées en association avec toutes les parties concernées [sa tribune était publiée avant que le gouvernement ne fasse usage du 49-3 pour la Loi Macron];
– garantir que le processus d’amendement, de vote et d’application des lois ne puisse être dénaturé par l’influence d’intérêts particuliers;
– renforcer l’éthique de la vie économique et politique;
– la réforme du vote blanc, comptabilisé à part depuis avril dernier, mais sans effet sur le résultat d’un scrutin.

« À l’heure où les réseaux sociaux et les plateformes de pétitions révolutionnent le rapport des individus à l’information et à la politique, il faut en tirer parti pour associer plus fortement les citoyens à la réflexion sur la réforme des modes de représentation et de gouvernement », écrit la sénatrice, qui craint que la communication politique prenne le pas sur le « courage réformateur » du fait du nombre grandissant des citoyens connectés et de la diffusion virale de certaines informations.

Mme Garriaud-Maylam, dont la tribune est à lire ici dans son intégralité, sera de nouveau sur notre circonscription dès la fin du mois: elle a prévu à son agenda un déplacement à Miami du 26 février au 1er mars, puis se rendra de nouveau à Washington et enfin à New York, jusqu’au 5 mars.

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Une femme de plus au sénat pour les Français de l’étranger

Le résultat du scrutin (proportionnel) visant à renouveler la moitié des sénateurs des Français de l’étranger a été publié vers 16h (heure de l’est) par le ministère de l’Intérieur et confirme celui donné par le Sénat à 13h, heure de l’est.

L’équilibre gauche-droite (ou plutôt le déséquilibre) est respecté dans cette série: deux sièges pour la gauche, trois pour la droite, tout comme dans l’autre série (renouvellement de 2011) aussi marquée à droite.

Jacqueline Deromedi (photo via http://www.cce-singapour.com/cce.php?id=15)

Jacqueline Deromedi (photo via)

En revanche, une femme de plus représentera à compter de mercredi les Français de l’étranger: il s’agit de Mme Jacky Deromedi, consul honoraire de Monaco à Singapour, ville où elle y est chef d’entreprise depuis 25 ans.

Sous le prénom Jacqueline, Mme Deromedi avait été élue en mai dernier au conseil consulaire de Singapour, où elle dirigeait la liste UMP-UDI. Elle est depuis 2006 vice-présidente de l’Alliance française de Singapour, et siège par ailleurs depuis 2011 au bureau exécutif du CNCCEF.

Ce n’est pas la première fois qu’un chef d’entreprise représente au Palais du Luxembourg les Français de l’étranger puisque, par exemple, André Ferrand (UMP, qui ne se représentait pas) siégeait depuis 1998 au sénat.

Dans le détail, sont élus pour cette série 2 (qui remplace les anciennes séries A et C2):

– pour la liste d’union UMP-UDI:

  • Christophe-André Frassa, élu en 2008 sur une liste divers droite, mais siégeant dans le groupeUMP;
  • Jacky Deromedi, qui fait son entrée au sénat;
  • Olivier Cadic, élu depuis 2006 à l’Assemblée des Français de l’étranger, qui fait son entrée au sénat

– pour la liste des partis de gouvernement:

  • Claudine Lepage, qui siège depuis 2008 dans le groupe PS et apparentés;
  • Richard Yung, élu depuis 2004 et qui siège aussi dans le groupe PS et apparentés.

– pour la liste « Les Indépendants« :

  • Robert del Picchia, entré au sénat en 1998, rattaché jusqu’à présent au groupe UMP.

La liste « Écologie, citoyenneté, solidarité« , présentée par les écologistes et le Front de Gauche, n’obtient que 6,64% des suffrages et pas de siège; la liste « Bansard 2014 » frôle les 12% et n’obtient pas de siège; Jean-Pierre Bansard annonce qu’il va déposer un recours. Les deux autres listes n’obtiennent aucun suffrage, et donc pas de siège non plus.

Les divisions tant à gauche qu’à droite n’ont donc profité à personne numériquement, bien que le corps électoral soit composé de 533 grands électeurs depuis les élections consulaires contre 153 dans l’ancien collège électoral de 2008 et 155 dans le collège électoral de 2011.

Les sénateurs des Français de l’étranger élus en 2011 (et dont le mandat dure encore trois ans) sont ici, ceux élus ce dimanche pour six ans sont .

Sur douze sénateurs représentant les Français de l’étranger, seuls deux ont plus de 80 ans: il s’agit de M. Cantegrit (81 ans) et de Mme Kammermann (82 ans), tous deux de l’UMP, tous deux élus en 2011. Toutefois, aucun des deux ne devrait présider la séance du 1er octobre, puisque Paul Vergès et Serge Dassault ont chacun 89 ans, le sénateur de la Réunion étant d’un mois plus âgé que celui de l’Essonne.

Mis à jour à 23h, heure de l’est: ajout du recours annoncé par la liste « Bansard 2014 ».

Premiers résultats, premières contestations

Sur le continent américain, élections européennes et élections consulaires avaient lieu samedi 24 mai à l’urne. Jusqu’à 18h dans tous les bureaux de vote, sauf celui de Québec, qui faisait partie des trois bureaux du monde à fermer exceptionnellement à 19h, heure locale. Les premiers résultats, dans l’attente du dépouillement du BVE (bureau de vote électronique) pour ce qui concerne les consulaires, ont été donnés hier soir, et les contestations, tant à Montréal qu’à Québec, n’ont pas tardé.

À l'intérieur, la solennité est de rigueur, comme en France...

À l’intérieur, la solennité est de rigueur, comme en France…

Pour la 4e circonscription du Canada (Montréal, Moncton, Halifax), qui compte 55.000 ressortissants français recensés au Registre et 47.377 électeurs inscrits, 3.392 électeurs avaient choisi le vote informatique entre le 14 et le 20 mai, le pic de votants ayant été atteint le 16 mai avec 639 participants. Au total, la participation pour le vote électronique était donc de 7,2%, très légèrement supérieure à la moyenne mondiale (7,08%).

À l’urne ce samedi 24 mai, ils étaient 2.475 à signer la liste d’émargement, soit 5,2% du corps électoral.

En tout (vote électronique et vote à l’urne), la participation a donc été de 12,38% pour Montréal-Moncton-Halifax.

Le résultat du vote à l’urne (provisoire donc) est le suivant:
– Blancs et nuls: 695
– liste Sauvage (PS): 421 (23,65%)
– liste Pilater (UMP): 241 (13,5%)
– liste Molitor (Front de Gauche): 216 (12,1%)
– liste De Feydeau (UMP, diss.): 168 (9,4%)
– liste Boîtier (UDI): 163 (9,2%)
– liste Indépendants: 158 (8,9%)
– liste Lubrina (UMP, diss.): 146 (8,2%)
– liste Mohsen (divers): 140 (7,8%)
– liste Blin (RFQA): 127 (7,1%)

Cette importance du vote Blanc-Nul s’explique par le fait que quatre des bureaux de vote ont invalidé les bulletins de trois listes (listes Boîtier, Lubrina, Mohsen), diminuant ainsi leur score, à la demande de représentants de deux listes qui avaient fait le tour des bureaux de vote afin de faire constater que les bulletins papier comportaient des noms de personnalités n’étant pas candidates. Toutefois, ce dimanche dans la matinée, l’UDI Montréal évoquait dans un message sur Facebook « un score remarquable » lors du vote à l’urne, et attendait les résultats du vote électronique pour lundi en espérant qu’ils confirmeraient la tendance.

Un candidat de Montréal a expliqué à Soir Américain que les présidents des différents bureaux de vote avaient sollicité les assesseurs et scrutateurs (certains semble-t-il par vote secret) avant de prendre la décision de comptabiliser ou non ces bulletins. « Désastre démocratique à Montréal. Responsabilité première de l’État qui n’a pas mis en place une commission électorale », allait commenter dans la soirée un électeur montréalais.

Car c’est bien là le problème, qui va également se poser à Québec quelques heures plus tard…

... mais, l'affichage électoral est fait avec les moyens du bord, à l'Intérieur du centre de vote, et dans l'ordre inverse de ce qu'il devrait être.

… mais, l’affichage électoral est fait avec les moyens du bord, à l’Intérieur du centre de vote, et dans l’ordre inverse de ce qu’il devrait être.

À Québec, le choix des électeurs était bien plus restreint, comme nous l’expliquions ici: trois listes seulement se disputaient les suffrages des électeurs.

Québec compte un peu plus de dix mille ressortissants français inscrits au Registre, dont 7.700 ont le droit de vote (7.707 au vote informatique, 7.705 au vote à l’urne, quatre jours après la fermeture du BVE). 582 électeurs s’étaient exprimés par voie électronique (7,6% du corps électoral), le pic ayant eu lieu le 17 mai avec 108 votants.

Samedi, 513 émargements ont été constatés au bureau de vote des consulaires à Québec (contre 679 aux européennes, où le vote électronique n’était pas possible, les deux bureaux de votes étant séparés par un rideau).

Ont obtenu à l’urne (provisoire, donc):
– liste Saliba (Unir et aider): 185 (37%)
– liste Spaggiari (Rassemblement des Français de gauche): 185 (37%)
– liste De Soulages (UMP-UFE): 129 (25,8%)
– blancs et nuls: 14

Mais un représentant de la liste « Français de Gauche » allait déposer dès l’issue du dépouillement une série d’observations (imprimées et raturées à divers endroits) concernant la campagne et le matériel de la liste « Unir et aider ». Il a fallu environ une heure à l’employée consulaire pour reporter à la main (sur des feuilles volantes qui allaient être visées par les candidats puis annexées au procès-verbal) l’ensemble de ces observations.

Des observations aussi diverses et variées que:
l’utilisation des couleurs bleu-blanc-rouge sur les affiches et la circulaire électorale; sur ce point, M. Saliba expliquait à Soir Américain avoir utilisé une couleur orangée pour éviter toute contestation. Néanmoins, si le bleu-blanc-rouge est autorisé pour l’emblème d’un parti, il est interdit pour celui d’une association. Or le logo des Amis du fonds des Anciens combattants de Québec contient deux éléments rouge pâle. Là, l’absence d’une commission électorale laissera le soin au juge de l’élection de trancher, mais il est anormal -si une faute de la liste Saliba était avérée- que ce matériel électoral ait pu être mis en ligne par le ministère des Affaires étrangères, lequel avait refusé lors de la législative partielle de 2013 la diffusion de la circulaire d’un candidat qui avait utilisé des mots d’une langue étrangère.

l’utilisation d’une adresse Internet associative hébergée en « .ca » était aussi parmi les reproches faits à la liste Saliba. Selon les candidats du Rassemblement des Français de gauche, l’utilisation d’une telle adresse pour l’envoi de la propagande électorale pouvait laisser supposer que la liste bénéficiait d’une aide matérielle ou logistique d’une association, étrangère par surcroît. Or toute aide associative doit être facturée au tarif habituel. Interrogé par Soir Américain, M. Saliba ne comprenait pas le problème, et une de ses soutiens nous expliquait l’historique de certaines associations françaises implantées à Québec, dont l’une depuis la fin du XIXe siècle. Certes, nous avons reçu des courriels de la SFQ (Société française de Québec), mais s’agissant d’une élection locale il nous semblait pour le moins logique que la propagande électorale soit expédiée par des acteurs locaux. Et nous ne pouvons pas comparer avec la liste du Rassemblement des Français de gauche, dont nous n’avons reçu aucun courriel; en revanche, nous avons bien reçu deux courriels de la présidente de ADFE-Français du monde, dont nous ne savons pas s’ils ont été facturés à la liste locale du Rassemblement des Français de gauche. Idem pour le logo de cette liste, commun à presque toutes les listes qui se présentaient dans le monde. De la part de l’UMP, nous avons reçu des courriels émanant d’une adresse en « @usacanada2014.com », laissant supposer une organisation commune centralisée, ou du siège de l’UMP, mais la liste PS-EELV n’a pas émis samedi à notre connaissance de contestation sur ces points…

– la liste Spaggiari contestait aussi le contenu de la propagande de la liste Saliba. En l’occurrence, il était reproché à la liste associative de se faire passer comme représentative de toutes les associations du Québec. Une lecture attentive de la propagande électorale montre que ce n’est pas le cas: la liste est estampillée « soutenue par nos associations françaises de Québec » et revêt le logo de la SFQ, donc il s’agit de toute évidence des associations liées à la Société Française de Québec.

Les opérations de dépouillement ont pris du retard à cause des divers recomptages.

Les opérations de dépouillement ont pris du retard à cause des divers recomptages.

D’autres points ont été reprochés à la liste Saliba par la liste Spaggiari, sur lesquels nous reviendrons ultérieurement une fois le PV en notre possession.

Ce n’est que lundi ou au plus tard mardi que le Consul général de France à Québec proclamera les résultats, une fois qu’il aura eu connaissance du « dépouillement » du vote électronique et compilé les résultats et observations.

En tout état de cause, le juge de l’élection aura à trancher: soit il considère (comme il l’avait fait pour rétablir la liste UMP-UFE à Québec) qu’il y a manquement de l’administration et validera les résultats, soit il annulera l’élection, soit il invalidera purement et simplement la liste associative.

Et cela n’empêche personne de contester à nouveau la liste UMP-UFE qui comporte côte-à-côte deux candidates de sexe féminin, alors que la loi et les décrets d’application ont prévu l’alternance des sexes et non la parité. Lorsque le Tribunal administratif de Paris avait rétabli cette liste (validée dans un premier temps par le Consulat général puis retirée), le TA de Paris avait invoqué l’erreur de l’administration, sans préjuger d’un futur contentieux électoral, puisque n’importe quel électeur de la circonscription -et pas seulement un candidat ou un parti- peut demander l’invalidation de cette liste, manifestement non conforme.

Lorsque nous quittions hier soir le Collège Stanislas de Québec, où se déroulaient les deux scrutins, le dépouillement du vote pour le Parlement européen avait commencé depuis peu, alors que le scrutin était clos depuis trois heures de temps: un petit différentiel entre le nombre d’émargements et le nombre de bulletins de vote avait entraîné plusieurs recomptages.

UMP: des soutiens, mais pas de traces d’investitures

Deux des trois listes se revendiquant de l’UMP continuent à se prévaloir régulièrement du soutien de divers députés ou sénateurs UMP de métropole. La troisième liste, menée par M. Lubrina, se présente en soutien à Alain Juppé, François Fillon, JP Raffarin, Nicolas Sarkozy et à l’UMP.

Tel que nous l’avions annoncé le 24 avril dernier, la liste menée par J. de Feydeau a reçu officiellement le soutien de François Fillon, par l’intermédiaire du sénateur des Français hors de France Louis Duvernois, en qui François Fillon a toute confiance pour le représenter sur ce sujet.

Mail Fillon Duvernois

Le Sénateur Duvernois a confirmé par écrit ce 14 mai son soutien, indiquant que « cette liste est composée de personnes qui ont appartenu à l’UMP depuis sa création. Ce sont toutes et tous des personnes compétentes, expérimentées, appréciées de longue date par nos compatriotes« . Ce soutien s’ajoute à ceux de Marie-Do Aeschlimann, André Ferrand, et Claudine Schmid.

De son côté, la liste menée par M. Pilater a reçu les soutiens directs de Michèle Tabarot, Christophe-André Frassa, Thierry Mariani, Alain Marsaud ou encore Claudine Schmid (cette dernière soutiendrait donc deux listes) de façon collective. D’autres personnalités ont simplement apporté leur soutien aux listes investies par l’UMP (sans citer nommément la tête de liste concernée), comme JP Raffarin, ou Alain Juppé.

Dans un courriel intitulé « Frédéric Lefebvre vous trompe et instrumentalise l’UMP » adressé aux électeurs de la circonscription de Montréal-Moncton-Halifax le 14 mai dernier, la liste menée par Jeanine de Feydeau a souhaité une nouvelle fois « clarifier la situation » en précisant notamment « qu’il n’y a pas eu « d’investitures » à l’UMP mais seulement des « soutiens » afin de respecter les différents courants de l’UMP« .

Force est de constater que si la Commission nationale d’investiture de l’UMP s’est bien réunie pour les élections européennes, il ne nous a pas été possible d’en trouver trace pour les élections consulaires, ni sur le site de l’UMP, ni sur celui du député F. Lefebvre.

À Montréal, des Belges briguent les suffrages des Français

À l’occasion des élections consulaires qui ont lieu ce mois-ci, au moins quatre ressortissants belges se présentent sur au moins trois listes dans la 4e circonscription du Canada (Montréal, Moncton, Halifax). En l’absence de réponse de la part de l’une des candidates –contactée à plusieurs reprises depuis le 19 avril– et n’ayant appris l’existence d’une autre franco-belge que la semaine dernière, nous dressons ici le portrait croisé des deux candidats hommes que nous avions contactés voici un peu plus d’un mois.

La double nationalité franco-belge est un statut récent : ce n’est que depuis avril 2008 qu’un citoyen belge conserve sa nationalité même s’il acquiert celle de certains pays, dont la France. Auparavant, c’était bien plus complexe que cela, et dans la plupart des cas cela relevait de la mission impossible.

Vincent Soumoy, à gauche, nº2 de la liste Union des Républicains de droite et du centre avec le soutien de l'UMP et de l'UFE, et Philippe Molitor, à droite, tête de la liste L'Humain d'abord (liste citoyenne et solidaire, soutenue par le Front de Gauche) sont tous deux nés belges et devenus franco-belges, mais dans des circonstances très différentes.

Vincent Soumoy, à gauche, nº2 de la liste Union des Républicains de droite et du centre avec le soutien de l’UMP et de l’UFE, et Philippe Molitor, à droite, tête de la liste L’Humain d’abord (liste citoyenne et solidaire, soutenue par le Front de Gauche) sont tous deux nés belges et devenus franco-belges, mais dans des circonstances très différentes.

C’est en effet une fois la loi de 2008 publiée que Vincent Soumoy (pourtant marié depuis 1990 à une Française avec qui il avait eu deux enfants) a demandé la nationalité française, et l’a obtenue.

Philippe Molitor, quant à lui, bien que sensiblement du même âge que Vincent Soumoy, est Français depuis plus de vingt ans: après avoir épousé en 1986 une Française il est devenu Français au même âge que, souligne-t-il, « un certain Manuel Valls« . Ce n’est qu’à cause d’une erreur administrative de son pays d’origine qu’il est encore Belge.

Ces deux hommes se sont impliqués depuis de nombreuses années, tant auprès de leur communauté qu’au sein d’instances politiques françaises, et prolongent dans ces élections consulaires leur engagement communautaire : un engagement qui leur fait partager certains constats par rapport à la situation des français de l’étranger et leur représentation.

Vincent Soumoy s’est notamment investi dans plusieurs associations musicales, en tant que choriste,  chef de chœur ou entrepreneur de spectacles, a organisé de nombreux concerts, est administrateur de la Société Française des Chefs de Chœur, est membre du Rotary International, et s’est investi depuis une quinzaine d’années dans la représentation des parents d’élèves jusqu’au niveau départemental. Philippe Molitor est actuellement président du Conseil d’Administration de la Fondation du cégep du Vieux-Montréal, qui contribue à financer les projets de développement du Collège, après avoir été membre ou président de plusieurs CA d’associations professionnelles, notamment québécoises. Il a également été bénévole pour plusieurs associations non-gouvernementales, comme le «Refuge des Jeunes» de Montréal.

Des engagements et intérêts que chacun souhaite poursuivre, à titre personnel, une fois élu. En cherchant à améliorer la qualité des services rendus par l’état aux Français du Québec (et en particulier les informations fournies aux nouveaux arrivants) et la protection des plus démunis pour Philippe Molitor, en se concentrant sur la scolarité, la culture et l’industrie pour Vincent Soumoy.

Vincent Soumoy

Vincent Soumoy

Pour Vincent Soumoy, il était tout naturel de s’engager sur une liste de droite, et plus particulièrement une liste UMP. Responsable de ce parti à Montréal depuis 2013, il était déjà investi dans les instances locales lorsqu’il vivait en France. Un engagement qui n’est pas remis en cause par la présence de deux listes estampillées UMP sur la circonscription Montréal-Moncton-Halifax.

Philippe Molitor, socialiste « d’aussi loin qu’il [lui] en souvienne » a été investi dans plusieurs instances du PS eu Europe et au Québec. Il en a néanmoins démissionné en 2013 « la mort dans l’âme », « fatigué, fatigué d’attendre le changement dont on m’avait promis qu’il était pour maintenant ». Il se présente désormais au nom du Parti de Gauche, « en opposition totale avec la politique sociale-démocrate du PS (qui soutient la liste de Brigitte Sauvage) », pour représenter « l’opposition de gauche, en France comme à Montréal ».

Les deux listes ont une approche différente en termes d’appuis de partis politiques locaux. Si la liste UMP n’a pas souhaité mélanger les politiques française et locale, la proximité de la liste menée par Philippe Molitor avec les idées de Québec solidaire et le Parti Vert du Québec est revendiquée et mise en avant. L’un des membres de la liste est ainsi Jean-Claude Balu, Fondateur du Parti vert du Québec et membre de la commission politique de Québec solidaire.

Les deux hommes se retrouvent sur la même volonté d’être au service de leurs concitoyens, de les représenter au sein du Conseil. « Je pense que « Service » est le mot clé…. quand on est baigné depuis toujours dans ce souci du service à l’autre (quel que soit le domaine) c’est contagieux, comme dit la publicité », déclare ainsi Vincent Soumoy.

Confrontés au rôle du futur conseil consulaire, les deux candidats souhaitent éviter par leur implication que le conseil ne soit qu’une instance d’enregistrement des décisions prises par le consul, et seront vigilants quant à leur rôle représentatif. « Nous décrions le rôle purement consultatif du Conseil Consulaire (tout comme de l’AFE d’ailleurs). Le PS a vraiment manqué de vision et d’ambition dans la réforme de la représentation politique des Français établis hors de France » déclare Philippe Molitor. « Je pense qu’en s’impliquant dans un rôle consultatif, on peut inciter le décisionnaire à tenir compte de notre avis. Par contre, si il n’y a pas de retour à terme, il faudra se poser des questions », ajoute le candidat UMP.

Philippe Molitor

Philippe Molitor

Un rôle qui, selon le candidat du Front de Gauche, sera également politique : « les conseillers consulaires (ainsi que les délégués) seront amenés à élire des sénateurs et à parrainer des candidats à la Présidence de la République. Évacuer la politique de cette élection me semble donc fallacieux », déclare-t-il.

Un rôle de représentation, qui, dans une circonscription aussi vaste, représente certains défis, même si les problèmes soulevés peuvent être les mêmes. Une circonscription d’autant plus vaste qu’il est possible qu’un seul conseil consulaire soit mis en place à l’échelle du Québec. « Les problèmes en termes d’amélioration des services consulaires, d’information aux nouveaux arrivants, d’emploi et de formation professionnelle, d’action sociale (Caisse des Français de l’Étranger), d’enseignement français à l’étranger, d’écologie et de développement durable, de fiscalité, de retraites, de reconnaissance des diplômes, ou de représentation politique des Français établis hors de France sont assez semblables à Québec et à Montréal », précise Philippe Molitor.

La taille de la circonscription et la nouveauté de ces élections implique que les deux listes s’appuient sur plusieurs outils informatiques pour rejoindre les électeurs, qu’il s’agisse de Facebook (pages publiques), Twitter, site Internet, envoi de courriels via la LEC, en complément des réunions de campagne. La liste « L’Humain d’abord » tenait ainsi ce samedi 3 mai une réunion de campagne à Montréal, et la liste « Union des Républicains de droite et du centre avec le soutien de l’UMP et de l’UFE » a déjà tenu une réunion à Montréal et une à Moncton. Un travail de mobilisation conséquent, chronophage, et qui se fait en plus de leurs activités professionnelles. Chaque voix comptant pour cette élection, les deux hommes démarchent leur entourage, pour les inciter à voter.

La campagne électorale officielle commence dans quelques heures. L’occasion de rappeler, grâce à ce portrait croisé, que le même jour que les élections consulaires (le 24 mai en Amérique du Nord, le 25 mai ailleurs dans le monde) se tiendront les élections européennes, pour lesquelles seul le vote à l’urne est possible. Les Français ne résidant pas en Europe n’ont pas pu voter aux élections européennes de 2004 et de 2009. Ils sont désormais rattachés à l’eurorégion Île-de-France, qui bénéficie de deux élus supplémentaires par rapport au dernier renouvellement du Parlement européen.

La « liste Feydeau » soutenue par François Fillon

Après avoir présenté mardi sa liste à Moncton (plus petit bureau de vote de la circonscription avec 872 inscrits, soit 1,5% du total), Jeanine de Feydeau était ce jeudi 24 avril à Montréal, à l’Hôtel des Encans. Comme à Moncton, elle a du excuser l’absence du sénateur Duvernois.

Mme de Feydeau a procédé à une présentation de ses colistiers puis des enjeux de cette nouvelle élection avant de rappeler la « victoire sans appel de l’UMP et de ses alliés aux récentes élections municipales » et critiquer le remaniement ministériel, qualifiant de honteuse la « comédie-feuilleton du pouvoir« .

Mais la surprise vint de son annonce « en primeur » que sa « liste UMP-UFE est soutenue par François Fillon« .

« Nous soutenons son action et nous n’avons toujours pas accepté la fraude constatée, en 2012, alors qu’il était candidat à la présidence de l’UMP » a commenté Jeanine de Feydeau, ajoutant à l’endroit de l’un des membres de sa liste qu’elle lui reconnaissait « le droit démocratique de dire et médire pour justifier son retrait après le dépôt légal des listes au consulat« .

Si la candidate tête de liste n’a pas donné le nom de la personne concernée, nous ne pouvons que penser à Sarah Takforyan. En effet, mercredi, sur l’heure du midi, a été diffusé aux électeurs de la circonscription de Montréal-Moncton-Halifax un courriel signé « Sarah Takforyan, chargée de mission UMP, section Montréal« . Mme Takforyan, qui a été nouvellement promue chargée de mission, disait dans ce courriel qu’elle avait été « trompée » par ses colistiers et évoquait une « substitution illégale […] délibérément orchestrée par Jeanine de Feydeau, elle-même poussée par on-ne-sait quel dépit« . Elle précisait par ailleurs que les deux premiers de la liste (Mme de Feydeau et M. Soumoy) « ne font donc plus partie de l’UMP« .

Or, deux courriers datés du 9 avril et signés de Nadine Morano (déléguée générale aux élections à l’UMP) font état pour Mme de Feydeau et M. Soumoy d’une « suspension provisoire » décidée une semaine plus tôt par le Bureau Politique (sic). A Soir Américain, nous avons décidé de ne pas diffuser ces deux lettres, pour la simple raison qu’elles contiennent toutes deux l’adresse personnelle des candidats visés. En revanche, le courriel signé par Mme Takforyan et expédié à plus de 50.000 personnes contient ces deux courriers avec adresses.

A la lecture attentive de ces deux lettres, on peut relever que Mme Morano « informe » chacun des destinataires qu’ils disposent « d’un délai de 7 jours francs à compter de la notification de la présente décision » pour faire part de leurs observations, et au besoin demander à être entendus. Joint par téléphone le 24 avril, Vincent Soumoy (n°2 de la liste) a indiqué n’avoir jamais reçu cette lettre recommandée et l’avoir découverte dans le courriel signé de Mme Takforyan. A titre indicatif, un courrier de la Caisse des Français de l’Étranger (tarif normal) parvient au Québec en moins d’une semaine.

Si Jeanine de Feydeau dit désormais avoir le soutien de François Fillon, rappelons que le 17 mars, dans un tweet, Michaël Pilater se prévalait du soutien de Jean-François Copé.

Selon l’équipe Feydeau, ce que certains appellent imbroglio politique et d’autres usurpation, viendrait du fait que le député Lefebvre souhaitait que le responsable des Jeunes Pop au Canada, M. Pilater, figure en deuxième position. « Après avoir compris que cette demande était irréaliste, Frédéric Lefebvre a commencé à exercer des pressions « parisiennes » pour que la 4ème place lui revienne » commente-t-on. On y estime par ailleurs que M. Pilater est « un étudiant d’à peine 21 ans, non représentatif, qui a encore tout à apprendre« , précisant que « deux jeunes filles s’étaient déjà vu confier la tâche de représenter les étudiants« .

Un texte peu amène à l’endroit du député Lefebvre se termine par : « la liste ayant été déposée et validée par les autorités officielles en charge de l’élection avec le titre « Union des républicains de droit et du centre URDC avec le Soutien de l’UMP et de l’UFE », la loi nous oblige à nous présenter comme tel ». Ce texte, publié sur le site Internet de la liste, détaille l’exaspération des colistiers.

Exclusions et promotion à l’UMP

Après les intimidations expliquées ici, voici le temps des exclusions à l’UMP.

On apprend à la lecture de L’Outarde libérée que Jeanine de Feydeau et Vincent Soumoy, respectivement nº1 et nº2 de la « liste de Feydeau » (troisième dans l’ordre de dépôt des listes à Montréal-Moncton-Halifax, ont été tous deux exclus de l’UMP. La décision vient de Paris, explique L’Outarde, qui indique par ailleurs que la nº9 de cette liste considérée comme dissidente par les instances parisiennes, Sarah Takforyan, jouit pour sa part d’une promotion, faisant désormais partie de l’organigramme canadien du parti. On apprend du reste que Mme Takforyan est « présente malgré elle » sur la « liste Feydeau ».

Ainsi, c’est donc la « liste Pilater », pourtant déposée en septième place au Consulat, qui reçoit le soutien du député Frédéric Lefebvre. On ne sait rien, en revanche à la lecture de L’Outarde du sort réservé à la « liste Lubrina », qui a été la première à se revendiquer de l’UMP. De quoi souhaiter bonne chance aux électeurs de droite de la 4e circonscription du Canada pour qu’ils s’y retrouvent… En toute logique, un électeur vivant de longue date dans la circonscription devrait davantage faire confiance à M. Lubrina ou à Mme de Feydeau, qui ont déjà siégé à l’AFE, qu’à M. Pilater.

Par surcroît, ce dernier considère les conseillers consulaires « un peu comme des conseillers municipaux », alors que les conseillers consulaires n’ont aucunement un rôle décisionnel, mais purement un rôle consultatif, à l’instar des conseillers de quartier qui existent dans les grandes villes françaises depuis plus de dix ans, et dans les villes expérimentales depuis près de vingt ans (lire ce billet du 26 février).

Pour couronner le tout, L’Outarde indique que, aux yeux de Frédéric Lefebvre, « les conseillers consulaires seront des relais entre le député et les citoyens », alors même que le président de chaque conseil consulaire est le chef de poste diplomatique, qui n’a de compte à rendre qu’au Quai d’Orsay. Par conséquent, les conseillers consulaires, au sens que les a définis la loi du 22 juillet, sont des courroies de transmission entre la population émigrée et son ministre de tutelle.

Il y aura bien trois listes à Québec, dont une UMP-UFE

Il y aura finalement trois listes pour les élections consulaires de fin mai à Québec, comme l’indique cette mise à jour datée du 21 mars.

Jeudi 20 mars, nous apprenions auprès d’un responsable de l’UMP au Québec que le comte Michel de Soulages avait déposé un recours devant le Tribunal administratif de Paris, suite à l’invalidation de sa liste par le Consulat général de Québec. En effet, la liste UMP-UFE avait disparu lors de la première mise à jour des listes officielles. Vraisemblablement à cause de l’anomalie que nous avions remarquée dimanche midi en annonçant trois listes à Québec et neuf à Montréal.

Le recours de Michel de Soulages, par ailleurs avocat au barreau de Paris, avait donc pour but de rétablir sa liste malgré le non-respect du principe de l’alternance des sexes, édicté par l’Article 19 de la loi instaurant les conseillers consulaires.

Le TA de Paris (3ème section, 3ème chambre) a statué, de façon définitive, en sa faveur, dans la mesure où le Consulat général de France à Québec aurait dû refuser d’enregistrer la liste déposée par le représentant de l’UMP à Québec.

Notons au passage que le nom de la tête de liste avait été orthographié sans le S final dans l’annonce faite dimanche dernier, mais que désormais, dans la version du 21 mars, le comte de Soulages a retrouvé son S, tel que figure son nom sur le site du Grand prieuré russe.

Le principal intéressé n’avait pas donné suite à notre appel téléphonique à l’heure où ce billet était publié, vendredi 21 mars à 19h, heure de l’est.

Les reports de voix semblent s’être mieux faits à gauche

A la fermeture des bureaux de vote de la côte ouest du continent Américain, voici les premiers résultats -partiels donc- des bureaux déjà dépouillés sur le Canada et les États-Unis. Un autre billet suivra dans quelques heures.

Ces résultats ne tiennent évidemment pas compte des votes électroniques (dont le total est connu depuis le 5 juin), qui seront « dépouillés » dimanche après la fermeture des bureaux de vote de la 8e circonscription.

Deuxieme_Tour

Photographie prise au Bureau de vote de Québec, ce 8 juin 2013

Résultat surprenant à La Nouvelle-Orléans (558 inscrits, dont 61 ont déjà voté par Internet): Franck Scemama et Frédéric Lefebvre arrivent tous deux à égalité avec chacun 15 voix (7 bulletins B/Nuls), alors que, au premier tour, Damien Regnard, candidat local, avait obtenu 25 voix, devant Franck Scemama (12). Un report mathématique des voix aurait dû donner Lefebvre gagnant avec ses 6 voix et les 25 de Regnard, Giscard ayant eu 0; Scemama avait eu donc 12, Giraud 4 et Clément 4: malgré certaines hésitations du côté de la gauche, le report s’est donc nettement fait en faveur du candidat socialiste.

Le plus petit bureau est Moncton, avec 758 inscrits. 30 votants (98 par Internet), 29 exprimés, 17 Scemama, 12 Lefebvre.

CANADA

Montréal – 46000 inscrits, 1349 votants à l’urne (4657 par Internet): 1314 exprimés, dont 735 pour Scemama (55,94%), 579 pour Lefebvre (44,06%). Au premier tour, 1271 votants (1253 exprimés), 353 pour Scemama, 288 Lefebvre – Regnard 126, Giscard 106, Giraud 130, Clément 95. Le candidat PS a recueilli beaucoup plus de voix que celui de l’UMP en-dehors des simples reports de voix. Franck Scemama a longuement vécu à Montréal, où réside également Cyrille Giraud, et où a travaillé Céline Clément.

Toronto – 6899 inscrits, 372 votants à l’urne (769 par Internet): 367 suffrages exprimés, dont 199 pour Franck Scemama (54,2%), 168 pour Frédéric Lefebvre (45,8%). Au premier tour, 356 votants, 352 exprimés: 122 Scemama, 71 Lefebvre – Giscard 47, Regnard 30, Giraud 26, Clément 16. Le candidat UMP ne progresse que d’une vingtaine de voix par rapport au report mathématique là où le candidat PS progresse du double. Il s’agit du fief de Marc-Albert Cormier, ancien de l’UDI, qui avait déchiré sa carte en apprenant le parachutage de Louis Giscard d’Estaing mais s’est rallié dès le premier tour à Frédéric Lefebvre.

ÉTATS-UNIS

Washington – 8477 inscrits, 395 votants à l’urne (1068 par internet): 382 suffrages exprimés, 188 pour Scemama, 194 pour Lefebvre. Rappel premier tour: 424 votants, 382 exprimés, 103 Scemama, 92 Lefebvre – Regnard 69, Giscard 31, Giraud 28, Clément 19. Avec une plus faible participation à l’urne, le candidat UMP fait mieux que rattraper son retard.

Chicago – 5698 inscrits, 249 votants (699 par Internet): 101 pour Scemama, 138 pour Lefebvre. Au premier tour, 212 votants: 49 Scemama, 59 Lefebvre – Regnard 38, Giscard 22, Giraud 14, Clément 04.

Boston – 5859 inscrits, 175 votants (586 par Internet): 171 exprimés, 82 pour Scemama, 89 pour Lefebvre. Premier tour: 41 Scemama, 47 Lefebvre, 15 Regnard, 10 Giscard, 7 Giraud, 2 Clément. Le candidat PS progresse largement hors de son camp dans la ville de résidence de son directeur de campagne.

New York (résultats par bureau)

Dans la globalité, c’est Frédéric Lefebvre le grand vainqueur à New York, avec plus de 55% des suffrages exprimés. Toutefois, de fortes disparités sont à relever selon les secteurs de ce qui est la deuxième circonscription consulaire du continent après celle de Montréal. 888 votants, dont 877 exprimés (par internet 2106 votants). 387 pour Scemama, 490 pour Lefebvre.

Trois bureaux ont mis le candidat socialiste très en avance sur le candidat d’opposition. Il s’agit des BV École internationale de NYC (91 contre 46), Brooklyn (60/43) et le French american chartered School (70/42).

Lefebvre a largement dominé les BV de Mamaroneck (115/38), New Milford (41/16) et Bermudes (12/2).

Pour l’instant, sur l’ensemble des résultats connus de la circonscription, Franck Scemama totalise 1966 voix (50,9%) et Frédéric Lefebvre 1897 (49,1%). Cela concerne 4488 votants, soit 2,99% des électeurs inscrits.

Les premiers résultats ville par ville

Retrouvez sur le compte Twitter @SoirAmerique à partir de la fin d’après-midi  l’ambiance au Bureau de vote de Québec, puis à partir de 18h, heure locale (minuit heure de Paris) quelques résultats ville par ville.

Dans la soirée, après 21h HE (heure de fermeture des bureaux de vote de la côte ouest), une première synthèse sera publiée sur le blogue.

Dans la nuit, une synthèse générale devrait récapituler environ 3/4 du corps électoral à l’urne, comme cela avait été fait voici deux semaines pour le premier tour.

Ce n’est que dimanche en début d’après-midi, une fois que la 8ème circonscription aura fini de voter, que les résultats du vote électronique seront connus. Nous serons alors en mesure de savoir qui de M. Scemama ou de M. Lefebvre représentera dès la semaine prochaine notre circonscription au Palais Bourbon.