Sarkozy: une conférence, et une poignée de main

Nicolas Sarkozy, ancien Président de la République française, était l’invité de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain le 25 avril 2013. La rencontre avait pour but d’aborder « l’état de l’économie mondiale, des perspectives pour l’Europe, des nouveaux équilibres qui caractérisent la gouvernance mondiale ainsi que de l’amitié entre la France et le Québec, et entre la France et le Canada ».

La rencontre était fermée aux médias, et ouverte à ceux qui pouvaient débourser entre 225$ (pour les membres de la CCMM) et 795$ (pour les non-membres, mais donnant droit à une photo avec l’invité d’honneur). Évènement privé commandité par la Banque Royale, « la presse n’était pas admise dans la salle de conférence à moins de payer le prix d’un des billets restants ($325$), ce que Le Devoir et plusieurs autres médias ont refusé de faire ».

Les médias québécois, comme Le Devoir,  n’ont pas hésité à rappeler que l’homme, dont la biographie avait été un peu enjolivée pour l’occasion (corrigée par la suite par la CCMM), est « très occupé, encore très public mais également très … privé » et qu’il donnait sa conférence « au moment où ses avocats plaidaient à Bordeaux pour faire annuler sa mise en examen pour abus de faiblesse au dépens de l’héritière de l’empire L’Oréal ».

L’Europe fut l’un des thèmes privilégiés de cette rencontre : « l’ancien chef de l’État a ponctué son intervention de plusieurs formules chocs: «l’Europe c’est la paix», «l’euro est le cœur de l’Europe», «si l’euro échoue, l’Europe explose». Après avoir déclaré que « L’Europe est un tout », il a estimé que «faire croire à 27 pays qu’ils ont tous les mêmes droits et les mêmes devoirs est un mensonge», et affirmé que la culture du consensus est une « maladie » de la gouvernance européenne, qui « empêche de prendre la bonne décision quand elle doit être prise ».

Prudent, le conférencier n’a pas abordé la politique québécoise et canadienne ou la politique intérieure française, sauf pour déclarer à un moment que « la France est un pays aux racines chrétiennes qui expliquent sans doute la controverse sur le mariage gay », tout en affirmant qu’ « en période de crise, le référendum est l’instrument le plus dangereux que l’on puisse utiliser ».

Le ministre québécois des Relations internationales, Jean-François Lisée, était présent, de même que l’ancien Premier Ministre Jean Charest (décoré de la Légion d’honneur par Nicolas Sarkozy) et André Desmarais, fils de Paul, milliardaire québécois lui aussi décoré de la Légion d’honneur par l’ancien Président.

Avant de repartir très vite pour New York afin de s’entretenir vendredi avec le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, Nicolas Sarkozy a pris le temps de poser avec le candidat UMP pour la circonscription, Frédéric Lefebvre.

Lefbvre_Sarko

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :