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Retour en France: l’union fait la force

Anne-Laure Fréant, fondatrice en 2015 du site Retour en France et auteure du Guide 2016 (l’édition 2017 est en préparation), a vécu six ans à l’étranger, entamant son périple par un PVT au Québec. Rentrée en France il y a deux ans, confrontée comme beaucoup à des démarches et à l’incompréhension des autres, elle a créé également un groupe Facebook d’entraide fort de plus de six mille membres. Ce dimanche, elle lance un appel que nous reproduisons ci-dessous.


Lettre à ceux qui connaissent l’importance de ce qu’ils ne font pas

Le 27 Novembre, en face d’un beau tableau.

Cher toi,

J’espère que cette lettre te trouve en bonne forme, positif, serein, aligné avec toi-même. Si ce n’est pas le cas, je te souhaite de trouver une chose à faire (ou justement, à ne pas faire) aujourd’hui pour que ça s’arrange.

Cela fait maintenant deux ans que le projet « Retour en France » a commencé.

Deux ans depuis la création du groupe facebook d’entraide qui compte aujourd’hui 6 412 membres et des centaines de posts, commentaires, messages privés dont j’ignore l’existence, rencontres improvisées dans plusieurs villes du monde dont j’ignore aussi, la plupart du temps, l’existence, pour l’apprendre parfois fortuitement des mois plus tard.

« Tiens, je t’ai pas dis, mais j’ai connu ton groupe en faisant un apéro sympa à Toronto ! »

« L’autre jour, à Kiev, une expat m’a dit quoooiiiii tu connais pppaaaaasss le groupe d’entraide pour le retour en France ? »

C’est génial, franchement.
J’espère qu’ensemble on arrivera à structurer tout ça pour que ce projet se déploie de toute son envergure, c’est à dire le monde des francophones nomades (pour l’instant), mais aussi le sujet du changement, du multiple, de l’inclusif, et des impacts que cela aura sur la société française (ses entreprises, ses emplois, sa culture, ses institutions) dans les années à venir.

(Si ça te parle, tu peux rejoindre le groupe de réflexion collective qui démarre enfin en vue de créer une structure ensemble début 2017. Laisse moi un petit mot pour être informé de la prochaine rencontre !).

En deux ans, j’ai l’impression d’avoir fait énormément de choses.
Mais le plus dur ce n’est pas ça.
Ce sont les centaines de choses que j’ai décidé de ne pas faire.

Même quand tout le monde te dit qu’il faut le faire.
Même quand personne ne comprends vraiment ce que tu veux faire.
Même quand tout le monde pense avoir compris et te prends pour une andouille parce que tu ne fais pas ce qu’ils te disent de faire.

Comme choisir entre une vocation commerciale et une vocation sociale, par exemple.

Ca recommence !
Tu ne peux pas être chti-franco-anglo canadienne !
Tu ne peux pas parler à moitié anglais, à moitié français !
CHOISIS, nom de dieu.
C’est terrible cette obsession du choix.

No thanks ! 

Car si on se plie toujours à choisir entre des catégories pré-existantes, on n’invente rien, on reproduit.
On continue avec ce caillou dans la chaussure que tout le monde se refile, ce truc pas pratique qui emmerde tout le monde depuis 75 ans mais « on va pas se plaindre, on a une chaussure ! ».

L’associatif pur ne permet pas de se rémunérer pour le travail que l’on fait.
Le commercial pur ne permet pas de valoriser le caractère social de ce que l’on fait.
Le scientifique pur ne permet pas de communiquer directement avec le grand public.

Et moi je veux faire les trois.

Parce que je crois que les réponses aux problématiques complexes d’aujourd’hui sont à la croisée de tout ça.

  • Répondre à des enjeux de société en mobilisant l’intelligence collective.
  • Impliquer toutes les parties prenantes dans la construction du savoir.
  • Vulgariser le savoir existant pour le rendre opérationnel et donc « commercialisable ».
  • Pérénniser la recherche en la finançant par une activité commerciale raisonnée.
  • Faire évoluer l’offre commerciale grâce aux nouveaux savoirs issus des recherches
  • Ouvrir la connaissance ainsi produite à toutes les parties prenantes, y compris le grand public.

BON. 
Simple, quoi ?

Je ne sais pas si on va y arriver, mais au moins on aura le mérite d’essayer quelque chose de nouveau, pour moi évident et nécessaire aujourd’hui.

Projet de recherche sur un sujet bien précis (« soigner ceux qui bougent entre les cultures et entre les mondes »), notre initiative sera aussi et surtout un laboratoire sur les méthodes de travail du monde de demain.

La vraie thématique, c’est le changement et comment nous le vivons, en tant qu’êtres humains qui ont besoin d’ancrage et de sécurité pour vivre.

On y fera de l’interculturel, en vrai.

Privé ET public.
Commercial ET social.
Durable ET innovant.
Pointu ET accessible.

Soyez fiers de ce que vous ne faîtes pas.
Souvent, il y a une bonne raison 🙂

Très belle semaine,

Anne-Laure

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Un guichet unique pour les impatriés en Ile de France à partir de l’automne 2017

Le député de la circonscription a informé ses concitoyens qu’un guichet unique à destination des Français souhaitant revenir s’installer en Ile-de-France sera expérimenté à partir de la rentrée 2017.

« Cette initiative permettra à chacun d’obtenir toutes les informations et services pour lever les difficultés administratives en matière fiscale, sociale, éducative ou d’obtenir un soutien en terme d’emploi ou de logement » peut-on ainsi lire dans le courriel. Valérie Pécresse souligne dans sa correspondance (ci-dessous) l’implication du député et celle de l’Union des Français de l’Étranger Paris dans cette initiative, et mentionne la complémentarité de la démarche avec le guichet unique « Choose Paris » à destination des entreprises.

Le député précise travailler avec d’autres régions pour générer des initiatives semblables.

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Retour en France: les 50 propositions de Mme Conway-Mouret

La sénatrice Hélène Conway-Mouret (PS) a remis ce mardi 21 juillet au Premier ministre son rapport sur les difficultés rencontrées par les Français lors de leur retour en France. En 96 pages, elle y livre ses réflexions et y fait une cinquantaine de propositions.

Côté méthodologie, l’ancienne ministre déléguée en charge des Français de l’étranger s’est entre autres basée sur l’enquête en ligne lancée en début d’année, à laquelle plus de 7.000 personnes ont répondu (11% rentrées en France, 89% vivant à l’étranger). Parmi les répondants, près de 2.000 ont émis des propositions. Le tout a été approfondi auprès de trente personnes.

« Il est plus difficile de rentrer que de partir« , déplore la sénatrice dans son rapport, qui, dans une cinquantaine de propositions, préconise entre autres la mise en place d’un service d’aide en ligne pour faire face au « parcours du combattant » que représente l’impatriation.

Parmi les mesures simples, on relève la proposition de faire certifier par l’autorité consulaire de l’ancien lieu de vie les divers documents locaux (bulletins de salaire ou imposition par exemple), mais aussi celle d’autoriser une domiciliation temporaire chez l’employeur -pour ceux ayant un emploi- ou en mairie, puisqu’un domicile est requis un peu partout (CPAM, CAF, recherche de logement, etc.).

Le rapport dans son intégralité est à consulter ici.

Notons par ailleurs que le collectif Reviens Léon (dénomination inspirée d’une publicité Panzani vieille de trente ans) lançait fin mai, à trois jours de la fin de mission de Mme Conway-Mouret un appel au retour de ceux que certains parlementaires UMP appelaient alors les « forces vives ». Le site Internet de ce collectif propose du reste diverses fiches pratiques.

Impatriation: un questionnaire en ligne

Dans le cadre de la mission confiée par Manuel Valls à Hélène Conway-Mouret, l’ancienne ministre des Français de l’étranger (redevenue sénatrice) doit remettre d’ici la fin mai un rapport sur « les défis auxquels sont confrontés les Français résidant à l’étranger lors de la préparation de leur retour en France ».

À cet effet, un questionnaire est disponible ici, par lequel chacun peut faire part de ses préoccupations à plus ou moins long terme, dans le cadre d’un hypothétique (ou proche) retour en France.

Pour toute question relative à… ce questionnaire, vous pouvez écrire à Charles Franko, au ministère en charge de la Modernisation de l’État.

NB: ce questionnaire n’est pas destiné qu’aux Français vivant à l’étranger, mais également à ceux qui envisagent de partir, ainsi que l’indique la première question.