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La situation en France pousse Manuel Valls à reporter son voyage 

Le Premier ministre Manuel Valls était depuis les attentats de novembre 2015 annoncé au Québec pour juin 2016 dans le cadre des rencontres alternées entre la France et le Québec. Matignon a annoncé hier le report de cette visite.

M. Valls devait aller à Ottawa pour un entretien avec le Premier ministre du Canada Justin Trudeau, au Québec (Montréal et Québec) pour les rencontres alternées instaurées en 1977 entre la France et le Québec, et dont ce devait être la 19e édition. Un voyage qui tombait pile alors que les professionnels du Québec (dont ceux du ministère des Relations internationales et de la Francophonie) ont déposé un préavis de grève à compter du 3 juin.

Le Premier ministre avait également prévu de se rendre à Saint-Pierre le 18 juin pour les cérémonies du bicentenaire de la rétrocession. Le 18 juin, pourtant, la programmation officielle des festivités du bicentenaire n’annonce rien d’autre que la finale d’un jeu télévisé. Et le président du Conseil territorial Stéphane Artano avait écrit fin avril à Manuel Valls qu’il ne serait pas reçu par la Collectivité, hostile à la réforme du statut de l’archipel telle que la France semble vouloir la faire.

Avec des raffineries bloquées et un début de pénurie de carburant en France, le voyage en Israël du Premier ministre avait été critiqué par un candidat à la primaire de droite, et M. Valls avait ironiquement répondu à M. Le Maire que le monde était connecté.

Le report « à l’automne » du voyage du Premier ministre français s’est fait « en accord avec les autorités canadiennes et québécoises »a précisé Matignon. À Québec, la future consule générale aura eu le temps de prendre ses marques.

Le consul général Bruno Clerc sur le départ

À deux ans du 375e anniversaire de la ville de Montréal, Bruno Clerc passe le relais à Catherine Feuillet.

Le consul général de France à Montréal, qui était en poste depuis juillet 2011, s’apprête à quitter le Québec. Il sera remplacé par Mme Catherine Feuillet, dont nous avons publié un bref portrait le 22 mai dernier.

Dans l’éditorial de la dernière infolettre conjointe aux consulats de France à Québec et Montréal (à lire ici dans son intégralité), Bruno Clerc rappelle que la communauté française à Montréal est la plus importante à l’étranger (hors Europe), et détaille les divers secteurs économiques qui témoignent, selon lui, « de la vitalité de notre pays ».

Rencontres bilatérales France-Québec: l’essentiel du Jour 2

Au deuxième jour de sa mission en France, le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a profité de sa participation à d’importantes tribunes à caractère économique pour livrer un vibrant plaidoyer en faveur d’un accroissement des échanges commerciaux avec la France, premier client du Québec dans l’Union européenne et troisième au monde, après les États-Unis et la Chine. À cette occasion, le premier ministre était accompagné du ministre de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations, Jacques Daoust. Pour le résumé de la première journée du voyage en France, cliquer ici.

Philippe Couillard est arrivé à 7h45 au siège du patronat français (MEDEF). Dans la foulée, il s’est entretenu en petit comité avec Pierre Gattaz, le président du MEDEF. Puis il s’est exprimé devant une vingtaine de dirigeants de sociétés françaises dans le cadre d’une rencontre à organisée par Investissement Québec et le MEDEF, en partenariat avec la Délégation générale du Québec à Paris (DGQP). Le Premier ministre a pu ainsi poursuivre ses échanges avec divers dirigeants d’entreprises des secteurs des technologies de l’information, des technologies vertes ainsi que du numérique qui avaient accompagné le président Hollande au Québec début novembre. M. Couillard a par ailleurs expliqué à d’autres chefs d’entreprises les opportunités offertes par le Québec, notamment avec la relance du Plan Nord et la Stratégie maritime du Québec.

À partir de 12h30, Philippe Couillard était invité à la Chambre de Commerce et d’Industrie Paris-Île-de-France (CCIP, qui regroupe les huit Chambres franciliennes). Comme l’indique ce communiqué, MM. Couillard et Daoust avaient été rejoints par Christine St-Pierre (Relations internationales et Francophonie), Françoise David (Culture et Communication), et Lawrence Cannon, Ambassadeur du Canada en France, en poste depuis mai 2012 à Paris.

A la CCIP, MM. Couillard et Macron se trouvaient à la même table. C'est probablement grâce à cela que le ministre français a pu rattraper sa "bourde" sur les anglo-saxons. Photo Jean-Louis Courleux.

A la CCIP, MM. Couillard et Macron se trouvaient à la même table. C’est probablement grâce à cela que le ministre français a pu rattraper sa « bourde » sur les anglo-saxons. Photo Jean-Louis Courleux.

Une nouvelle fois, M. Couillard a vanté les mérites du Québec, et a mis en valeur la fiscalité des entreprises, la main-d’œuvre qualifiée, l’hydroélectricité notamment. « Accroître nos échanges économiques, c’est faire en sorte que nos entreprises québécoises puissent se développer, prospérer et également exporter. Avec la mise en œuvre prochaine de l’Accord économique et commercial global Canada-Union européenne (AECG), nos partenariats se multiplieront dans plusieurs secteurs. Nos PME du Québec sont présentes en France et concrétisent des stratégies d’exportation avec le soutien de notre gouvernement. La communauté d’affaires française considère la Stratégie maritime comme un projet qui fera du Québec une plaque tournante nord-américaine dans le transport des marchandises. Nous sommes une porte d’entrée qui, par son emplacement et sa culture francophone, peut faire le pont entre les continents. Tous les éléments sont donc présents pour créer des emplois chez nous et attirer des investissements étrangers« , a plaidé le premier ministre lors du repas de la CCIP.

Petit couac diplomatique lors de cette rencontre: le ministre français de l’Économie Emmanuel Macron, voulant vanter l’avantage que représente l’utilisation de la langue française, a dit que les Québécois sont « des Anglo-saxons » parlant français. La chose a été relevée par Jean-François Bélanger, correspondant de Radio Canada à Paris. Sans doute M. Macron était-il préoccupé par la séance de questions qui l’attendait peu après au Palais-Bourbon à l’heure où le Palais du Luxembourg allait se pencher sur sa loi supposée relancer l’économie et l’emploi en France. Toujours est-il qu’il est retourné prendre le micro pour faire une mise au point, en tutoyant Philippe Couillard, comme on a pu le voir sur RDI, la chaîne publique d’informations en français, et a qualifié les Québécois de Nord-américains parlant le français.

Au cours de cette deuxième journée en France, dix-sept ententes ou partenariats d’affaires ont été signés, qui représentent dit-on près de 16 millions de dollars (soit environ treize millions de dollars US ou onze millions d’euros). Cela semble peu, mais devrait se concrétiser par deux cents emplois à court et moyen terme, notamment dans les secteurs des technologies de l’information, des transports, des biens de consommation et de la culture. Disparu du Québec depuis un quart de siècle, le constructeur français Renault pourrait y revenir selon les dires de Jacques Daoust. Cela avait été avancé voici quelques jours dans La Presse à l’occasion du 34ème Salon de l’auto.

Tout au long de la journée, le Premier ministre Couillard a multiplié les visites protocolaires et les entretiens: il s’est rendu à l’UNESCO pour rencontrer Irina Bokova, directrice générale, afin d’échanger non seulement sur les thèmes chers au Québec (culture et l’éducation), mais également afin d’ouvrir des pistes de coopération scientifique en lien avec le Plan Nord et la Stratégie maritime. Il a également vu la secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean, auprès de qui il a réitéré l’appui du Québec à la mise en œuvre de la Stratégie économique pour la Francophonie.

Peu avant 17 heures, M. Couillard s’est rendu au sénat, en compagnie de Christine St-Pierre, afin de s’entretenir avec Gérard Larcher, qui en a récupéré la présidence à la faveur du renouvellement partiel de septembre dernier. Les deux hommes ont notamment évoqué les problèmes de sécurité, et bien entendu la relation franco-québécoise.

En fin d’après-midi, comme le veut l’usage lorsqu’un chef d’État est en visite officielle à Paris, le Premier ministre a été reçu à l’Hôtel de Ville par Anne Hidalgo. Leurs échanges ont permis d’aborder les initiatives régionales en matière de lutte contre les changements climatiques, dans la perspective de la COP21 qui se tiendra à Paris en décembre. La conférence du « vivre-ensemble« , organisée le 11 juin prochain à Montréal et à laquelle Mme Hidalgo doit participer, était aussi au menu. Mme Hidalgo et M. Couillard se sont ensuite rendus à la bibliothèque de l’Hôtel de Ville pour une rencontre littéraire avec Dany Laferrière, récemment élu à l’Académie française.

Mercredi, le Premier ministre et une partie de la délégation se rendront à Bordeaux (ville jumelée avec Québec): plusieurs activités sur les thèmes de l’innovation, de la recherche, de la coopération interuniversitaire, de l’économie et du numérique sont annoncées.

Une aide sera octroyée au Citim pour 2015

Dans une question écrite (QE) publiée au JO du sénat en novembre 2014, Claudine Lepage, sénatrice PS, avait interrogé le ministère des Affaires étrangères sur la suppression de la subvention accordée à l’organisme Clé-Citim de Montréal. La réponse des services de Laurent Fabius a été publiée au JO du sénat le 19 février, en même temps que celle à Robert del Picchia (UMP) sur le même sujet mais plus globale.

OSBL créé voici près de trente ans afin d’aider les jeunes immigrants à acquérir une première expérience locale, Clé-Citim « apporte une aide précieuse à environ 600 jeunes par an », précise Mme Lepage.

Dans la QE nº13803 publiée le 20 novembre dernier, Mme Lepage attirait l’attention de M. Fabius « sur la possible suppression de la subvention dont bénéficie l’organisme Clés pour l’intégration au travail des immigrants (Citim). Selon la sénatrice socialiste, « la suppression de cette subvention entraînerait la fin de cette aide à la recherche d’emploi mise en place par la CITIM à destination des jeunes Français ou francophones.

Trois mois plus tard, au JO du sénat du 19 février 2015, le ministère des Affaires étrangères et du Développement international confirmait que la Loi de finances pour 2015 « a supprimé la ligne budgétaire dédiée à la formation et à la recherche d’emplois à l’étranger » que la Cour des comptes avait critiquées en 2013. « Toutefois, cette suppression n’entraînera pas la fin de l’accompagnement local de nos concitoyens », indique le ministère. « Afin de ne pas mettre en péril l’équilibre financier des associations qui, dans certains pays, gèrent les services emploi et formation professionnelle en faveur de nos ressortissants, il a été demandé aux postes diplomatiques et consulaires de se rapprocher des opérateurs afin de construire avec eux et avec le concours des services œuvrant à l’étranger à la diplomatie économique, un plan d’augmentation des recettes qui permette de parvenir à un autofinancement à l’horizon 2017 ».

Jusqu’en 2017, le Quai d’Orsay « continuera à accompagner, de manière dégressive […] les dispositifs locaux d’emploi et de formation professionnelle dans les pays où ils existent, grâce à des redéploiements de crédits internes au programme budgétaire 151.

La subvention accordée à la Citim sera « vraisemblablement d’un montant inférieur à celle octroyée en 2014, prévient le ministère, qui prendra une décision finale « après avis du Conseil consulaire pour l’emploi et la formation professionnelle auprès du Consulat général à Montréal, lors de la Commission permanente pour l’emploi et la formation professionnelle qui aura lieu le 13 mars 2015.

« Je reste pleinement mobilisée sur ce sujet afin qu’une nouvelle subvention soit bel et bien accordée à la Citim, commente Claudine Lepage sur son site Internet.

Outre le consulat général de France au Québec, deux ministères québécois co-financent la Citim: le ministère de l’Immigration et des Communautés Culturelles du Québec et celui de l’Emploi et de la solidarité sociale du Québec.

La question de Claudine Lepage et la réponse ministérielle sont disponibles dans leur intégralité au sénat.

Notons que, six semaines plus tôt, le sénateur UMP Robert del Picchia avait lui aussi posé une question sur la fin des aides. Sa question ne visait pas Montréal, mais l’ensemble des programmes coopératifs d’aide à la formation professionnelle des immigrants. La réponse à sa question est intervenue en même temps que celle spécifique à la Citim, et va dans le même sens. C’est à lire ici.

Résultats pour Québec et Montréal

Le MAE a diffusé un document de 141 pages (à consulter ici) regroupant tous les résultats du bureau de vote électronique. Les résultats de Québec et Montréal se trouvent sur les pages 38 à 40.

Comme on peut le constater au faible nombre de bulletins blancs (31 à Québec et 151 à Montréal), le BVE a validé les bulletins montréalais des trois listes qui avaient été partiellement considérés comme nuls lors du dépouillement à l’urne (lire ici). Cela n’exclut pas pour autant des contestations à venir devant le juge de l’élection.

À Québec, les résultats du BVE sont les suivants:
Inscrits: 7.707
Votants: 582
Blancs: 31
Exprimés: 551
Unir et aider (Saliba): 170
Français de gauche (Spaggiari): 192
UMP-UFE (De Soulages): 189
À l’urne, les résultats de samedi soir étaient:
Inscrits: 7.707
Votants: 513
Blancs et nuls: 14
Exprimés: 499
Unir et aider (Saliba): 185
Français de gauche (Spaggiari): 185
UMP-UFE (De Soulages): 129

Au total, il y a donc 1.050 suffrages exprimés. C’est sur cette base-là que les quatre postes à pourvoir doivent être calculés. Le quotient électoral est donc de 1.050/4, soit 262,5.

La liste Saliba obtient 355 voix, la liste Spaggiari obtient 377 voix, la liste De Soulages obtient 318 voix. Chaque liste obtient donc un siège.

Pour l’attribution du 4ème siège, il convient d’appliquer la règle de la plus forte moyenne (expliquée par le ministère de l’Intérieur à l’avant-dernier paragraphe de ce document). C’est donc la liste « Rassemblement des Français de gauche » (PS-EELV-PRG-MRC, menée par Jérôme Spaggiari et soutenue par l’ADFE-Français du monde) qui remporte le quatrième siège du conseil consulaire de Québec.

Yves Saliba, tête de la liste associative « Unir et aider… », nous a indiqué dans la matinée qu’il n’y aurait « aucun recours » présenté de part et d’autre des trois listes de la 3ème circonscription du Canada (Québec), bien que des réserves aient été déposées le soir du vote à l’urne par la liste « Rassemblement des Français de gauche ». Le responsable associatif s’est dit « particulièrement satisfait de cet heureux dénouement ».

À Montréal-Moncton-Halifax, où il y avait neuf listes en présence et où certains bulletins de vote de trois listes -mais pas tous- ont été considérés comme nuls dans quatre des bureaux de vote, le calcul sera en fonction des décisions prises par le consulat général.

La proclamation des résultats, qui à l’inverse de ce qui était annoncé en page 27 de ce mémento électoral, aurait dû avoir lieu dès l’ouverture des portes du consulat de Montréal ce matin à 8h30, donc pas « en public », a été reportée à 15h, heure de l’est (21h, heure de Paris).

Or, ayant remarqué que tous les bulletins des trois listes incriminées samedi dans quatre des bureaux de vote avaient été pris en compte par le BVE, nous ne pouvons préjuger de la décision que prendra le chef de poste consulaires.

Dans un message posté sur Facebook, Séverine Boîtier, tête de liste UDI à Montréal, se dit « en attente de la réintégration des votes volés à [ses] électeurs » et estime « illégal » le processus d’annulation de certains bulletin de votes, relevant au passage que son propre vote a été annulé. « Le consul aurait dû être plus ferme, comme l’a fait l’Ambassadeur à Ottawa qui a subi les mêmes attaques mais s’y est opposé fermement », écrit l’ancienne suppléante de Louis Giscard d’Estaing à la législative partielle de 2013.

Premiers résultats, premières contestations

Sur le continent américain, élections européennes et élections consulaires avaient lieu samedi 24 mai à l’urne. Jusqu’à 18h dans tous les bureaux de vote, sauf celui de Québec, qui faisait partie des trois bureaux du monde à fermer exceptionnellement à 19h, heure locale. Les premiers résultats, dans l’attente du dépouillement du BVE (bureau de vote électronique) pour ce qui concerne les consulaires, ont été donnés hier soir, et les contestations, tant à Montréal qu’à Québec, n’ont pas tardé.

À l'intérieur, la solennité est de rigueur, comme en France...

À l’intérieur, la solennité est de rigueur, comme en France…

Pour la 4e circonscription du Canada (Montréal, Moncton, Halifax), qui compte 55.000 ressortissants français recensés au Registre et 47.377 électeurs inscrits, 3.392 électeurs avaient choisi le vote informatique entre le 14 et le 20 mai, le pic de votants ayant été atteint le 16 mai avec 639 participants. Au total, la participation pour le vote électronique était donc de 7,2%, très légèrement supérieure à la moyenne mondiale (7,08%).

À l’urne ce samedi 24 mai, ils étaient 2.475 à signer la liste d’émargement, soit 5,2% du corps électoral.

En tout (vote électronique et vote à l’urne), la participation a donc été de 12,38% pour Montréal-Moncton-Halifax.

Le résultat du vote à l’urne (provisoire donc) est le suivant:
– Blancs et nuls: 695
– liste Sauvage (PS): 421 (23,65%)
– liste Pilater (UMP): 241 (13,5%)
– liste Molitor (Front de Gauche): 216 (12,1%)
– liste De Feydeau (UMP, diss.): 168 (9,4%)
– liste Boîtier (UDI): 163 (9,2%)
– liste Indépendants: 158 (8,9%)
– liste Lubrina (UMP, diss.): 146 (8,2%)
– liste Mohsen (divers): 140 (7,8%)
– liste Blin (RFQA): 127 (7,1%)

Cette importance du vote Blanc-Nul s’explique par le fait que quatre des bureaux de vote ont invalidé les bulletins de trois listes (listes Boîtier, Lubrina, Mohsen), diminuant ainsi leur score, à la demande de représentants de deux listes qui avaient fait le tour des bureaux de vote afin de faire constater que les bulletins papier comportaient des noms de personnalités n’étant pas candidates. Toutefois, ce dimanche dans la matinée, l’UDI Montréal évoquait dans un message sur Facebook « un score remarquable » lors du vote à l’urne, et attendait les résultats du vote électronique pour lundi en espérant qu’ils confirmeraient la tendance.

Un candidat de Montréal a expliqué à Soir Américain que les présidents des différents bureaux de vote avaient sollicité les assesseurs et scrutateurs (certains semble-t-il par vote secret) avant de prendre la décision de comptabiliser ou non ces bulletins. « Désastre démocratique à Montréal. Responsabilité première de l’État qui n’a pas mis en place une commission électorale », allait commenter dans la soirée un électeur montréalais.

Car c’est bien là le problème, qui va également se poser à Québec quelques heures plus tard…

... mais, l'affichage électoral est fait avec les moyens du bord, à l'Intérieur du centre de vote, et dans l'ordre inverse de ce qu'il devrait être.

… mais, l’affichage électoral est fait avec les moyens du bord, à l’Intérieur du centre de vote, et dans l’ordre inverse de ce qu’il devrait être.

À Québec, le choix des électeurs était bien plus restreint, comme nous l’expliquions ici: trois listes seulement se disputaient les suffrages des électeurs.

Québec compte un peu plus de dix mille ressortissants français inscrits au Registre, dont 7.700 ont le droit de vote (7.707 au vote informatique, 7.705 au vote à l’urne, quatre jours après la fermeture du BVE). 582 électeurs s’étaient exprimés par voie électronique (7,6% du corps électoral), le pic ayant eu lieu le 17 mai avec 108 votants.

Samedi, 513 émargements ont été constatés au bureau de vote des consulaires à Québec (contre 679 aux européennes, où le vote électronique n’était pas possible, les deux bureaux de votes étant séparés par un rideau).

Ont obtenu à l’urne (provisoire, donc):
– liste Saliba (Unir et aider): 185 (37%)
– liste Spaggiari (Rassemblement des Français de gauche): 185 (37%)
– liste De Soulages (UMP-UFE): 129 (25,8%)
– blancs et nuls: 14

Mais un représentant de la liste « Français de Gauche » allait déposer dès l’issue du dépouillement une série d’observations (imprimées et raturées à divers endroits) concernant la campagne et le matériel de la liste « Unir et aider ». Il a fallu environ une heure à l’employée consulaire pour reporter à la main (sur des feuilles volantes qui allaient être visées par les candidats puis annexées au procès-verbal) l’ensemble de ces observations.

Des observations aussi diverses et variées que:
l’utilisation des couleurs bleu-blanc-rouge sur les affiches et la circulaire électorale; sur ce point, M. Saliba expliquait à Soir Américain avoir utilisé une couleur orangée pour éviter toute contestation. Néanmoins, si le bleu-blanc-rouge est autorisé pour l’emblème d’un parti, il est interdit pour celui d’une association. Or le logo des Amis du fonds des Anciens combattants de Québec contient deux éléments rouge pâle. Là, l’absence d’une commission électorale laissera le soin au juge de l’élection de trancher, mais il est anormal -si une faute de la liste Saliba était avérée- que ce matériel électoral ait pu être mis en ligne par le ministère des Affaires étrangères, lequel avait refusé lors de la législative partielle de 2013 la diffusion de la circulaire d’un candidat qui avait utilisé des mots d’une langue étrangère.

l’utilisation d’une adresse Internet associative hébergée en « .ca » était aussi parmi les reproches faits à la liste Saliba. Selon les candidats du Rassemblement des Français de gauche, l’utilisation d’une telle adresse pour l’envoi de la propagande électorale pouvait laisser supposer que la liste bénéficiait d’une aide matérielle ou logistique d’une association, étrangère par surcroît. Or toute aide associative doit être facturée au tarif habituel. Interrogé par Soir Américain, M. Saliba ne comprenait pas le problème, et une de ses soutiens nous expliquait l’historique de certaines associations françaises implantées à Québec, dont l’une depuis la fin du XIXe siècle. Certes, nous avons reçu des courriels de la SFQ (Société française de Québec), mais s’agissant d’une élection locale il nous semblait pour le moins logique que la propagande électorale soit expédiée par des acteurs locaux. Et nous ne pouvons pas comparer avec la liste du Rassemblement des Français de gauche, dont nous n’avons reçu aucun courriel; en revanche, nous avons bien reçu deux courriels de la présidente de ADFE-Français du monde, dont nous ne savons pas s’ils ont été facturés à la liste locale du Rassemblement des Français de gauche. Idem pour le logo de cette liste, commun à presque toutes les listes qui se présentaient dans le monde. De la part de l’UMP, nous avons reçu des courriels émanant d’une adresse en « @usacanada2014.com », laissant supposer une organisation commune centralisée, ou du siège de l’UMP, mais la liste PS-EELV n’a pas émis samedi à notre connaissance de contestation sur ces points…

– la liste Spaggiari contestait aussi le contenu de la propagande de la liste Saliba. En l’occurrence, il était reproché à la liste associative de se faire passer comme représentative de toutes les associations du Québec. Une lecture attentive de la propagande électorale montre que ce n’est pas le cas: la liste est estampillée « soutenue par nos associations françaises de Québec » et revêt le logo de la SFQ, donc il s’agit de toute évidence des associations liées à la Société Française de Québec.

Les opérations de dépouillement ont pris du retard à cause des divers recomptages.

Les opérations de dépouillement ont pris du retard à cause des divers recomptages.

D’autres points ont été reprochés à la liste Saliba par la liste Spaggiari, sur lesquels nous reviendrons ultérieurement une fois le PV en notre possession.

Ce n’est que lundi ou au plus tard mardi que le Consul général de France à Québec proclamera les résultats, une fois qu’il aura eu connaissance du « dépouillement » du vote électronique et compilé les résultats et observations.

En tout état de cause, le juge de l’élection aura à trancher: soit il considère (comme il l’avait fait pour rétablir la liste UMP-UFE à Québec) qu’il y a manquement de l’administration et validera les résultats, soit il annulera l’élection, soit il invalidera purement et simplement la liste associative.

Et cela n’empêche personne de contester à nouveau la liste UMP-UFE qui comporte côte-à-côte deux candidates de sexe féminin, alors que la loi et les décrets d’application ont prévu l’alternance des sexes et non la parité. Lorsque le Tribunal administratif de Paris avait rétabli cette liste (validée dans un premier temps par le Consulat général puis retirée), le TA de Paris avait invoqué l’erreur de l’administration, sans préjuger d’un futur contentieux électoral, puisque n’importe quel électeur de la circonscription -et pas seulement un candidat ou un parti- peut demander l’invalidation de cette liste, manifestement non conforme.

Lorsque nous quittions hier soir le Collège Stanislas de Québec, où se déroulaient les deux scrutins, le dépouillement du vote pour le Parlement européen avait commencé depuis peu, alors que le scrutin était clos depuis trois heures de temps: un petit différentiel entre le nombre d’émargements et le nombre de bulletins de vote avait entraîné plusieurs recomptages.

À Montréal, des Belges briguent les suffrages des Français

À l’occasion des élections consulaires qui ont lieu ce mois-ci, au moins quatre ressortissants belges se présentent sur au moins trois listes dans la 4e circonscription du Canada (Montréal, Moncton, Halifax). En l’absence de réponse de la part de l’une des candidates –contactée à plusieurs reprises depuis le 19 avril– et n’ayant appris l’existence d’une autre franco-belge que la semaine dernière, nous dressons ici le portrait croisé des deux candidats hommes que nous avions contactés voici un peu plus d’un mois.

La double nationalité franco-belge est un statut récent : ce n’est que depuis avril 2008 qu’un citoyen belge conserve sa nationalité même s’il acquiert celle de certains pays, dont la France. Auparavant, c’était bien plus complexe que cela, et dans la plupart des cas cela relevait de la mission impossible.

Vincent Soumoy, à gauche, nº2 de la liste Union des Républicains de droite et du centre avec le soutien de l'UMP et de l'UFE, et Philippe Molitor, à droite, tête de la liste L'Humain d'abord (liste citoyenne et solidaire, soutenue par le Front de Gauche) sont tous deux nés belges et devenus franco-belges, mais dans des circonstances très différentes.

Vincent Soumoy, à gauche, nº2 de la liste Union des Républicains de droite et du centre avec le soutien de l’UMP et de l’UFE, et Philippe Molitor, à droite, tête de la liste L’Humain d’abord (liste citoyenne et solidaire, soutenue par le Front de Gauche) sont tous deux nés belges et devenus franco-belges, mais dans des circonstances très différentes.

C’est en effet une fois la loi de 2008 publiée que Vincent Soumoy (pourtant marié depuis 1990 à une Française avec qui il avait eu deux enfants) a demandé la nationalité française, et l’a obtenue.

Philippe Molitor, quant à lui, bien que sensiblement du même âge que Vincent Soumoy, est Français depuis plus de vingt ans: après avoir épousé en 1986 une Française il est devenu Français au même âge que, souligne-t-il, « un certain Manuel Valls« . Ce n’est qu’à cause d’une erreur administrative de son pays d’origine qu’il est encore Belge.

Ces deux hommes se sont impliqués depuis de nombreuses années, tant auprès de leur communauté qu’au sein d’instances politiques françaises, et prolongent dans ces élections consulaires leur engagement communautaire : un engagement qui leur fait partager certains constats par rapport à la situation des français de l’étranger et leur représentation.

Vincent Soumoy s’est notamment investi dans plusieurs associations musicales, en tant que choriste,  chef de chœur ou entrepreneur de spectacles, a organisé de nombreux concerts, est administrateur de la Société Française des Chefs de Chœur, est membre du Rotary International, et s’est investi depuis une quinzaine d’années dans la représentation des parents d’élèves jusqu’au niveau départemental. Philippe Molitor est actuellement président du Conseil d’Administration de la Fondation du cégep du Vieux-Montréal, qui contribue à financer les projets de développement du Collège, après avoir été membre ou président de plusieurs CA d’associations professionnelles, notamment québécoises. Il a également été bénévole pour plusieurs associations non-gouvernementales, comme le «Refuge des Jeunes» de Montréal.

Des engagements et intérêts que chacun souhaite poursuivre, à titre personnel, une fois élu. En cherchant à améliorer la qualité des services rendus par l’état aux Français du Québec (et en particulier les informations fournies aux nouveaux arrivants) et la protection des plus démunis pour Philippe Molitor, en se concentrant sur la scolarité, la culture et l’industrie pour Vincent Soumoy.

Vincent Soumoy

Vincent Soumoy

Pour Vincent Soumoy, il était tout naturel de s’engager sur une liste de droite, et plus particulièrement une liste UMP. Responsable de ce parti à Montréal depuis 2013, il était déjà investi dans les instances locales lorsqu’il vivait en France. Un engagement qui n’est pas remis en cause par la présence de deux listes estampillées UMP sur la circonscription Montréal-Moncton-Halifax.

Philippe Molitor, socialiste « d’aussi loin qu’il [lui] en souvienne » a été investi dans plusieurs instances du PS eu Europe et au Québec. Il en a néanmoins démissionné en 2013 « la mort dans l’âme », « fatigué, fatigué d’attendre le changement dont on m’avait promis qu’il était pour maintenant ». Il se présente désormais au nom du Parti de Gauche, « en opposition totale avec la politique sociale-démocrate du PS (qui soutient la liste de Brigitte Sauvage) », pour représenter « l’opposition de gauche, en France comme à Montréal ».

Les deux listes ont une approche différente en termes d’appuis de partis politiques locaux. Si la liste UMP n’a pas souhaité mélanger les politiques française et locale, la proximité de la liste menée par Philippe Molitor avec les idées de Québec solidaire et le Parti Vert du Québec est revendiquée et mise en avant. L’un des membres de la liste est ainsi Jean-Claude Balu, Fondateur du Parti vert du Québec et membre de la commission politique de Québec solidaire.

Les deux hommes se retrouvent sur la même volonté d’être au service de leurs concitoyens, de les représenter au sein du Conseil. « Je pense que « Service » est le mot clé…. quand on est baigné depuis toujours dans ce souci du service à l’autre (quel que soit le domaine) c’est contagieux, comme dit la publicité », déclare ainsi Vincent Soumoy.

Confrontés au rôle du futur conseil consulaire, les deux candidats souhaitent éviter par leur implication que le conseil ne soit qu’une instance d’enregistrement des décisions prises par le consul, et seront vigilants quant à leur rôle représentatif. « Nous décrions le rôle purement consultatif du Conseil Consulaire (tout comme de l’AFE d’ailleurs). Le PS a vraiment manqué de vision et d’ambition dans la réforme de la représentation politique des Français établis hors de France » déclare Philippe Molitor. « Je pense qu’en s’impliquant dans un rôle consultatif, on peut inciter le décisionnaire à tenir compte de notre avis. Par contre, si il n’y a pas de retour à terme, il faudra se poser des questions », ajoute le candidat UMP.

Philippe Molitor

Philippe Molitor

Un rôle qui, selon le candidat du Front de Gauche, sera également politique : « les conseillers consulaires (ainsi que les délégués) seront amenés à élire des sénateurs et à parrainer des candidats à la Présidence de la République. Évacuer la politique de cette élection me semble donc fallacieux », déclare-t-il.

Un rôle de représentation, qui, dans une circonscription aussi vaste, représente certains défis, même si les problèmes soulevés peuvent être les mêmes. Une circonscription d’autant plus vaste qu’il est possible qu’un seul conseil consulaire soit mis en place à l’échelle du Québec. « Les problèmes en termes d’amélioration des services consulaires, d’information aux nouveaux arrivants, d’emploi et de formation professionnelle, d’action sociale (Caisse des Français de l’Étranger), d’enseignement français à l’étranger, d’écologie et de développement durable, de fiscalité, de retraites, de reconnaissance des diplômes, ou de représentation politique des Français établis hors de France sont assez semblables à Québec et à Montréal », précise Philippe Molitor.

La taille de la circonscription et la nouveauté de ces élections implique que les deux listes s’appuient sur plusieurs outils informatiques pour rejoindre les électeurs, qu’il s’agisse de Facebook (pages publiques), Twitter, site Internet, envoi de courriels via la LEC, en complément des réunions de campagne. La liste « L’Humain d’abord » tenait ainsi ce samedi 3 mai une réunion de campagne à Montréal, et la liste « Union des Républicains de droite et du centre avec le soutien de l’UMP et de l’UFE » a déjà tenu une réunion à Montréal et une à Moncton. Un travail de mobilisation conséquent, chronophage, et qui se fait en plus de leurs activités professionnelles. Chaque voix comptant pour cette élection, les deux hommes démarchent leur entourage, pour les inciter à voter.

La campagne électorale officielle commence dans quelques heures. L’occasion de rappeler, grâce à ce portrait croisé, que le même jour que les élections consulaires (le 24 mai en Amérique du Nord, le 25 mai ailleurs dans le monde) se tiendront les élections européennes, pour lesquelles seul le vote à l’urne est possible. Les Français ne résidant pas en Europe n’ont pas pu voter aux élections européennes de 2004 et de 2009. Ils sont désormais rattachés à l’eurorégion Île-de-France, qui bénéficie de deux élus supplémentaires par rapport au dernier renouvellement du Parlement européen.

La « liste Feydeau » soutenue par François Fillon

Après avoir présenté mardi sa liste à Moncton (plus petit bureau de vote de la circonscription avec 872 inscrits, soit 1,5% du total), Jeanine de Feydeau était ce jeudi 24 avril à Montréal, à l’Hôtel des Encans. Comme à Moncton, elle a du excuser l’absence du sénateur Duvernois.

Mme de Feydeau a procédé à une présentation de ses colistiers puis des enjeux de cette nouvelle élection avant de rappeler la « victoire sans appel de l’UMP et de ses alliés aux récentes élections municipales » et critiquer le remaniement ministériel, qualifiant de honteuse la « comédie-feuilleton du pouvoir« .

Mais la surprise vint de son annonce « en primeur » que sa « liste UMP-UFE est soutenue par François Fillon« .

« Nous soutenons son action et nous n’avons toujours pas accepté la fraude constatée, en 2012, alors qu’il était candidat à la présidence de l’UMP » a commenté Jeanine de Feydeau, ajoutant à l’endroit de l’un des membres de sa liste qu’elle lui reconnaissait « le droit démocratique de dire et médire pour justifier son retrait après le dépôt légal des listes au consulat« .

Si la candidate tête de liste n’a pas donné le nom de la personne concernée, nous ne pouvons que penser à Sarah Takforyan. En effet, mercredi, sur l’heure du midi, a été diffusé aux électeurs de la circonscription de Montréal-Moncton-Halifax un courriel signé « Sarah Takforyan, chargée de mission UMP, section Montréal« . Mme Takforyan, qui a été nouvellement promue chargée de mission, disait dans ce courriel qu’elle avait été « trompée » par ses colistiers et évoquait une « substitution illégale […] délibérément orchestrée par Jeanine de Feydeau, elle-même poussée par on-ne-sait quel dépit« . Elle précisait par ailleurs que les deux premiers de la liste (Mme de Feydeau et M. Soumoy) « ne font donc plus partie de l’UMP« .

Or, deux courriers datés du 9 avril et signés de Nadine Morano (déléguée générale aux élections à l’UMP) font état pour Mme de Feydeau et M. Soumoy d’une « suspension provisoire » décidée une semaine plus tôt par le Bureau Politique (sic). A Soir Américain, nous avons décidé de ne pas diffuser ces deux lettres, pour la simple raison qu’elles contiennent toutes deux l’adresse personnelle des candidats visés. En revanche, le courriel signé par Mme Takforyan et expédié à plus de 50.000 personnes contient ces deux courriers avec adresses.

A la lecture attentive de ces deux lettres, on peut relever que Mme Morano « informe » chacun des destinataires qu’ils disposent « d’un délai de 7 jours francs à compter de la notification de la présente décision » pour faire part de leurs observations, et au besoin demander à être entendus. Joint par téléphone le 24 avril, Vincent Soumoy (n°2 de la liste) a indiqué n’avoir jamais reçu cette lettre recommandée et l’avoir découverte dans le courriel signé de Mme Takforyan. A titre indicatif, un courrier de la Caisse des Français de l’Étranger (tarif normal) parvient au Québec en moins d’une semaine.

Si Jeanine de Feydeau dit désormais avoir le soutien de François Fillon, rappelons que le 17 mars, dans un tweet, Michaël Pilater se prévalait du soutien de Jean-François Copé.

Selon l’équipe Feydeau, ce que certains appellent imbroglio politique et d’autres usurpation, viendrait du fait que le député Lefebvre souhaitait que le responsable des Jeunes Pop au Canada, M. Pilater, figure en deuxième position. « Après avoir compris que cette demande était irréaliste, Frédéric Lefebvre a commencé à exercer des pressions « parisiennes » pour que la 4ème place lui revienne » commente-t-on. On y estime par ailleurs que M. Pilater est « un étudiant d’à peine 21 ans, non représentatif, qui a encore tout à apprendre« , précisant que « deux jeunes filles s’étaient déjà vu confier la tâche de représenter les étudiants« .

Un texte peu amène à l’endroit du député Lefebvre se termine par : « la liste ayant été déposée et validée par les autorités officielles en charge de l’élection avec le titre « Union des républicains de droit et du centre URDC avec le Soutien de l’UMP et de l’UFE », la loi nous oblige à nous présenter comme tel ». Ce texte, publié sur le site Internet de la liste, détaille l’exaspération des colistiers.

Soyez bien informés avant de voter

Parce que l’échéancier des élections consulaires est très complexe, que douze listes se présentent sur les deux circonscriptions du Québec, et que la campagne ne se fera presque que « sous forme dématérialisée », nous avons décidé de mettre dès à présent à votre disposition une page Facebook dédiée à ce nouveau scrutin.

Sur la page Élections consulaires au Québec, vous trouverez:
– une sélection en provenance de sites institutionnels (ministère des Affaires étrangères, Consulat général de France à Québec, Consulat de France à Montréal notamment);
– divers sujets publiés dans les médias, ainsi que l’accès direct aux dossiers « consulaires 2014 » de Soir Américain et de L’Outarde libérée;
– des renvois vers les activités des listes en présence déjà actives sur Internet, quelle que soit leur étiquette politique.

En effet, si les candidatures ont été rendues publiques depuis le 16 mars (avec confirmation le 21 mars de l’existence d’une liste UMP à Québec), il faudra attendre encore les dates suivantes:
– le 4 avril doit parvenir aux électeurs un courrier d’information indiquant la date du scrutin et les listes en présence;
– le 5 mai, date d’ouverture de la campagne officielle, les circulaires de campagne seront accessibles par Internet aux électeurs et les affiches seront apposées dans les consulats;
– le scrutin aura lieu le samedi 24 mai (en même temps que les élections européennes).

C’est pourquoi nous vous convions à consulter notre nouvelle page Facebook, à la liker, à la faire connaître à vos « amis », et à vous y abonner. Certaines listes n’ayant pas de page Facebook, la colonne de droite est encore incomplète: vos suggestions sont les bienvenues.

Contrairement à la page Facebook de Soir Américain, vous n’y trouverez que des informations relatives aux élections consulaires.

Le 24 mai, les scrutins auront lieu à Stan

Diffusée ce jeudi à 17h (heure de l’est), la lettre des consulats généraux de Québec et Montréal rappelle que deux scrutins ont lieu le 24 mai, et indique où il faudra voter.

Comme nous l’avons déjà expliqué voici tout juste un mois, deux scrutins ont lieu fin mai, mais seul l’un des deux permet le vote Internet (si les démarches ont été faites avant le 17 mars).

Dans leur éditorial commun, MM. Chibaeff et Clerc précisent que les bureaux de vote seront installés dans les locaux des collèges Stanislas de Montréal et de Québec.

L’an dernier, où il ne s’agissait que d’une seule élection et non deux, et qui plus est d’une législative partielle, les deux tours de scrutin avaient lieu respectivement à L’Espace France (derrière la résidence du Consul général) pour ce qui est de Québec, et au collège Marie de France pour les électeurs de Montréal.

Par ailleurs, les électeurs d’Ottawa auront un bureau décentralisé à leur ambassade et ceux inscrits sur la LEC de Moncton un autre bureau décentralisé au Consulat général de France, selon un courriel du Consulat de Montréal.