Copier-coller ministériel

Les agents recrutés localement par les ambassades et consulats ne peuvent prétendre à une indemnisation s’ils perdent leur emploi et retournent s’installer en France.

La sénatrice PS Claudine Lepage avait soulevé le problème en avril après que le Défenseur des Droits a estimé qu’il s’agissait d’une injustice. La réponse a été publiée en juin. En résumé: on va y réfléchir, c’est vrai, c’est préoccupant mais c’est ainsi.

À son tour, en mai, le sénateur PS Richard Yung pose à peu près la même question, avec à peu près les mêmes arguments, au MAE. La réponse est tombée le 26 septembre -la faute aux vacances, peut-être. Les employés du ministère qui l’ont rédigée ne se sont pas trop foulés, selon ce que l’on peut lire ici.

Si des parlementaires soulèvent la question, c’est parce qu’un expatrié qui travaille pour une société de droit privé pourra, s’il justifie de six mois de cotisations dans les douze derniers mois, percevoir l’allocation temporaire d’attente (ATA, lire sur Service Public). Soit 336€/mois sans aucune activité. Mais un cumul avec une petite activité est possible, ce qui est mieux que rien. Un ancien employé du Ministère étant par essence exclu du champ de compétence de Pôle emploi, il n’y a pas droit.

Si vous avez un job dans un consulat ou une embrassade et que vous le perdez, il vaut mieux, donc, ne pas envisager de rentrer en France. Pôle-emploi n’est pas « la Patrie reconnaissante »…

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