Oups!

Voilà qui démarre fort pour le deuxième député de notre circonscription Frédéric Lefebvre, dont on a appris hier à 13h, heure de l’est, l’élection par 53,7% des suffrages exprimés: avant son départ pour Paris, il a donné à L’Outarde libérée (le webzine basé à Montréal) une entrevue exclusive indiquant -entre autres- ce qu’il veut poser mardi comme question au gouvernement.

Soucieux du suivi de l’actualité parlementaire, Soir Américain saute sur l’occasion pour relayer l’information, et la détailler.

«L’équivalence des diplômes est un sujet majeur, et ces infirmières françaises ont l’impression d’être abandonnées par leur pays», explique le nouveau député. Il s’est engagé à trouver une solution au problème de reconnaissance des diplômes entre la France et le Québec, qui touche plusieurs professions, dont les infirmières. «Je vais tendre la main au gouvernement pour agir avec lui», précise Frédéric Lefebvre à L’Outarde libérée sous le titre « Dès mardi je veux intervenir pour les infirmières de Montréal ».

On admirera cette volonté et cette célérité. Le « hic », comme nous l’avions déjà expliqué le 30 mai dans notre comparatif des circulaires de campagne des deux candidats finalistes, c’est que beaucoup de professions médicales font déjà l’objet d’accords de reconnaissance mutuels depuis 2010 pour certains, depuis 2011 pour d’autres (liste ici). L’arrangement concernant les infirmières (14 pages PDF à lire ici) a été signé par Roselyne Bachelot le 13 août 2010 et est en vigueur selon Immigration Québéc depuis le 7 juillet 2011. Un accord signé sous le gouvernement précédent et que les infirmières françaises estiment bancal.

Il existe en effet au Québec deux niveaux de formations permettant d’exercer le métier d’infirmière: le DEC (niveau baccalauréat français) et le baccalauréat (niveau licence). Actuellement, l’équivalence des IDE se fait avec le DEC. Le problème est connu depuis 2010: «La classification des infirmières françaises ayant un diplôme d’État (IDE) n’a pas été abordée dans l’ARM, malgré les attentes en ce sens exprimées par les autorités françaises. Nous avons appuyé la demande à l’effet que les IDE soient admissibles au titre d’infirmière clinicienne et on a fait des représentations auprès du ministère de la Santé et des Services sociaux à cet égard. » déclarait l’Ordre professionnel Québécois fin 2010.

La reconnaissance niveau à niveau s’applique pour les diplômé-es français-es à partir de 2012. En 2012-2013, on comptait 606 infirmières françaises dans la métropole, et plus de 900 dans la province.

Advertisements

2 Réponses

  1. La question n’est pas de négocier un ARM comme pour les vétérinaires qui n’ont jamais réussi à conclure d’entente. Il s’agit pour les infirmières de le renégocier. En effet, il y a un vrai problème d’ÉQUIVALENCE de diplôme dans cette profession. Avec les nouveaux dispositifs de formation en France, certaines infirmières se voient dégrader au Québec. Ce qui est remis en cause depuis 2012 c’est la non réciprocité de l’entente par rapport à l’arrangement signé en 2010. C’est facile de vouloir toujours taper sur Frédéric Lefebvre qui clairement n’est pas économe en raccourcis douteux, mais avant de tenter l’exercice périlleux de lire entre ses lignes, vérifier de quoi il parle…

  2. […] faisant suite à son annonce à l’Assemblée nationale le 11 juin dernier en réponse à la question de Frédéric Lefebvre, la ministre annonce qu’un groupe de travail franco-québécois a […]

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :